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Avec un grand magasin lumineux où le sourire règne en maître, Le Grand Panier Bio Purpan entre dans la saison estivale avec son lot de bonnes nouvelles, à commencer par une sélection de fruits et légumes de saison à la qualité irréprochable. De la même manière, l’enseigne propose désormais la gamme de glaces Philippe Faur, bio et locale !
Outre le volet alimentation, vous trouverez de quoi aborder l’été en toute tranquillité avec des compléments alimentaires pour préparer votre peau au soleil ou encore pour aider à faire fondre la graisse. Bien être toujours, une gamme de protection anti moustique bio vous garantira des soirées sans être dévoré.

Au delà du volet commercial, c’est le conseil et la tenue d’ateliers qui font du Grand Panier Bio un établissement à part. Vous n’y rencontrerez pas de simple vendeuses mais des spécialistes diplômées dans les domaines de l’alimentation ou encore en naturopathie. Le monde du bio et des solutions alternatives étant des plus vastes, c’est rassurant d’être entouré d’expertes. Concernant les ateliers, ils se déroulent dans une salle qui jouxte le magasin. Retrouvez notamment le samedi 16 juin à 11h un cours de cuisine « Les belles fanes » ou encore un atelier création de cosmétiques maison le samedi 23 juin à 10h. Pour plus de dates, n’hésitez pas à consulter leur page Facebook Le Grand Panier Bio Toulouse Purpan ou mieux encore, passez les voir…

Pas convaincus? Peut être que une réduction de 10% sur l’ensemble du magasin (hors promos ,  prix coup de cœur et carte de fidélité) du 31 mai au 2 juin saura vous faire changer d’avis…

Le Grand Panier Bio Purpan
67 Route de Bayonne, 31300 Toulouse
05 31 47 34 07
Ouvert de 9h30 à 19h30 du mardi au samedi

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Diagonale : Alexandre, qu’est-ce qui vous a amené jusqu’à la direction de ce nouveau point de vente Biocoop tout fraîchement inauguré ? 

Alexandre Poher : Après avoir fait mes études à la Toulouse Business School, promotion dans laquelle d’ailleurs, j’étais un des rares à parler de commerce équitable, et suite à une petite parenthèse dans le secteur immobilier, je me suis totalement investi dans le domaine du commerce bio. J’ai démarré dans un magasin bio de Sommières, puis comme responsable adjoint d’une autre enseigne en Suisse. J’ai finalement fait retour à la case Midi-Pyrénées en intégrant Botanic à Blagnac. Tout cela avant de prendre la direction du Biocoop de Purpan et cela pendant 3 ans.

Après toutes ces années d’expérience, qu’est-ce qui vous a fait franchir le pas pour devenir gérant majoritaire du Biocoop de Plaisance ?

Tout simplement, et comme souvent, c’est une rencontre humaine qui a fait que les choses ont évolué dans ce sens. J’ai eu le plaisir de faire la connaissance de Tanguy Le Gall qui venait de racheter les 4 Biocoop “historiques” : Purpan, Tournefeuille, Colomiers et l’Union. Il m’a, à cette époque, confié la création du nouveau magasin de Blagnac en gardant comme objectif l’ouverture de Plaisance du Touch.

Même si c’est un peu tôt, quel serait votre premier bilan après ces deux premiers mois d’exploitation ? 

Tout d’abord, nous remplissons notre première mission qui était de réimplanter un commerce de proximité dans le centre de Plaisance. C’est maintenant chose faite, au grand bonheur de beaucoup de nos clients. A tel point que pas mal d’entres eux, qui n’étaient pas obligatoirement adeptes du bio, y sont passés tout naturellement et sont aujourd’hui demandeurs.

Quels sont vos objectifs pour l’année qui vient ? 

Maintenir et renforcer l’objectif premier de notre enseigne : rendre le bio accessible à tous et permettre aux consom’acteurs de retrouver le vrai goût d’une alimentation saine. Nous tenons à être clairement identifiés comme point de ventre de producteurs locaux. En effet, plus de 50 producteurs locaux nous font confiance que ce soit en fruits et légumes, céréales, charcuterie, fromage, volaille, produits cosmétiques… Nous développerons ce principe dans les mois à venir.

A moyen terme, comment voyez-vous le développement de Biocoop sur l’agglomération toulousaine ? 

Je ne pourrai pas me prononcer sur l’ensemble de l’agglomération mais de notre côté, nous projetons l’ouverture d’un 2ème point de ventre d’ici 2 ans. Puis, en terme de service et animations proposés, nous allons prochainement proposer des cours de cuisine, des dégustations et sûrement la livraison à domicile.

Comment définiriez-vous la philosophie Biocoop ? 

Nous faisons la distinction entre “le bio” et “la bio”. “Le bio” c’est un label, un mode de production agricole. “La bio” c’est toute la démarche philosophique qui devrait aller avec. Notre mission première est d’œuvrer au développement de l’agriculture biologique en lien avec les producteurs et les filières. En connaissant les acteurs du marché nous réalisons un accompagnement de la fourche à la fourchette ! Consommer des produits locaux, de saison plus que du bio à tout prix et à 10 000km de chez nous…

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Afin de convaincre notre rédacteur que le quinoa n’est pas toujours fade et sans intérêt, Diagonale s’est lancé dans la réalisation d’une belle recette avec comme objectif de donner du goût à ce super-aliment. Il faut en effet savoir que le quinoa, en plus de ne pas contenir de gluten, est riche en protéines, en vitamines B, en minéraux et en oligoéléments.

Bien souvent utilisé en salade et considéré comme un aliment parfait pour les régimes, le quinoa se mange également chaud et pas forcément sans matière grasses ! Pour faire plaisir à notre rédacteur, Diagonale a donc réalisé une recette de gratin de quinoa et brocolis :

 

 


Etape 1

Préchauffez le four à 200°C.
Pendant ce temps, il faut cuire le quinoa : mélangez 1 verre d’eau et les 2 verres de quinoa dans une casserole. Emmenez à ébullition sur une température moyenne, salé, poivré et ajouté le thym, puis baisser légèrement la température pour que le quinoa mijote doucement. A partir de là, la cuisson est de 15 minutes, le temps que le quinoa absorbe l’eau. Vous n’avez plus qu’à retirer du feu et couvrir 5 minutes de plus pour le rendre bien moelleux.

Etape 2
Découpez les fleurets de brocolis afin d’en faire des bouchées. Déposez les sur un papier sulfurisé, parsemez d’un filet d’huile d’olive jusqu’à ce qu’il y en ai uniformément sur les brocolis. Ajoutez une pincée de sel sur la totalité et enfournez pendant 20 minutes. Piquez avec une pointe de couteau, si le brocolis est tendre c’est qu’il est cuit !

Etape 3 (facultatif pour les végétariens) Découpez les blancs de poulets en cube, puis émincez la gousse d’ail. Versez un filet d’huile d’olive dans une poêle à feumoyen et ajoutez la gousse d’ail émincées, sel, poivre et une pincée de piment de cayenne (et si l’envie vous prend vous pouvez ajouter les petites miettes de fleurettes de brocolis qu’il vous reste). Remuez le tout puis lorsque l’ail commence à dorer, ajoutez le poulet et laissez mijoter en remuant régulièrement. Lorsque le poulet est bien doré (environ 8 minutes) vous pouvez sortir du feu et réserver.

Etape 4
Baissez la température du four à 180°C. Dans un saladier ajoutez le quinoa, l’emmental râpé et le lait en remuant doucement jusqu’à ce que le mélange soit homogène. Enfin, ajoutez les fleurettes de brocolis et remuez doucement. Faites de même avec le poulet si vous avez décidé d’en ajouté. Goûtez le tout, n’hésitez pas à rajouter du sel et du poivre si nécessaire.

Etape 5
Dans un plat rectangulaire, déposez le mélange quinoa-brocolis, puis saupoudrez le tout de gruyère râpé. Enfournez le tout et laissez cuire 25 minutes, jusqu’à ce que le tout soit bien doré. Laissez refroidir 10 minutes avant de servir pour ne pas vous bruler et bon appétit !

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Tendance oblige, je ne compte plus le nombre de papiers rédigés sur les magasins bio. Quand on m’annonce que je dois me rendre au Grand Panier Bio de Purpan, je me dis que c’est reparti pour un tour, que je vais raconter encore une fois la même chose. Quelle grossière erreur.

Dès l’entrée dans la boutique on sent que quelque chose est différent ici. Les rayons sont très espacés, fournis sans être surchargés, il y a même un espace de lecture avec une cafetière à disposition. On est loin des règles d’implantation et de rentabilité si chères à la grande distribution. On sait d’emblée qu’ici personne ne nous poussera à la consommation. Niveau rayons, bio absolu et producteurs locaux en première ligne. Encore des denrées hors de prix me direz vous. Que nenni. Avec une gamme de 50 produits de consommation courante (farine, jambon, café…) estampillés coup de cœur, vous pouvez parfaitement consommer bio sans sacrifier votre PEL. L’existence d’une carte de fidélité ouvrant droit à -10% de réduction sur une sélection variant tous les mois vient compléter cette tendance. Mieux, outre les produits en promotion dans le magasin (oui ça existe en bio, dingue non?), l’enseigne organise trois fois par an une journée avec -10% de réduction sur votre panier.

Donc l’espace est sympa, les produits de bonne facture, bio et responsables. Mon papier devait s’arrêter la. C’est alors que je rencontre l’adorable Mathilde Delaygue, responsable du magasin et surtout passionnée par ce monde. C’est elle qui a choisi de dépasser le simple cadre mercantile en développant son magasin selon un axe humain, basé sur le partage et la connaissance.

Pour ce faire, elle complète son diplôme d’ingénieur agronome par une formation en naturopathie. Son équipe est dans la même veine. Avec une employée spécialisée en fruits et légumes, une autre en compléments alimentaires, c’est de véritables conseillères à qui vous aurez affaire dans cette enseigne. Si vous vous demandez qui est le plus fort entre le sésame et le quinoa, elles sauront vous répondre.

Dans une salle attenante au magasin, ces expertes proposent des conférences et des cours aux clients, faisant parfois intervenir des consultants spécialistes de domaines tels que la cuisine, la sophrologie ou encore les huiles essentielles. Il y a même des cours pour créer ses propres cosmétiques !

C’est là tout le caractère exceptionnel du Grand Panier Bio Purpan : dépasser le cadre de la vente, créer du lien social, enrichir les visiteurs en connaissances et savoirs. À vrai dire, la Terre tournerait bien mieux si tout le monde se comportais comme l’équipe de cette boutique.

Le Grand panier Bio Toulouse Purpan
Ouvert du lundi au samedi de 9h à 19h30
67 Route de Bayonne, 31300 Toulouse
05 31 47 34 07
Fb : Le grand panier bio Toulouse Purpan

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On est tous fous de tofu

Au pays du soleil levant, l’honorable tofu est consommé au quotidien depuis plus de 2 000 ans. Petit à petit, il a séduit toute l’Asie, et s’invite aujourd’hui à nos tables. Oui cette pâte de soja à la merveilleuse robe blanche offre une bonne alternative à la viande ! Le tofu est une excellente source de protéines (17% contre 20 % pour la viande). Leur origine végétale permet de rééquilibrer notre alimentation souvent trop riche en protéines animales.

Autres atouts : le tofu est pauvre en graisses, il contient des acides gras polyinsaturés et zéro trace de cholestérol. C’est aussi une bonne source de fer. Et pour ne rien gâcher, le tofu est très digeste et peut même être proposé à nos bambins.

 

Tempeh : spécialité d’origine javanaise

Principe de fabrication : des graines de soja cuites sont ensemencées avec Rhizopus oligosporus, un sympathique champignon qui permet la fermentation du soja. Après 24 heures et placé à 30 °C, le champignon développe un maillage qui maintient ensemble les graines de soja sous la forme d’un pavé ou d’un rouleau. À Java, le tempeh est enroulé dans des feuilles de bananier. Malheureusement en Europe, le bananier ne court pas les rues… Le Tempeh est donc emballé sous vide dans un sachet plastique.

En plus d’une bonne dose de protéines végétales (20%), à la place de la viande, le tempeh est aussi pauvre en lipides, sans cholestérol, riche en fibres et en fer. La fermentation a du bon : d’un part elle enrichit le tempeh en vitamine B12 – rare dans les régimes végétariens – et d’autre part, elle rend le soja très digeste. Le tempeh a un goût plus marqué que le tofu. Nature, il présente des notes de noix et de champignon, tandis que la version fumée offre un goût plus prononcé et plus proche de la viande.

 

Seitan ou “nourriture de Bouddha”

Une viande de blé venue d’Asie, aliment traditionnel des moines bouddhistes, le seitan est une pâte de farine 100% gluten. Il est préparé en lavant de la farine de blé complet, afin d’en éliminer l’amidon et les sons, et pour ne conserver que les protéines, c’est-à-dire le gluten. La pâte est ensuite cuite dans un bouillon à base de sauce soja et d’épices.

Encore une source de protéines exemplaire. Par sa texture élastique et sa couleur, le seitan est l’aliment le plus proche de la viande… mais en version végétale ! Très riche en protéines (24%), en minéraux et en oligo-éléments, il est cependant interdit aux personnes allergiques au gluten.

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L’hiver et le froid sont bien implantés, les maladies hivernales aussi : rhume, grippe, angine, rhino-pharyngites… des noms qui nous rebutent au moins autant qu’ils se propagent vite ! Entre le travail, l’école, les transports en commun et votre chez vous, tout est fait pour que vous n’échappiez pas au nez rouge de Rudolphe (le petit renne) qui renifle toute la journée…

Pour y faire face tout le monde à sa méthode : aller chez le médecin, à la pharmacie, prendre des médicaments… Le problème pour moi et mon pauvre nez qui coule, c’est que la publicité du gouvernement « les antibiotiques c’est pas automatique » trotte continuellement dans ma tête.

 

Du coup, direction nos copains de chez Biocoop avec leur produits naturels et leur recettes de grand-mères !

Voici ce qu’on a retenu :

  • Les agrumes c’est la vie. Parce que l’hiver c’est aussi la fatigue et un manque de soleil, la vitamine C des agrumes donne le petit coup de pouce en plus.
  • Les abeilles sont nos amies. Gelée royale, miel, pollen tout est bon à prendre pour stimuler votre organisme, tant physiquement qu’intellectuellement. (On vous a mis un exemple de produits qui dépote en photo)
  • L’eucalyptus n’est pas exclusif aux koalas. Les feuilles utilisées en infusion ou en gélules aident à soigner votre appareil respiratoire : bronches, nez bouchés…
  • La coriandre vous aime. En tisane, elle fait des merveilles contre la grippe et surtout, elle atténue les courbatures qui s’en suivent. Rien que pour ça on part en acheter 20 paquets… juste au cas où !
  • Le thym est multifonction. En plus d’agrémenter parfaitement vos grillades, le thym est LA plante miracle pour l’hiver, car elle apaise les inflammations légères de la gorge (toux, enrouements…).

 

Bien entendu, si vous avez de la fièvre nous vous invitons à consulter un médecin. De même, si votre état ne s’arrange pas au bout de quelques jours n’hésitez pas à prendre contact avec un professionnel !

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Diagonale : Quelle différences y-a-t-il entre le bio et les autres types de pain ?

Frédérique Broban Llorente : Pour moi le bio est une tendance durable et qui devrait s’accentuer. Aujourd’hui le consommateur est de plus en plus averti, et il y a une vraie recherche d’authenticité de sa part. On observe une différence qualitative entre les farines issues d’un mode d’agriculture conventionnel et un mode d’agriculture bio. Les résidus phytosanitaires sont plus ou moins présents dans la première, et inexistants ou presque dans la seconde.

D : Quels sont les effets réels des phytosanitaires sur le végétal ?

FBL : Le végétal est aidé par ces produits phytosanitaires. En revanche, cette « béquille » diminue le système immunitaire de la plante. A l’état naturel, la plante se protège en synthétisant des vitamines. Avec un système immunitaire moins sollicité en agriculture conventionnelle, la plante donnera à son tour moins de vitamines à son consommateur.

D’autre part, la pousse rapide pour la rentabilité n’aide pas à obtenir de la qualité. D’après un article du 26 janvier 2015 tiré de « L’Obs » : « Une pomme de 1950 contenait 400mg de vitamine C. Une pomme de nos jours n’en contient plus que 4 » !!

D : Et le gluten dans tout ça ? Effet de mode ou véritable enjeu ?

FBL : La sélection naturelle des blés a toujours existé. Au fil du temps, elle s’est faite de façon plus poussée, pour faciliter la panification du blé. Ce sont des blés toujours plus chargés en gluten qui ont été sélectionnés. On observe l’arrivée de farines de seigle, de maïs et de quinoa, et le retour en force de farines anciennes comme le kamut, ou le petit épeautre.

Ce dernier contient 7% de gluten, contre 12% pour un blé classique. De plus en plus de personnes se disent incommodés par des troubles gastriques. Testez des pains différents, observez la façon dont vous les digérez, et n’hésitez pas à consulter un bon nutritionniste pour déterminer la nature de vos gênes.

 

 

www.dietetique-et-tabac.com

Tél. 06 70 01 35 41

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A mi-chemin entre tradition et modernité,  face à la concurrence féroce des grandes surfaces, les boulangers indépendants ne blêmissent pas, et répondent par les mêmes codes en matière de stratégies commerciales. Offres promotionnelles, rayons remplis à toute heure de la journée, design tendance des points de vente. Si les boulangers indépendants ont l’emballage 2.0, l’authenticité dans la production reste de mise.

Yohann Faure, boulanger au « Fournil du Perget », met la main à la pâte pour proposer à ses clients un pain frais chaque jour : « A la différence de certaines enseignes spécialisées, comme « Paul » ou « Marie Blachère », qui reçoivent leur pain congelé ou précuit, nous fabriquons le nôtre sur place et de façon artisanale ». Pain à la farine de châtaigne, au seigle, à la figue, ou encore aux noix ; c’est une vingtaine de pains que la maison propose. Avec près de 400 baguettes, « La grand siècle », vendues chaque jour, le pain représente 33% du chiffre d’affaire de l’enseigne. Une baguette « Best-seller » qui doit son succès à « un côté artisanal qui rassure ». « Notre farine provient des « Grands Moulins de Paris ». Ils nous proposent des farines, et des recettes dont nous nous inspirons régulièrement », explique Yohann Faure.

Si « Le Fournil du Perget » a pris le parti de ne pas faire dans le bio, il n’en demeure pas moins une référence. En effet, le magasin est le fournisseur attitré d’une trentaine de restaurants du secteur. Les créations de l’enseigne s’invitent alors désormais sur les tables du « Carré Vert » à Colomiers, ou encore du « Bistrot du Boucher » à Pibrac. « Les commandes pour les restaurants, food-trucks et sandwicheries, représentent 20% de notre chiffre d’affaire », développe le boulanger, qui prétend ne pas ressentir la baisse de consommation relevée au niveau national.

Si aujourd’hui le dilemme entre fabrication artisanale et productivité arrive à faire perdre ses repères au consommateur, certains ont trouvé le compromis. C’est le cas de « La Mie de Pain » qui, avec ses 28 boutiques et ses boutiques de 300m2 chacune, a su mêler tradition et modernité. Fondée en 1996 par Serge Castel, boulanger pâtissier, la fabrique n’a de cesse de perpétuer le savoir-faire de son créateur. « Nos boulangers pétrissent la pâte dès le matin, et cuisent tout au long de la journée. Le fait d’avoir entre deux et quatre boulangers par atelier nous permet d’avoir une rotation, et nos étals remplis tout au long de la journée », développe Gaël Roques, responsable communication. Et lorsque la marque casse les codes de la boulangerie, ce n’est pas dans la conception de son pain. « Nous appartenons à la « Fédération des Boulangers de France », et nous concevons nos produits dans le respect de la tradition. Notre force réside dans notre cohésion, notre nombre, nos prix attractifs, et nos compétences ».

Un groupe aujourd’hui franchisé au chiffre d’affaire de 25 millions d’euros, en passe de détenir 28 boutiques en 2018, et 50 d’ici deux ans. Un succès dû à une constance dans le travail, et une communication décalée. Et lorsqu’on lui demande si les habitudes alimentaires des Français ont changé, Gaël Roques tranche : « La baguette reste le produit star ! Et pour preuve puisqu’elle représente 60% de nos ventes en pain ». Alors si le consommateur reste fidèle à sa baguette d’antan, le pain qui devient un aliment plaisir ne doit pas moins en rester un aliment santé. Entre gourmandise et bien-être, le temps n’est plus au choix.

A savoir :

– 320 baguettes sont produites et dévorées chaque seconde en France.

– 24 millions de foyers français achètent leur pain en grandes surfaces.

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« Monoprix » lance sa baguette 100% bio, « Carrefour » présente son pain à l’épeautre, et « Super U » propose à ce jour une trentaine de variétés. Un pari sur l’authenticité et la diverité qui répond aux exigences de plus en plus affirmées des consommateurs. « Face aux divers scandales sanitaires, nos clients ont peur, et sont plus regardants sur ce qu’ils mangent », développe Nelly Gaven, boulangère du « Super U » de Colomiers. Une méfiance qui se caractérise par un bio en plein essor, et une diversification des références. Avec une trentaine de pains spéciaux et 6 pains bio, le « Super U » columérin tente de répondre à une demande d’authenticité. « Nos best-sellers demeurent la baguette céréale et la complète. Mais notre vrai atout est le rapport qualité-prix face à la concurrence », développe Cindya Méchineau, manager de rayon. A l’image de la tendance nationale, la grande surface observe une légère baisse de la consommation, mais réalise tout de même un chiffre d’affaire de 226 000 euros sur la boulangerie en 2017, soit 1/3 du chiffre d’affaire global de la BVP (Boulangerie Viennoiserie Pâtisserie).

Pour pallier à cette baisse de consommation, le « Super U » met en place des offres promotionnelles régulières et constantes. C’est le cas du « 3+1gratuit », une formule qui rend le point chaud accessible à tous les budgets. « Nous sommes moins chers qu’une boulangerie traditionnelle ; la baguette classique dans nos rayons est à 0,55 centimes, contre 0,90 centimes chez un artisan », argumente Kévin Pampelune, boulanger chez « Super U ». Autant de démarques qui séduisent, puisqu’un client sur deux du magasin passe par le point chaud pour ses achats. Des prix défiant toute concurrence, et qui assurent deux cuissons quotidiennes pour un pain chaud à tout moment de la journée.

C’est aussi le cas de « Lidl », qui développe en permanence sa gamme afin de proposer un assortiment varié. « Le point chaud est au cœur de notre stratégie et ce depuis maintenant quatre ans. Plus de deux clients sur trois achètent du pain chez nous. C’est l’un des moteurs importants de notre croissance actuelle et un vecteur d’image indéniable », analyse Michel Biero, cogérant de « Lidl France », lors d’une interview accordée au magazine « LSA » en février 2017. Le procédé de fabrication est similaire à celui des autres grandes surfaces ; une pâte préfabriquée cuite chaque jour sur place, et une multitude de variétés à des prix défiants toute concurrence. A ce jour, 1350 magasins de l’enseigne (sur un parc de 1500) sont pourvus d’un point chaud.

A savoir :

– On compte 32 000 boulangeries indépendantes en France.

 

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Certifiée 100% bio, l’enseigne prend le parti de l’authenticité , du “respect de la Terre, des producteurs et des consommateurs ». Jean Marc Cires, maître artisan et propriétaire des lieux, a d’ailleurs un avis bien tranché sur la question : « Il est essentiel pour moi de se tourner vers des produits biologiques. Faire du pain dans une boulangerie traditionnelle ne m’intéresserait pas ». Un gage de qualité complété par un second parti pris ; celui de proposer à ses clients des produits naturellement sans gluten*. « Les manipulations génétiques à répétition du blé pour les besoins de l’industrie alimentaire, ont généré des espèces fortement chargées en gluten ; des quantités que nos organismes n’arrivent plus à assimiler, et qui font que de plus en plus de personnes y sont aujourd’hui intolérantes », explique Jean Marc Cires.

De cette demande naîtra une gamme de 4 pains spéciaux à base de riz, quinoa, sarrasin, ou encore maïs et raisins. Du côté des farines, la tendance est au pain complet ; réalisé à base de variétés de blé anciennes comme le petit épeautre, le grand épeautre ou encore le kamut. En effet, selon le magazine « Biocontact » : « Le pain blanc est pauvre en fibres, minéraux, vitamines B1 et acides aminés essentiels. (…) Mais la mauvaise qualité du pain blanc tient également aux techniques boulangères actuelles et l’ajout de nombreux ingrédients dans la pâte ». C’est à ce titre que dans le laboratoire cornebarrilins, seules sont utilisées les farines demi complètes et complètes, dont l’index glycémique est peu élevé (55% contre 75% pour un pain blanc). Des farines moulues à la meule de pierre, et aux levains naturels : « A la différence des levures qui ne nécessitent que 2 à 3 heures de fermentation, les levains naturels permettent une digestion plus facile, et une meilleure assimilation des nutriments ».

Un « mieux manger » qui a cependant un coût. La production certifiée Bio sous-entend un besoin accru de main d’oeuvre, là où l’industrie alimentaire fait souvent fi des bras au profit d’une mécanisation plus rapide et moins onéreuse. Un coût qui ne semble pas effrayer la clientèle. En effet, en 2017 le marché bio a connu une progression de près de 20%.

A savoir :

– Les Français consomment 120 grammes de pain par jour et par personne.

– 89% des Français considèrent le pain comme un aliment incontournable de l’alimentation.

*Ne convient pas aux personnes atteintes de maladie coeliaque.

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