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Annoncée comme l’apocalypse pour les automobilistes, la nouvelle version du contrôle technique est entrée en application lundi 21 mai. Deux semaines après, nous avons contacté Anaïs Sevrin, responsable commerciale, pour connaître l’impact réel de cette réforme.

La première réalité est que les contrôles sont indéniablement plus longs. Nouvelle procédure oblige, les agents doivent prendre leurs marques ce qui fait passer la durée de l’exercice de 30 à 45 minutes environ. Pas bien méchant comme conséquence. Les centres de contrôle automobile ayant connu un pic d’affluence avant la réforme, l’obtention de rendez vous se fait aisément. Pas de crainte à avoir, il y a de la place pour tout le monde.

La seconde concerne la fameuse défaillance critique, basée sur 129 points et entraînant l’interdiction de rouler pour le véhicule à partir de minuit le jour du contrôle. Il faut savoir que les défauts qui justifient l’immobilisation sont somme toute de graves manquements à la sécurité. Cela va de l’absence totale de feu stop au trou dans le plancher en passant par l’usure extrême des pneus. C’est d’ailleurs pour ce dernier motif qu’un seul véhicule s’est vu frappé de défaillance critique depuis l’application de la réforme dans les 13 centres auto gérés par Anaïs Servin. Les estimations donnent entre 1 et 2% de véhicules qui subiront le même sort. Rappelons dans ce cas que des travaux et une contre visite sont à réaliser dans un délai de deux mois pour pouvoir reprendre la route. Le taux de contre visites classiques (celles n’entraînant pas l’interdiction de circuler) reste identique aux valeurs habituelles.

Ce que l’on peux tirer de ces semaines de recul, c’est que le grand méchant contrôle n’est pas aussi violent que prévu. Les défauts de sécurité immédiate ( le pare choc qui tient avec de la ficelle par exemple) sont facilement identifiables avant de passer l’examen. Un minimum d’entretien suffit à rester loin de la zone de défaillance critique !

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