[ Éco ] Combien serons-nous à vivre en Occitanie en 2050 ?

Une récente étude de l’INSEE nous montre que l’on passerait à une augmentation de 850 000 habitants supplémentaires en 2050 ! Nous passerions ainsi de la 5e à la 3e région de métropoles après l’Ile de France et Auvergne/Rhône-Alpes

800.000 habitants en plus en 2050. Si on se réfère à l’évolution des derniers recensements de 2013, la population de la région Occitanie passerait de 5,7 millions à 6,5 millions d’habitants. « Avec une progression de +0,5% du nombre d’habitants par an, la région Occitanie va devenir la troisième région de métropoles la plus importante en France, (après l’’Île-de-France et Auvergne-Rhône-Alpes, NDLR) alors qu’elle n’est que la cinquième aujourd’hui », relève Benoit Mirouse en charge de l’étude à l’Insee.

La part belle aux « seniors ». Si d’ici 2050, l’augmentation de la population se retrouve donc dans toutes les classes d’âge, elle est surtout du fait de la part plus importante des seniors (65 ans et plus) : ils représenteront 29% de la population (contre 20% en 2013). Ainsi, leur part augmente de 14% dans le Lot entre 2013 et 2050. Dans le même temps, le nombre de personnes d’âge actif (de 20 à 64 ans) diminue dans la plupart des départements sauf en Haute-Garonne, l’Hérault, les Pyrénées-Orientales et le Tarn-et-Garonne.

Des inégalités selon les départements. La présence des deux métropoles régionales, Toulouse et Montpellier, accentue l’effet de polarisation : la Haute-Garonne, l’Hérault mais aussi le Tarn-et-Garonne avec le bassin de Montauban, seraient les plus peuplés et afficheraient une croissance démographique supérieure à la moyenne régionale. La palme reviendrait à la Haute-Garonne : avec +0,8% de croissance il serait le deuxième département le plus dynamique de l’Hexagone. Les départements ruraux gagneraient moins d’habitants, les Hautes-Pyrénées en perdraient même. La Haute-Garonne et l’Hérault seraient les deux seuls départements où les naissances seraient plus nombreuses que les décès. Dans les autres départements, la croissance démographique serait surtout la conséquence d’un flux migratoire, notamment de personnes âgées.

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Phillipe M.

Phillipe M.

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