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Le concept de Repair café est né en 2007 aux Pays Bas. Il en existe désormais 1450 partout dans le monde. C’est suite à un appel à projet de la mairie de Colomiers que le génial Benjamin Masdoua présente cette initiative. Séduis par l’idée et le professionnalisme du jeune homme, ils valident sa proposition en conseil municipal. Créé le 9 mars 2017, le Repair Café de Colomiers commence à avoir une jolie notoriété. J’ai donc tout naturellement cassé mon mixeur avant d’aller rencontrer son fondateur.

Une valse à 3 temps

Mais un Repair Café c’est quoi ? Sur le papier c’est un groupe de bricoleurs qui vous proposent des sessions gratuites de réparation d’objets (mon mixeur par exemple). En application c’est bien plus que ça. En effet, on vous apprend ici à réparer vous même ! Souder un circuit imprimé, remplacer une platine de fixation, tout est envisageable et encadré par cette équipe de Géo Trouvetout.

Le but de ce mouvement va au delà de la simple remise en état des objets. Considérer la réparation comme une autre façon de consommer, arrêter de considérer la poubelle comme unique option en cas de problème, voilà le second pilier du Repair Café. Ce concept est d’autant plus important que de nombreux jeunes viennent aux réunions. Ils peuvent au passage réviser leurs cours de physique et de méca avec des applications concrètes.

Le 3ème objectif de l’association est de créer du lien social entre des participants. Chaque session se déroulant dans une maison citoyenne différente, elle pousse les intervenants à rencontrer de nouvelles personnes. Ce moteur de mixage social génère des échanges géographiques, sociaux et générationnels on ne peux plus importants pour la cohésion d’une commune. Que ce soit sur les axes environnementaux, sociaux ou éducatifs, le Repair Café est un modèle d’harmonie…

Bien sur, le concept connaît ses limites. Certains objets ne sont pas réparés mais le taux de réussite est de 60% ! Plutôt pas mal ! De plus, même si un grille pain finit à la poubelle, son propriétaire ne sera pas venu pour rien car il aura gagné en connaissances et en lien social. N’est ce pas là la plus belle des récompenses ?

Ps : mon mixeur n’est plus cassé.

 

http://www.repaircafecolomiers.org/

Facebook : Repair Café Colomiers

Prochaine session le samedi 10 février de 14h à 18h à la Maison Citoyenne de Saint-Exupéry

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Cette véritable caverne d’Ali Baba vient d’ouvrir ses portes fin avril. Si vous aimez chiner, trouver des objets uniques, restaurés ou remis au goût du jour, vous y trouverez sûrement votre bonheur.

Le principe de La Remixerie est très simple. Tout d’abord, au lieu de jeter des objets qui ne vous conviennent plus ou que vous n’utilisez plus, deux solutions pour vous : les apporter sur place ou demander à La Remixerie qu’il vous les collecte. Ce sera en tout cas, un geste éco-citoyen qui donnera une seconde vie à votre objet, vêtement ou meuble, suite à une remise en état ou une valorisation de celui-ci. Le coin des bonnes affaires, c’est ici ! Les prix de vente sont, bien entendu, très bas et vous trouverez sûrement quelque chose à votre goût. Un des intérêts de cette démarche est le réemploi de ces objets et leur transformation en pièce unique. Et cerise sur le gâteau, l’équipe encadrée par Bérengère et Frédéric vous accueillera dans les meilleures conditions et vous guidera. Alors, tous à la Remixerie !

22 bis chemin de l’Echut 31770 Colomiers 

https://laremixerie.jimdo.com

09 50 81 18 28

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Nous profitons de ce numéro de Diagonale consacré à l’Economie Sociale et Solidaire (ESS), secteur souvent mal connu, pour prendre un café avec… Patrick Poirier, une des figures columérines impliquées dans des démarches liées à l’ESS.

Diagonale : Patrick, quel a été votre parcours professionnel avant de vous impliquer dans ces projets columérins ?

Patrick Poirier : Après ma carrière militaire, j’ai pu continuer à assouvir ma passion pour l’aéronautique en travaillant dans la maintenance à la Sogerma à Bordeaux puis finir ma vie professionnelle chez Airbus. J’étais également très impliqué dans le milieu associatif sportif puisque j’ai entraîné le FCTT Rugby pendant de longues années.

Vous êtes président des locavores de Colomiers qui gère La Ruche qui Dit Oui, qu’est ce qui vous a amené à développer ce projet ?

Je suis issu du monde rural bien qu’étant Bordelais et j’ai toujours cherché à faire revivre le lien entre le producteur et le citadin. Les AMAP (Association pour la Maîtrise de l’Agriculture Paysanne) en sont le meilleur exemple. Arriver à faire consommer des produits bio ou issus de l’agriculture raisonnée en milieu urbain est une vision d’avenir à laquelle j’ai toujours souhaité collaborer. 

La Ruche qui dit Oui est une véritable réussite, non ?

En effet, nous sommes la 1ère en termes d’abonnés de tout le réseau national. Ce sont plus de 2500 personnes qui profitent de ce service sur Colomiers, c’est une très belle réussite mais nous n’allons pas nous arrêter là ! Nous venons par exemple de démarrer le marché des Locavores depuis septembre 2016. Celui se passe tous les mardi soirs à la Friendly Auberge. Mais la véritable réussite de ces projets, c’est avant tout le lien social que cela permet de recréer.

Vous avez de nouveaux projets ?

Le tout dernier dans lequel je suis impliqué puisque j’en suis le président est la Remixerie. Un très beau projet développé par Bérengère Heintz et Frédéric Chabardes depuis de nombreux mois et qui a ouvert ses portes le 16 avril dernier.

Quel en est le principe ?

C’est très simple, vous laissez tous les objets, meubles ou vêtements dont vous ne vous servez plus et la Remixerie leur donnera une seconde vie. Ce concept basé sur le réemploi d’objets a de nombreux avantages : réutiliser des objets qui seraient partis à la déchetterie, les valoriser en les remettant au goût du jour, en faire profiter des personnes avec peu de moyens ou tout simplement pour satisfaire les chineurs qui y trouveront leur bonheur. Cerise sur le gâteau la Remixerie projette d’embaucher 2 personnes prochainement et 6 supplémentaires d’ici 1 an et demi dans le cadre de réinsertion professionnelle. Nous voulons aussi faire de la Remixerie un lieu artistique et culturel. N’hésitez pas à venir, nos portes sont grande ouvertes !

Portrait chinois

A table : Epicurien avant tout et Bordelais, les tagliatelles aux 3 truites ou la lamproie à la bordelaise sont mes pêchés mignons

En mode Robinson : Ma femme … Mais je ne suis pas sûr que cela fasse partie de la règle du jeu

Un rêve d’enfant : J’ai réalisé ce rêve en travaillant dans la maintenance aéronautique

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Ce temps est révolu… Aujourd’hui, en plus des magasins bio et des marchés, tous les supermarchés ont au minimum un rayon bio et commercialisent même, leur propre marque (Bio Village, bio U, Carrefour Agir Bio, Si bon si bio de Lidl…). Le bio s’est tellement démocratisé en France, que c’est d’ailleurs, le seul secteur de l’alimentaire qui ne connaît pas la crise. Marchés, AMAP, associations, magasins spécialisés, supermarchés, drives, etc… s’approvisionner en bio est devenu un jeu d’enfant. Tour d’horizon pour devenir un Bio consommateur aguerri !

Du producteur au consommateur

Le premier pas vers « une autre alimentation » commence souvent par le passage obligé du fameux « panier » fruit et légumes du producteur.

Avantages : l’assurance de produits qualitatifs, locaux et qui assurent le maintien d’une agriculture paysanne (achat éthique et solidaire) qui a fait l’effort financier d’investir dans une agriculture bio. Les tarifs AMAP sont d’ailleurs souvent très avantageux.

Inconvénients : le choix rythmé par les saisons, les lieux et timing des livraisons contraignants (pas à la demande) et comme pour les paniers AMAP, l’engagement sur plusieurs mois de vos commandes. Si vous ne voulez pas faire le déplacement directement à la ferme, voici nos 3 solutions préférées. 

AMAP, 100% circuit court, vente directe ! Aucun intermédiaire, les producteurs touchent l’intégralité du prix des produits. Vos commandes permettront le financement en amont des cultures. Du coup, « on ne jette rien, on ne stocke pas non plus », produits récoltés la veille ou avant-veille, fraîcheur garantie ! Bémol, pour une alimentation équilibrée, vous devrez cumuler plusieurs producteurs et paniers. Le contenu du panier est fonction des récoltes et des saisons, surprise garantie aussi !

Regroupements de producteurs : la solution ? D’autres types de paniers existent, multi-producteurs… mais le circuit peut s’éloigner de la vente directe, avec des entreprises ou associations qui prennent une marge (jusqu’à plus de 30 %parfois) sur le prix du panier pour la gestion et le fonctionnement des livraisons. Exemple : « La Ruche qui dit Oui », start-up qui met en relation producteurs locaux (4500 dans le réseau national dont la moitié est bio) et consommateurs potentiels. Vous aurez toujours le principe de la livraison mais le droit de choisir le contenu de votre panier, son montant et vous n’êtes pas engagés. Le timing, l’engagement et les livraisons fixes sont des freins à la multiplication des petits paniers… Voici une solution insolite, qui a vu le jour dernièrement dans notre ville rose : celle des casiers et distributeurs de produits des producteurs.

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Dans une revue scientifique sur l’étude nutritionnelle du bio, à laquelle a collaboré l’INRA, la mise en évidence de différences nutritionnellement bénéfiques, avec plus de polyphénols et surtout moins de métaux lourds et de résidus de pesticides dans les productions « bio » est marquante. Donc en clair, il y a moins de produits toxiques, et plus de vitamines et de minéraux (zinc, magnésium…) du côté des produits bios ! 

En termes de qualités nutritives, c’est vrai qu’il n’y a pas de différence significative entre produits bios et conventionnels, ils ont approximativement les mêmes valeurs calorifiques…mais sont-ils aussi nourrissants sans vitamines ? Sachez tout de même, que l’intérêt d’une alimentation bio (ou utilisation des produits bios cosmétiques, détergents…), c’est avant tout qu’ils soient moins nocifs pour la santé en ne contenant pas (ou presque…les 95 % sont là) de pesticides, d’OGM, etc… Du côté du goût, les aliments bios tendent vers un retour au naturel, donc plus savoureux… Attention cependant à leur aspect physique, on retrouve souvent la fameuse catégorie des « fruits et légumes  moches » chez les bio !

Faut-il culpabiliser si votre frigo n’est pas uniquement rempli de produits bio ?

Changer tout du jour au lendemain est utopique… Allez-y étape par étape. Commencez par acheter vos fruits et légumes bio, expérimentez et choisissez ensuite d’autres produits qui vous conviennent. C’est une nouvelle routine à acquérir et à mettre en place. L’important c’est de savoir qu’il existe des alternatives pour se lancer et différentes sources d’approvisionnement. Zoom sur le local et ses locavores.

BIO vs LOCAL Question de point de vue. 

Qui dit local, dit locavores ! La nouvelle tendance n’est ni carnivore, ni végétarienne, ni omnivore, elle est locavore ! Le terme de « Locavore » prend d’ailleurs ses origines chez nous, à quelques kms, dans l’Aude. Stephane Linou a été le premier locavore de France(2007) avec son expérience «manger et vivre 100% locales (rayon de 150km) » pendant plus d’un an. Depuis, en Midi-Pyrénées, le Made in Local a largement détrôné le made in France. Et pour preuve, le 20 mai dernier, Toulouse accueillait le tout premier festival de l’agriculture locale (circuits courts) en France : le Locavores Fest. Que ce soit clair, local ne veut absolument pas dire bio ! Faire vivre les petits producteurs du coin, c’est tous les faire vivre, même ceux qui ne se sont pas convertis au bio. Le locavorisme est donc un acte solidaire avant tout. Peut-on parler aussi d’éthique et dans quelle mesure ? Le local est-il tout aussi éthique que le bio qui viendrait de l’autre bout de la terre ? Du coup, pour friser la perfection, optez pour du local, mais bio !

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Oui et non, tout dépendra de votre engagement. Le bio, ce n’est effectivement pas qu’une question de fabrication, de technique de culture ou d’élevage ou de composition.  Le bio, c’est aussi une manière de mieux consommer. Les produits biologiques seront écologiques si vous respectez une philosophie très simple : acheter des fruits et légumes de saison (manger des tomates en hiver, même bio, n’est pas du tout écolo…), et surtout, favoriser les circuits courts et donc la production locale (les bananes de République Dominicaine sont bio certes, mais à quel prix parviennent-elles jusqu’à vous… ?).

Le bio écolo est un équilibre parfait entre les produits issus de l’agriculture biologique et la bio attitude qui va avec !

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C’est indéniable, la consommation de produits bio n’a jamais été aussi élevée en France qu’à l’heure actuelle. Vouloir préserver l’environnement semble une bonne idée d’avenir. Dire que les pesticides et autres produits chimiques sont dangereux pour la santé semble aujourd’hui, et avec le recul, une évidence. Pas étonnant alors de voir nos campagnes de prévention alimentaire s’adapter à cette nouvelle tendance. Après « Pour bien grandir, ne mangez pas trop gras, trop sucré, trop salé ! » ou «  Mangez au moins 5 fruits et légumes par jour », voici l’ère du « mangez bio ! ». Le bio est donc, « bon pour la santé », « bon pour la planète ». Mais c’est aussi « retrouvez le goût du vrai », « laissez le bio vous surprendre », « testez une autre alimentation et un autre mode de vie »… Bref, les slogans n’en finissent pas… 

Le bio, n’a non seulement envahit nos assiettes, mais aussi tous les aspects du quotidien et de la société en général. La part du bio est exponentielle et tout le monde veut la sienne. Mais au final, les consommateurs à force de surinformations et d’intoxication publicitaire, ne risquent-ils pas de perdre de vue l’essentiel des valeurs du bio… Le bio, nécessité vitale ou nouvel argument de vente à la mode ? A vous de voir…

Commençons tout d’abord par démêler le vrai du faux… 

Le marché du bio est en pleine croissance alors que le marché du conventionnel peine à se stabiliser. Aujourd’hui 7 français sur 10 consomment régulièrement du bio, soit pour des raisons écologiques, de santé ou éthiques. Il reste donc de nombreux « bioseptiques » à convaincre encore quant à ses vertus. Voici le tour des idées reçues sur le bio, qui ont la vie dure…

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