Dès le début d’année 2020, l’entreprise EasyMile testera pour la troisième fois à Toulouse ses navettes autonomes. Seulement, pour la première fois, il n’y aura pas d’opérateur à bord grâce au nouveau cadre législatif promis par la ministre des Transports lors d’une visite en 2017 à Toulouse. Ce nouveau test, qui s’effectuera à l’Oncopole, permettra aux navettes de faire la jonction entre l’Institut et son parking visiteurs.

Après deux expérimentations concluantes à Pibrac, puis dans le centre-ville de Toulouse, la pépite locale EasyMile avait annoncé début mai le lancement prochain d’un troisième test de ses navettes autonomes à Toulouse, sur le site de l’Oncopole. Néanmoins, aucun calendrier de mise en oeuvre n’avait été communiqué hormis la tenue d’une réunion préparatoire entre Toulouse Métropole et EasyMile à la mi-juin.

18 mois d’expérimentation

Ainsi, cette nouvelle phase de tests se déroulera en quatre temps. Tout d’abord, en février 2020, le véhicule d’une capacité de 12 personnes dont six places assises se déplacera sur la contre-allée nord du trajet reliant l’Oncopole à son parking visiteurs. Puis il effectuera le même trajet durant l’été 2020, mais cette fois-ci sans opérateur à bord.

Jusqu’à présent, la réglementation française permettait de réaliser ce type d’expérience seulement sur des voies fermées à la circulation. En visite à Toulouse le 10 novembre 2017, la ministre des Transports, Élisabeth Borne, avait alors promis de “donner un cadre plus souple pour les expérimentations de véhicules autonomes”, face aux équipes de la jeune pousse. Parole tenue grâce notamment à la loi Pacte, promulguée en 2018, sans oublier la loi LOM récemment adoptée par l’Assemblée Nationale, et qui facilite aussi la tenue d’expérimentation de véhicules autonomes.

Une distance de 800 m à effectuer

Avec ce nouveau cadre législatif, les divers acteurs du dossier ont pensé ce test pour faire le lien entre le parking déporté visiteurs et patients et l’Institut. Les navettes EasyMile seront ainsi un complément au service actuel de navettes thermiques, qui font aujourd’hui la jonction.

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