Au moment où les débats autour du glyphosate et de la tomate hors sol font rage, les Français se tournent de plus en plus vers le BIO, et délaissent peu à peu les cultures dites conventionnelles. Et tandis que le consommateur est de plus en plus renseigné, les enseignes Bio se multiplient et les modes de productions alternatifs – comme les AMAP et les Ruches – se développent. A l’ère du « mieux manger », les slogans des hard discounters ne prônent pas tant les prix bas, que des produits sains et équitables. Se fournir en direct du producteur a le vent en poupe, et certains noms barbares comme « permaculture » commencent à rentrer dans le vocabulaire des consommateurs. Désormais, le combat face aux problèmes climatiques et sanitaires se passe dans l’assiette et chacun lutte armé de sa fourchette. Un panier à salade dans lequel il est parfois difficile de faire son choix. État des lieux des bonnes adresses près de chez vous.

 

 

 

 

 

 

« Tout ce qui est BIO ne rentre pas dans « Biocoop » ! ». Une citation d’Alexis Brévier, responsable du rayon fruits et légumes de l’enseigne, qui rappelle la sélection rigoureuse dont fait preuve le magasin columérin. Ici, on respecte le cahier des charges de la mention « BIO Cohérence », qui apporte un véritable critère de différenciation face à l’industrialisation de la bio et sa banalisation. Chez « Biocoop Le Perget », on mutualise le groupement de petits producteurs à une large offre de produits. Epicerie, pâtes, produits exotiques, diététiques, véganes, surgelés… sont ainsi proposés dans le respect d’une certaine qualité et éthique. « L’enseigne réalise des audits et des visites chez les producteurs avant de signer un partenariat.

© Hélène Ressayres

Au niveau international, nous sommes attentifs aux zones de cultures ; nous privilégions par exemple de travailler avec la côte est espagnole, qui est moins polluée que la côte ouest. Et notre huile de palme vient de palmeraies qui ne sont pas issues de la déforestation », développe Alexis Brévier, responsable fruits et légumes de « Biocoop Le Perget». Autant d’attention portée à la qualité du produit, mais aussi aux conditions de travail et au respect de l’exploitant. « Au niveau local, nous ne négocions pas les prix du producteur. A l’étranger, nous travaillons avec le label « Max Havelaar », qui garantit une rémunération juste pour le producteur, le respect des droits des travailleurs et le respect de l’environnement », explique Alexis Brévier. Une enseigne militante qui tient aussi sa valeur ajoutée dans l’expertise de son personnel. En effet, un ensemble de conseillers spécialisés sur l’alimentation et la santé accompagnent les clients en quête de bien-être. « Nous avons une grosse demande en ce qui concerne les compléments alimentaires », confie Caroline Vendrame, responsable du « Biocoop Le Perget ». Dans ce rayon, l’apithérapie est reine, et les plantes adaptogènes comme la Radiola, sont les stars de l’hiver. Et une fois de plus, l’exigence de « Biocoop » vient là aussi se porter sur ses produits, en excluant de leur composition tout OGM, molécules de synthèse et autres nano particules.

© Hélène Ressayres

Article rédigé par Hélène Ressayres

 

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