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Plus grand marché couvert de France, le marché toulousain du quartier de Victor Hugo, mets les métiers de bouche à l’honneur. 85 exposants qui proposent des produits artisanaux frais et issus d’un savoir-faire unique. Rodriguez Beauhaire, vice-président de l’association des commerçants, développe : « De nombreux restaurateurs, et notamment ceux de la galerie au-dessus du marché, se fournissent directement sur les étals des fournisseurs de Victor Hugo. Le « Louchebem » achète par exemple sa viande « Chez André » ou à « La Triperie Aveyronnaise ». C’est aussi le cas du « Magret », dont la saucisse de Toulouse et le chorizo viennent de chez « Castet » ». Du terroir ou d’ailleurs, les spécialités proposées sous les halles font voyager les papilles. Gérard Calvayrac, traiteur et patron de la rôtisserie « L’Ile Ô Saveurs », et sa femme Cynthia, proposent des produits 100% faits maison.Des plats cuisinés qui sont le fruit du mariage entre exotisme et tradition. « Mon épouse est malgache, et j’ai moi-même beaucoup voyagé lorsque j’étais dans la marine nationale. Nous proposons parmi nos recettes, des plats aux couleurs des îles, comme le rougail saucisse, la salade de mangue, ou encore les pois chiches à l’indienne ». Pour les occasions spéciales, la rôtisserie propose du cochon de lait, du chapon ou encore de la dinde farcie.

Côté animations, le marché proposé un jeudi par trimestre une Bodega géante. C’est alors tout le quartier Victor Hugo qui s’ambiance ! Bandas, vente de produits à emporter, planchas fumantes sous les produits du marché, le tout arrosé de vins de chez le caviste. Ce sont ainsi plus de 1000 personnes qui viennent célébrer la bonne chère à chaque édition. Les nocturnes du jeudi soir, quant à elles, permettent de faire découvrir le marché aux noctambules de 18h30 à 22h30. « Cela a l’avantage de toucher un plus jeune public, qui n’est pas coutumier du marché dominical. Après y avoir goûté en nocturnes, ils y reviennent par la suite le dimanche matin ! », sourit Rodriguez Beauhaire, de l’association des commerçants.

 

Zoom sur : CÉLINE CASTET, charcutière sur le marché de Victor Hugo

Entreprise familiale, c’est en 1996 que la « Maison Castet » investit les halles de Victor Hugo, avec à sa tête, Jean- Marie Castet. En 2005 sa fille Céline vient en renfort, et continue, de perpétrer les traditionnelles- mais non moins secrètes- recettes. « Nous sommes notamment connus pour notre fameux jambon blanc. Nous fournissions entre autre le chef Michel Bras aux “ Capucins ”. Je suis fière de ce produit qui a fait notre notoriété. Pour preuve, il nous arrive de vendre de 2 à 6 jambons entiers par jour », développe la maîtresse des lieux. Des produits de qualité issus des porcs du Tarn et de Bigorre, qui ont confirmé le savoir-faire de l’entreprise. Rejointe par son frère Damien en 2010, ils s’associent en 2014, et forment un binôme atypique qui fonctionne. « Damien a le sens du contact et de la diplomatie. Je suis plutôt reconnue pour ma bonne humeur, mon énergie, et mon sourire. Stadiste pour ma part, j’aime discuter rugby avec les clients masculins, tandis que mon frère, en véritable cordon-bleu, causera recettes avec les femmes », s’amuse Céline Castet. Aujourd’hui, leur réputation n’est plus à faire, et ils travaillent avec de nombreuses enseignes de la ville rose, comme le Capoul, L’Envol, Le John’s Club, ou encore le groupe Compass.

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10h. C’est le coup de sifflet qui annonce le départ du marché au gras. Sous la halle de 500m2, producteurs locaux et acheteurs négocient. Venus du Var, de Marseille, de Toulouse, ou même de Chine, les clients investissent les lieux. « Le plus fort afflux de fréquentation se fait de novembre à mars, le dimanche matin », explique Sylvie Varin, adjointe en charge de la Halle Au Gras. Et pour assurer un service maximal, quatre découpeurs sont mis à disposition du public, qui le temps de l’attente, profite des animations proposées. Démonstrations culinaires, dégustations, et petit marché bio : autant de festivités qui rythment les dimanches froids de la saison forte du canard. « A l’image de ceux de Samatan, Eauze ou Seissan, ce lieu fait partie des derniers marchés au gras authentiques », confie Sylvie Varin. Avec près de 300 foies et carcasses exposés, les halles brassent jusqu’à 500 visiteurs en pleine saison, et voient de plus en plus de jeunes initiés parcourir les stands. « On apprécie revenir au “bien-manger”, redécouvrir les produits, et se faire conseiller pour préparer nous-même nos foies », développe Clémence, 25 ans et originaire de Toulouse. De nouveaux clients séduits par le contact direct avec le producteur, et rassurés par la qualité d’exception du produit.

Zoom sur JACQUES CANDELON, producteur de foie gras et patron de la société “Paysan Gersois”.

Originaire de Vic Fezansac, cet éleveur de canetons arbore le visage du producteur 2.0. Toujours dans le respect de la tradition et du produit, c’est à grande échelle qu’il veut promouvoir le savoir-faire du Gers. « Nous vendons à ce jour 240 000 canards par an. La moitié sera destinée aux gaveurs et revendue sur les marchés, tandis que les 120 000 restants seront abattus, découpés et transformés », explique Jacques Candelon, qui poursuit : « Nous suivons un cahier des charges strict, qui garantit au client que toutes les étapes de fabrication se font dans le Gers. Nous ne voulons surtout pas céder aux modes de fonctionnement actuel, qui poussent à la claustration des animaux par exemple. En préservant les modes traditionnels, nous garantissons le même niveau qualitatif depuis nos débuts ». Doté d’un marketing bien ficelé, et maniant avec dextérité les réseaux sociaux et les outils de communication, le producteur a su faire décoller sa marque et son entreprise. En effet, il bénéficie aujourd’hui de son propre panel d’éleveurs et de gaveurs. Le chef d’entreprise est d’ailleurs autonome en ce qui concerne la logistique, l’abattage, la découpe et la transformation. « Gimont est la capitale du foie gras. Le marché me permet de garder un lien avec le terroir, un contact direct avec le terrain, la clientèle et les producteurs », confie le patron de « Paysan Gersois ». Un entrepreneur qui demeure avant tout fils de producteur, et qui ne tient pas à oublier ses racines.

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On sent le parfum des fraises qui jonchent les stands, les effluves des olives épicées de qualité premium. Ce matin, les ruelles du centre-ville de L’Isle Jourdain sont investies par le marché saturnal. A l’angle de la rue de la République, un clown gonfle des ballons pour les enfants, tandis que sur la place de l’hôtel de ville, le fleuriste conseille les jardiniers en herbe révélés par l’arrivée des beaux jours. Originaire du début XXe, le marché accueille près de 130 exposants, dont 40 producteurs locaux. « La culture fait aussi partie de ce rendez-vous hebdomadaire, avec les visites de La Maison Claude Augé, et Le Musée Du Campanaire », explique Régine Saint Livrade, déléguée au marché de plein vent de L’Isle Jourdain. Une élue originaire de la ville qui raconte avec tendresse : « Petite, j’accompagnais ma grand-mère, et nous vendions de la volaille et des oeufs sous la halle ». Aujourd’hui, si la foire aux bestiaux n’existe plus, les produits locaux sont toujours mis à l’honneur. Mais le marché promet aussi de l’évasion dans les assiettes : du primeur hollandais, aux spécialités orientales… le dépaysement est au menu. « Nous fabriquons des pâtisseries algériennes à base d’oeufs, de farine, et de miel du Gers. Il s’agit de recettes familiales traditionnelles réalisées avec des produits locaux », développe Pascale, présente sur le marché depuis deux ans. Une façon originale d’exporter et de revisiter les savoir-faire, que Marion, originaire de Bavière, nous fait découvrir à sa façon : « Je crée des bières artisanales à Brezolles, dans la plus stricte tradition bavaroise. Brassées à la ferme selon des méthodes traditionnelles, je les propose sur le marché depuis 18 ans », raconte-t-elle, avec le sourire qui la caractérise.  Elle fait partie des fidèles habitués qui investissent le coeur de ville de L’Isle Jourdain chaque samedi. C’est aussi le cas de Bernard, retraité, qui n’a pas perdu son sens du commerce, ni son amour pour le produit. Eau de vie de prune d’Ente, apéritif, liqueur, ou pruneaux à l’Armagnac … un stand à consommer avec modération qui sent bon le farniente des beaux jours.

Zoom sur JACQUES CASTELLI : viticulteur à Florence dans le Gers depuis 1985.

Initialement destiné à être dessinateur industriel, Jacques Castelli décide de reprendre l’entreprise familiale pour lui redonner vie. « J’ai revisité la structure de vinification, modernisé, et mis en terre des plans de meilleure qualité, pour redonner au “Domaine Des Capots” un nouveau souffle », développe le viticulteur. Voilà 15 ans que ce passionné a attrapé le « virus » des marchés, comme il le dit lui-même. « C’est un lieu de rencontre, qui permet de développer un lien social, de la fidélité avec la clientèle, et gagner en visibilité ». Propriétaire d’un domaine de 12 hectares, le producteur propose de la vente directe – notamment aux touristes en quête de découverte et d’authenticité-, mais c’est sur les marchés qu’il se réalise pleinement. « Ce monsieur véhicule sa passion du savoir-faire. Il vend un vin fait avec amour et compétence », adresse Dominique, habituée du marché. Depuis un an, le domaine a entamé une démarche de conversion bio. « Je souhaite apporter une vraie valeur ajoutée à mon produit. L’idée est de se tourner vers une gestion raisonnée dans les traitements, et de remplacer tous les pesticides par des auxiliaires comme la bouillie bordelaise, le sulfate de cuivre, ou le souffre », explique Jacques Castelli. Pour satisfaire toutes les demandes, le producteur propose une large gamme de vins des Côtes de Gascogne. Que ce soit pour la variété de ses cépages ou pour ses conseils avisés, le viticulteur séduit la jeune clientèle. « Ces derniers sont nombreux le week-end, et sont plus exigeants en ce qui concerne la qualité. C’est très appréciable de travailler avec eux », confie ce mordu des marchés et de la rencontre.

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Ouvert il y a tout juste un mois à Colomiers, le restaurant Les Oies Sauvages vous accueille dans un établissement chaleureux et excentré. Un bonheur lorsque l’on veut profiter, au calme, du soleil sur la terrasse sans être dérangé par le bruit des voitures. Un côté traditionnel et à la fois contemporain que l’on retrouve dans la décoration jusque dans la cuisine.

Si la fameuse chanson de Michel Delpech, Les Oies Sauvages vous vient en tête en lisant le nom des plats sur la carte comme la forêt chantait ou encore là-haut dans les nuages ce n’est en rien un hasard. Intrigués nous avons demandé à Laure et Alexis, les gérants, la raison de ce choix. Il s’agit en réalité de deux idées qui se rejoignent, la chanson de Michel Delpech et les souvenirs qu’elle représente ; ainsi que l’importance des oies comme animal emblématique du Sud Ouest que vous pouvez déguster sur place.

Dans votre assiette une présentation soignée et colorée, où l’on retrouve des produits bruts travaillés et recherchés pour vous faire goûter une véritable cuisine française. « C’est important d’amener des éléments avec parcimonie pour retrouver le vrai goût des choses. » nous dit Alexis. C’est le cas par exemple avec les carottes utilisées en accompagnement dans votre assiette avec des variétés jaune, orange et violette pour marier différence de goût, de texture et d’apparence.

C’est donc tout naturellement que le restaurant travaille avec des produits locaux frais et de qualité, qui sont sélectionnés pour  être sublimés afin que vous retrouviez le vrai goût des aliments dans votre assiette. Les fruits et légumes sont produits en local et les viandes sont labellisées comme le boeuf, les oies IGP de Sarlat, le veau de l’Aveyron… De bons produits mis au goût du jour qui sont cuisinés à la minute pour ne rien dénaturer.

 

Une ambiance campagne et cosy qui se marie très bien avec les plats figurant sur la carte. Des mets réfléchis pour dégager la saveur voulue par les cuisiniers David et Charles. On vous laisse aller goûter  le Banoffee au citron vert que ces derniers ont créé pour comprendre toute la recherche qui se trouve derrière chaque plat. Un dessert qui, d’ordinaire lourd et très sucré, se transforme en une gourmandise légère et épurée avec un zeste de fraîcheur… autant dire un délice !

Cette recherche du mieux peut aussi être vue sur le menu où l’on aperçoit vin des amis. Un concept qui change des habituelles sélections du mois et où vous pouvez partager le nom de votre vin préféré à l’équipe des Oies Sauvages. Vos conseils sont écoutés et proposés par la suite au restaurant si Alexis est convaincu par vos trouvailles !

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Avec une notoriété qui dépasse les portes du Gers et s’étend au-delà du Sud-Ouest, le marché au gras de Samatan n’est autre que le plus gros marché au gras mondial. « Nous voyons circuler de 400 kilos de foie à une tonne pendant les fêtes », explique André Bacca, régisseur du marché au gras depuis 40 ans. Rénovées en 2010, les halles accueillent entre 100 et 120 producteurs l’hiver, et une quarantaine d’entre eux l’été.

Des habitués qui font le succès de ce « Palmipode », « qui ne propose que des produits de qualité certifiés, et qui subit des contrôles d’hygiène  constants », développe Didier Villate, vétérinaire et responsable sanitaire du marché. « Un bon canard doit être bien rond et rebondi, avoir la peau claire, et peser 5 kilos au minimum. Le foie quant à lui doit être souple », conseille Didier Villate. Ici, le canard est un sacerdoce, et tout est mis en place pour que le client soit conquis : découpe offerte par des bénévoles de la Comtesse Du Barry et des Ducs de Gascogne de Gimont, visites de grands chefs cuisiniers… En effet, les étoilés Hélène Darroze, Bernard Bach, Cyril Lignac, ou encore André Daguin- inventeur du magret grillé-, ont honoré de leur présence le fameux marché.

La foire au gras organise d’ailleurs « Le Festival De Cannes Des Canards », qui décerne, avec autant d’humour que de professionnalisme, la « Palme D’Or » du meilleur producteur. Une animation organisée dans le cadre du « Gascon’h à table », un événement dont la 12e édition aura lieu cette année. Trois jours de novembre qui brassent des milliers de visiteurs, venus profiter des multiples animations autour des arts de la table et des palmipèdes gras. Un temps fort qui précède celui des « Volailles Festives » ; trois week-ends avant les fêtes de fin d’années, durant lesquels les halles ouvrent leurs portes aux chapons, poulardes, dindes et pintades chaponnées. « Que ce soit par ses manifestations, ou ses simples rencontres hebdomadaires, ce marché est un lieu de rendez-vous incontournable », expliquent Florence et Didier Laporte, gaveurs de Baran, présents sur le marché depuis quatre ans.

 

Zoom sur JOËLLE TEILH, ARNAUD et GILLES CASAGRANDE, producteurs de “La Ferme du Casteilh”.

Venus tout droit des Hautes Pyrénées, les producteurs  de « La Ferme Du Casteilh », travaillent en famille. Joëlle gère les marchés et le contact avec la clientèle. « Au départ, je travaillais uniquement à l’abattage. Désormais, je suis plus en charge de l’aspect commercial ». Ce matin, elle est accompagnée de son fils Arnaud, âgé de 20 ans. Voilà cinq ans que ce dernier côtoie les halles, et se familiarise avec le métier. Gilles, le père, est éleveur depuis près de 35 ans. Malgré un avenir destiné à la maçonnerie, il s’est reconverti à l’agriculture, et tient d’une main ferme l’exploitation céréalière et la production de canards. Un savoir-faire qui leur a valu le premier prix du « Concours Foie Gras Et Canards » de Bagnères de Bigorre. Georgette Tainton, habituée des halles depuis 40 ans, vient de clore les négociations avec Joëlle, et raconte : « Je viens régulièrement acheter des foies et des carcasses de “ La Ferme Du Casteilh”. C’est un vrai moment de partage ; où nous échangeons nos recettes et nos astuces culinaires ».

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Qu’ils soient de plein vent ou couverts, les marchés français attirent encore et toujours le chaland, le lève-tard, le matinal, le touriste, le pèlerin… Un point commun à tous ses visiteurs : la volonté de consommer mieux et de flâner avec l’arrivée des beaux jours. Tandis qu’une centaine de nouveaux marchés verraient le jour chaque année dans l’hexagone, ils redynamisent les vieux centres historiques, et encouragent la production locale. Voici donc une petite sélection des lieux emblématiques de la région, et des rendez-vous incontournables à mettre dans son panier !

De 10h à 13h, Léguevinois et badauds venus des alentours se retrouvent au milieu des étals où la bonne humeur est de mise. « Les gens apprécient ce marché qui est un lieu où l’on se retrouve, et où il fait bon se balader », explique Jean Bacarat, conseiller délégué au marché et au commerce de Léguevin. Un nombre de visiteurs venus de Tournefeuille, Colomiers, Brax, l’Isle Jourdain, ou encore Fontenilles, qui progresse d’année en année, pour le plus grand bonheur des producteurs. Une halte agréable pour les pèlerins de Saint-Jacques qui font étape au « Relais », implanté à deux pas de la place. Le marché de Léguevin fait appel à une large gamme de producteurs : des primeurs du Tarn et Garonne, un ostréiculteur de Marseillan, des éleveurs de canard du Gers, ou encore un chevalin de Caraman.

C’est bien la diversité de ce petit marché à taille humaine qui en fait son succès. « Nous venons ici faire le plein de bons produits, que l’on déguste en famille le midi. J’ai un faible pour les huîtres de l’étang de Thau, que je savoure volontiers avec un petit blanc. C’est une balade reposante, que l’on ponctue d’un café de chez le torréfacteur ; il lui arrive de sortir quelques tables pour que l’on s’y pose lorsqu’il fait beau », raconte Claire, habitante de Brax. Ceux qui veulent pousser le farniente choisiront un plat préparé de chez le traiteur japonais, ou une barquette d’aligot. Les amateurs de Bio ne sont pas en reste puisque, comme le souligne l’élu Jean Bacarat : « Il y a une vraie off re autour du Bio. Des fruits, des oeufs, du fromage, du pain, ou encore du miel… la diversité est aussi dans les produits équitables ». Les animations quant à elles, ne manquent pas . Le « Dîner-Marché », qui a rassemblé pas moins de 1200 personnes l’année dernière, est le moment fort du mois de juillet. « Chaque personne amène ses couverts, et achète les produits à consommer sur place. Le repas se fait sous les notes d’un orchestre venu pour l’occasion », explique Jean Bacarat.

En novembre, les élus organisent gracieusement « La Matinée Châtaigne », où les fruits à coques accompagnent le vin nouveau, le temps d’un moment chaleureux. Eté comme hiver, la fréquentation demeure constante, et la bonne humeur au programme.

 

Zoom sur GREGORIO VOCI, producteur de fruits, et YVES ZOCCA, producteur de légumes, sur le marché de Léguevin

Tous deux agriculteurs depuis 32 ans, c’est côte-à-côte qu’ils vendent sur le marché de Léguevin. Ces amoureux de la terre s’accordent à dire que ce dernier est l’un de leur marché favori, tant pour l’ambiance que pour les ventes. « Les clients qui viennent ici apprécient la complicité qui s’instaure entre eux et les producteurs », explique Yves Zocca. Une convivialité à la hauteur de la qualité des produits proposés par les maraîchers. Les fruits de Gregorio Voci sont certifiés, et respectent un cahier des charges en vue d’une culture raisonnée. « Mes produits tendent indéniablement vers une agriculture responsable. Ils sont suivis par un technicien agricole qui nous aide dans cette démarche. L’idée est d’utiliser moins de phytosanitaires, et des techniques auxiliaires. C’est notamment le cas de la confusion sexuelle, utilisée pour troubler la reproduction des insectes nocifs pour la plante ». Le producteur de légumes Yves Zocca, observe : « Le marché de Léguevin a une véritable ambition de développer les produits Bio. Il accueille plusieurs stands dans ce sens. Et on sent d’ailleurs qu’il y a une vraie demande de la part du consommateur. »

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À de nombreux égards, le métier de critique est aisé. Se rendre dans un restaurant pour y délivrer mon avis sur le travail acharné de son équipage, relayer mon compte rendu sur les réseaux et faire pleuvoir les conséquences sur l’établissement a un côté tout puissant, dictatorial, cruel.

Pourtant, lors de ma visite en soirée au Vingtième Avenue,  c’est un tout autre sentiment qui m’a envahi. Celui d’être  accueilli par des personnes passionnées, cherchant constamment le renouveau dans leurs créations, l’excellence dans leurs produits et surtout, le bien être de ses hôtes. Car lorsque vous passez le portail du parc Latécoère pour arriver sur l’immense terrasse ornée d’une multitude de tables et transats, vous n’êtes plus patron, avocat ou ouvrier : vous êtes un invité.

“Le meilleur des repas, c’est celui que l’on partage entre amis ” H.F. Amiel

On ressent cette chaleur humaine lorsque l’on partage des tapas choisis parmi la nouvelle carte, tous ensemble autour d’une grande table, l’enivrante odeur de viande grillée au feu de bois nous incitant à rester encore plus longtemps…Lorsque l’on goûte à un cocktail préparé avec coeur par un barman passionné, on oublie définitivement sa montre et se concentre sur la seule chose qui en vaille vraiment la peine : la joie d’être tous ensemble. L’ouverture de cette terrasse fait la part belle au spectacle vivant avec tous les vendredi soir la venue d’un groupe ou DJ. Des soirées à thème sont également au programme. Il y a même une petite plage en sable des Landes, extrêmement appréciée des enfants…

Côté assiette, le fait maison est bien évidement le mot d’ordre. Produits majoritairement locaux, viandes grillées sur un tout nouveau churrasco et carte en perpétuel renouvellement, l’enseigne cherche à proposer ce que les autres ne font pas. Amoureux de leurs convives Sandrine et Stéphane, les propriétaires du Vingtième Avenue, améliorent constamment leur prestation afin de vous faire passer le plus agréable des moments. Laissez vous aller, vous êtes chez vous…

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Imaginée autour d’un repas mêlant amis et famille, Caporal est née d’une volonté de ne pas suivre la tendance. Cherchant à renouer avec les valeurs, les produits, la popularité et l’expertise française, elle se distingue également par son format. Ni mégastructure, ni micro-brasserie, elle a pour ambition de produire 10 000 hectolitres d’ici 2019. Située rue du général Lionel de Marmier à Purpan, elle dispose de moyens de production conséquents mais résolument axés sur la qualité et le contrôle. Dégustation oblige, un zinc de 6 mètres de long avec 6 tireuses accueille ceux qui cherchent à découvrir les créations de l’enseigne. Ici tout est de chez nous, que ce soit la bouteille, le houblon et même les étiquettes. Les résidus de production (appelés drêches ) sont mêmes utilisés pour nourrir des cochons dans la région !


Côté gamme, la brasserie Caporal propose 4 bières. La blonde de soif, à la fois légère, douce, et désaltérante. C’est une bière conviviale au degré d’alcool peu élevé, parfaite pour les beaux jours. Plus complexe, la Blanche de France est axée sur les saveurs acidulées, florales et végétales.  
Vient ensuite La rousse de Plaisir. Dense, goûteuse, aux arômes grillés de fruits secs et caramélisés., elle reste cependant modeste en degré et ne culmine qu’à 5,5%. Pas vraiment dans la tendance des brasseries actuelles, ce niveau d’alcool bas permet de déguster sans finir par rouler sous la table. Enfin, La Casque d’Or, bière de garde, représente le produit le plus travaillé de chez Caporal.

Portée par les valeurs que l’on adore chez Diagonale, Caporal est notre coup de cœur du mois !

Brasserie Caporal
17 Rue du Général Lionel de Marmier, 31300 Toulouse
05 34 64 14 31
Fb : @brasserieCaporal

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Diagonale : Alexandre, qu’est-ce qui vous a amené jusqu’à la direction de ce nouveau point de vente Biocoop tout fraîchement inauguré ? 

Alexandre Poher : Après avoir fait mes études à la Toulouse Business School, promotion dans laquelle d’ailleurs, j’étais un des rares à parler de commerce équitable, et suite à une petite parenthèse dans le secteur immobilier, je me suis totalement investi dans le domaine du commerce bio. J’ai démarré dans un magasin bio de Sommières, puis comme responsable adjoint d’une autre enseigne en Suisse. J’ai finalement fait retour à la case Midi-Pyrénées en intégrant Botanic à Blagnac. Tout cela avant de prendre la direction du Biocoop de Purpan et cela pendant 3 ans.

Après toutes ces années d’expérience, qu’est-ce qui vous a fait franchir le pas pour devenir gérant majoritaire du Biocoop de Plaisance ?

Tout simplement, et comme souvent, c’est une rencontre humaine qui a fait que les choses ont évolué dans ce sens. J’ai eu le plaisir de faire la connaissance de Tanguy Le Gall qui venait de racheter les 4 Biocoop “historiques” : Purpan, Tournefeuille, Colomiers et l’Union. Il m’a, à cette époque, confié la création du nouveau magasin de Blagnac en gardant comme objectif l’ouverture de Plaisance du Touch.

Même si c’est un peu tôt, quel serait votre premier bilan après ces deux premiers mois d’exploitation ? 

Tout d’abord, nous remplissons notre première mission qui était de réimplanter un commerce de proximité dans le centre de Plaisance. C’est maintenant chose faite, au grand bonheur de beaucoup de nos clients. A tel point que pas mal d’entres eux, qui n’étaient pas obligatoirement adeptes du bio, y sont passés tout naturellement et sont aujourd’hui demandeurs.

Quels sont vos objectifs pour l’année qui vient ? 

Maintenir et renforcer l’objectif premier de notre enseigne : rendre le bio accessible à tous et permettre aux consom’acteurs de retrouver le vrai goût d’une alimentation saine. Nous tenons à être clairement identifiés comme point de ventre de producteurs locaux. En effet, plus de 50 producteurs locaux nous font confiance que ce soit en fruits et légumes, céréales, charcuterie, fromage, volaille, produits cosmétiques… Nous développerons ce principe dans les mois à venir.

A moyen terme, comment voyez-vous le développement de Biocoop sur l’agglomération toulousaine ? 

Je ne pourrai pas me prononcer sur l’ensemble de l’agglomération mais de notre côté, nous projetons l’ouverture d’un 2ème point de ventre d’ici 2 ans. Puis, en terme de service et animations proposés, nous allons prochainement proposer des cours de cuisine, des dégustations et sûrement la livraison à domicile.

Comment définiriez-vous la philosophie Biocoop ? 

Nous faisons la distinction entre “le bio” et “la bio”. “Le bio” c’est un label, un mode de production agricole. “La bio” c’est toute la démarche philosophique qui devrait aller avec. Notre mission première est d’œuvrer au développement de l’agriculture biologique en lien avec les producteurs et les filières. En connaissant les acteurs du marché nous réalisons un accompagnement de la fourche à la fourchette ! Consommer des produits locaux, de saison plus que du bio à tout prix et à 10 000km de chez nous…

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Loin de Toulouse et de son agitation, on ne s’attend pas à trouver à Pujaudran un morceau de ce que la ville fait de meilleur. D’aspect très classe sans être pompeux, le restaurant Le Zèbre se pose comme un lieu de gastronomie fine tout en incitant aux longues soirées d’été de par son immense terrasse fraîchement rénovée.


Boiseries, pelouse synthétique et jeux de lumière, l’espace donne envie d’oublier les heures en passant du temps avec ses amis autour d”un des nombreux plats Italiens proposés à la carte. Le restaurant dispose également de 3 salles privatisables en cas d’événement.

 

Nouveau propriétaire depuis 1 an environ, Sébastien Presles s’est donné pour mot d’ordre la qualité dans sa gestion de l’établissement, que ce soit au niveau de l’accueil, du service et bien entendu de la cuisine. Tout est fait maison, de l’entrée au dessert avec des produits massivement livrés chaque jour. L’ajout d’ingrédients post cuisson témoigne d’une volonté d’excellence et de respect des saveurs. Pas de parmesan rappé dans le stock, il est préparé au dernier moment, que ce soit pour consommer sur place ou à emporter. Afin de pouvoir vous fournir un avis précis concernant les pizzas de l’enseigne, nous nous sommes lancés dans un petit comparatif de quelques pizzas. Toutes avaient en commun une cuisson implacable, une garniture généreuse et bien entendu une pâte faite maison.

La Karina, mêlant artichauts, lardons jambon dans une composition très légère sur base tomate. Tomate toujours pour Ottavia, une pizza garnie de gésiers de poulet assortis d’une persillade tout simplement délicieuse. Enfin, la Diana met à l’honneur le territoire en mariant confit de canard et cèpes sur une base crème fraîche.Il est à noter qu’une pizza du mois est renouvelée sans cesse en fonction de la saison, permettant des créations audacieuses notamment une pizza maroilles raisin qui a fait fureur cette automne…

Rendre compte de qualités gustatives par écrit est un exercice bien limité et ne vaudra jamais de vivre une expérience culinaire par soi même. Je vous laisse l’adresse du restaurant juste ici du coup…

 

Pizzeria Le Zebre
123 Avenue Victor Capoul, 32600 Pujaudran
05 62 67 94 84
Fb : @lezebrepujaudran

Ouvert du mercredi au vendredi de 11h30 à 14h puis de 18h à 22h
le samedi de 12h30 à 14h puis de 18h à 22h
le dimanche de 18h à 23h

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