Si Alain Di Crescenzo était un café il serait plutôt serré, corsé en goût, et généreux. Près de deux mois après son accession à la présidence de la CCI de Région Occitanie, le chef d’entreprise PDG d’IGE XAO s’offre une pause et se dévoile sous un nouveau jour.

Quelles sont les personnes marquantes qui ont fait de vous celui que vous êtes aujourd’hui ?

En tant qu’homme, je dois mon tempérament combatif à mes parents. Mon père et mes grands-pères m’ont légué leur sens du travail, du respect et de l’honneur, tandis que ma mère m’a appris l’humanité et la simplicité. Il arrivait régulièrement que nous accueillions et soutenions des gens démunis et en difficulté. En tant que futur entrepreneur, j’ai dû une partie de mes choix à mon prof de maths. A mes 17 ans, j’ai eu un grave accident de moto qui m’a ôté tout rêve de devenir un jour enseignant de judo ou de ski comme je le rêvais. C’est alors lui qui m’a encouragé à me tourner vers les matières scientifiques. J’intégrai 9 ans plus tard XAO Industrie pour devenir en 1998 le PDG du groupe IGE-XAO. En 1999, c’est ma rencontre avec François Junca, président de Latécoère et de la CCI de Toulouse à cette époque, qui sera déterminante dans mon entrée à la CCI. Il me donnera alors l’opportunité d’être conseiller technique.

 

Dans le doute, quels sont vos refuges ?

J’ai un tempérament à ne pas lâcher et à aller au bout des choses. Lorsque je doute, que j’ai la sensation d’être dans l’instabilité, je dois alors tout faire pour trouver un raisonnement logique, une solution au problème, un plan B, pour me sortir de cet engourdissement. Le retour aux sources auprès de ma femme et mes trois enfants est mon havre de paix. Je suis un homme du peuple qui a des valeurs simples et qui n’oublie pas d’où il vient. Issu d’une famille marseillaise modeste, mes valeurs sont aussi celles de l’amour de mes origines. Dans les périodes de doute, il m’arrive d’ailleurs de me retirer dans une petite maison en Drôme Provençale ; un hameau d’une cinquantaine d’habitants au cœur de la nature, où je fais tout simplement le vide. Au quotidien, les leitmotivs qui me servent de moteur ne sont jamais loin : « Errare humanum est, perseverare diabolicum », et «  A vaincre sans péril, on triomphe sans gloire ».

Quels sont les futurs enjeux qui vous attendent avec ce nouveau poste de président de la CCI d’Occitanie ?

L’enjeu est clair : dans un monde compétitif et global, accompagner avec efficacité et lisibilité toutes nos entreprises quelles que soient leur activité, leur taille et leur lieu d’implantation sur le territoire d’Occitanie. Pour cela, nos actions reposeront sur 3 points : Soutenir les 13 CCI départementales d’Occitanie afin qu’elles remplissent leur mission essentielle d’appui de proximité. Mais aussi déployer auprès des entreprises une offre de services régionale autour de l’innovation, l’international et le développement durable. Et enfin, unir nos efforts avec le Conseil Régional, les services de l’Etat en région, les autres instances consulaires, les syndicats patronaux et de branches, les pôles de compétitivités, les clusters et les réseaux d’entreprises, afin d’offrir ensemble le meilleur soutien aux entreprises du territoire.

 

 

Portrait Chinois

A table :Un moment privilégié et un véritable mode de communication. Que ce soit avec les parents, les amis ou les partenaires. Le tout arrosé d’un bon vin.

En mode Robinson : Mon couteau, un hameçon, du fil… et de l’eau douce.

Un rêve d’enfant : Un rêve fauché par un accident de moto, celui d’avoir une carrière sportive.

Share

Write A Comment