L’ouest toulousain, de Colomiers aux portes du Gers, continue d’attirer les acheteurs, notamment grâce à son dynamisme économique, largement porté par l’aéronautique. Certains secteurs bénéficient, depuis près de 10 ans déjà, de l’ouverture de la déviation de Léguevin, sur la N124, qui a permis de désengorger la cité et surtout de raccourcir la durée des trajets vers et depuis Toulouse. Le calme est ainsi revenu à Léguevin et les secteurs de Fontenilles et Pujaudran sont mieux desservis. De nouvelles infrastructures à venir, vont, à moyen terme, contribuer à l’attrait de l’ouest toulousain, avec, pêle-mêle, le nouveau lycée de Pibrac pour la prochaine rentrée, le projet de centre commercial « Val-Tolosa » entre Colomiers, Léguevin et La Salvetat- Saint-Gilles, ou encore la zone d’activités de Pujaudran qui devrait accueillir des sous-traitants du monde de l’aéronautique. La proximité de l’axe routier N124 est plébiscitée par les acheteurs. S’il est vrai que plus on s’éloigne de Toulouse plus les prix baissent, le phénomène est atténué par la diversité de l’off re. Des pavillons des années 1960 aux maisons contemporaines, le choix de biens est varié avec des fourchettes de prix assez larges. On pourra acquérir sur Colomiers une maison de 1965 nécessitant des travaux pour 160 000 euros seulement, ou bien une maison plus récente et moderne, disposant du même nombre de pièces pour presque 400 000 euros.Sébastien Hoybel, de Logisud immobilier, implanté sur l’ouest toulousain, détaille des éléments de prix : « Pour une maison, on constate un prix moyen au m² de 2 377 euros à Colomiers, avec une fourchette allant de 1 396 à 2 977 euros, alors qu’à l’autre bout de la N124, à l’Isle-Jourdain, dans le Gers, le prix moyen au m² ressort à 1 859 euros, pour une fourchette allant de 1 113 à 2 371 euros. »

Un bien à quel prix ?

Pibrac fait partie des communes affichant un prix au m² moyen parmi les plus élevés, à 2 449 euros, pour une fourchette comprise entre 1 641 et 2 881 euros. On retrouve ensuite La Salvetat- Saint-Gilles à 2 317 euros le m² (fourchette de 1 509 à 2 665 euros) et Léguevin à 2 238 euros le m² (fourchette de 1 570 à 2 709 euros). Outre un prix inférieur, l’éloignement de Toulouse va aussi coïncider avec une certaine qualité de vie. Plus on s’éloigne de Toulouse, plus on va trouver des maisons avec des volumes et des parcelles plus importants. Nous n’avons pas constaté de baisse de prix sur ce secteur de l’ouest toulousain. Des prix qui, lorsqu’ils ne sont pas exagérés par les vendeurs, trouvent preneur rapidement.

Le bon prix assure la vente rapide.

Un bien au bon prix peut se vendre très rapidement. Les acheteurs sont très renseignés et peuvent se décider très vite
lorsqu’ils trouvent un bien au bon prix. Quelques exemples : une maison T5 à Colomiers, quartier Ramassiers, d’une superficie de 140 m²
avec 600 m² de terrain, qui a trouvé preneur pour 380 000 euros en une semaine. Ou encore un T4 de 85 m² avec piscine et 400 m² de terrain à Fonsorbes, qui est parti à 249 000 euros en 2 jours. Une maison type T5 à La Salvetat- Saint-Gilles d’une surface de 115 m² avec 1 100 m² de terrain a trouvé preneur pour 319 000 euros en 10 jours.Une maison T6 à Pibrac, de 146 m² avec piscine et 2 000 m² de terrain, a été cédée 369 000 euros. Enfin, le foncier demeure recherché : un terrain de 800 m² à Fontenilles a été acquis 108 000 euros une semaine après sa mise en vente.

Un marché locatif dynamique

Pour ce qui est du marché du neuf, l’emplacement le long de la N124 reste une valeur sûre et garant d’un marché assez attractif pour la location.
Pour les investisseurs, de nombreuses résidences dédiées à la location sortent de terre. On retrouve ainsi des pavillons, souvent mitoyens par le garage, ou bien de petits ensembles en T2 ou T3, sur les communes très demandées. Car n’oublions pas qu’environ 75 % des transactions dans le neuf émanent d’investisseurs.

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