[ Café avec ] Bruno Costes, Maire de la ville de Pibrac

Diagonale : Si certains élus sont taxés de professionnels de la politique, on ne peut pas en dire autant de vous. Quel a été votre parcours professionnel jusqu’à aujourd’hui ?
Bruno Costes : J’ai suivi une filière scientifique, ingénieur, titulaire d’une thèse et d’un DEA en physique du solide, j’ai débuté à la SNIAS puis j’ai intégré le bureau d’études d’Airbus dans le département matériaux et procédés en 1998. Puis à partir de 2002, ma carrière s’est tournée vers tout ce qui touche l’Environnement, que ce soit à la Direction Environnement chez Airbus ou en lien avec les sphères publiques extérieures. Plusieurs fois Président de la Commission Environnement du GIFAS, co-fondateur en 2011 de l’IAEG, organisme sectoriel qui regroupe toutes les directions Environnement de l’aéronautique mondiale, je pilote aujourd’hui la normalisation « Environnement » au travers du Comité d’Orientation Stratégique  Environnement et Responsabilité Sociétale de l’AFNOR notamment comme représentant des collectivités. Je suis également à l’origine du projet PAMELA sur le démantèlement des avions ce qui a préfiguré ce qu’est devenu aujourd’hui TARMAC Aerosave à Tarbes.

Après cette carrière professionnelle plus que remplie, comment vous êtes-vous retrouvé à la tête de la mairie de Pibrac ?
Toujours intéressé par l’action publique, je fis partie dans un premier temps de la liste de l’opposition d’alors en 2008. Après avoir été investi en tête d’une liste de regroupement de la droite et du centre en 2014 et suite à l’annulation  par le Conseil d’Etat de ces mêmes élections à Pibrac, j’ai finalement été élu en mars 2015 comme maire de Pibrac ainsi que Président de la commission Voirie de Toulouse Métropole.

Concernant justement la voirie, quelles sont les actions en cours ?
Il a fallu très récemment assurer le transfert des compétences voirie du Département vers la Métropole. Cela représente tout de même plus de 500 km de nouvelles voiries ajoutés en 2017, ce qui porte à environ 4000 km, le volume de voiries à gérer sur l’ensemble de Toulouse Métropole en plus des 182 ponts et ouvrages. Notre première tâche est naturellement d’accompagner le développement économique et de garantir l’accessibilité de la Métropole, que ce soit en assurant la viabilité hivernale des routes ou en cas d’intempéries, la maintenance ou bien la création de nouvelles voiries et la résorption des points noirs.

Sur l’ouest toulousain, quelles sont les actions concrètes mises en place ou à venir ?
Jamais autant d’actions d’auront été engagées dans une mandature. Nous avons déjà voté pour l’aménagement du shunt de la sortie N°6 du Perget avec une nouvelle voie d’entrée directe vers LEROY MERLIN ainsi que la création de nouvelles voiries autour du rond-point Escola et de la Fontaine lumineuse pour fluidifier les entrées et sorties du Parc Aéronautique et de Saint Martin du Touch. Les travaux ont d’ailleurs démarré autour de la sortie N°3 et devraient s’achever pour 2019. Nous prévoyons également des interconnexions de Brax à Colomiers en passant par Pibrac en voies cyclables.

Quels sont les nouveaux projets concernant l’Ouest de la Métropole ?
Nous étudions des solutions de nouvelles voies pénétrantes toujours dans le but de désengorger le trafic devenu insoutenable. Nous devons accompagner l’expansion et planifier des aménagements jusqu’à l’horizon 2030 dans le cadre du Plan d’Aménagement des Routes Métropolitaines que nous co-instruisons actuellement avec toutes les villes de la Métropole.

Quelle est votre vision de l’Ouest toulousain dans les 20 ans à venir ?
Nous avons la chance extraordinaire d’avoir une pépite industrielle comme Airbus sur notre territoire qui est une véritable machine à innover et à créer de l’emploi. Nous devons tout mettre en œuvre pour pérenniser et développer ces emplois, soutenir l’attractivité du territoire par la construction des infrastructures nécessaires. Mais nous devons aussi répondre à l’attente des citoyens. Nos projets pour accompagner ce tissu économique, unique en France, passera aussi par la création de nouveaux éco-quartiers et zones plus modernes à la hauteur de nos ambitions, par une urbanisation durable et raisonnée, par la préservation d’espaces aérés indispensables à la qualité de vie, mais aussi par plus de transports et des nouvelles voies d’accès plus apaisées. Cette mutation devra s’effectuer ensemble, avec tous les acteurs du territoire .

PORTRAIT CHINOIS

Un rêve : faire le Mont-Blanc en ski de randonnée
A table : magret séché, fumé ou foie gras mi-cuit accompagné d’un Pacherenc du Vic Bilh
Destination : la Patagonie ou les grands plateaux sud-américains, mais ma femme reste à convaincre !

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Phillipe M.

Phillipe M.