Projet majeur pour le désenclavement du Gers, les travaux de la mise en 2×2 voies de la N124 (future D1124) lancés en mai 2023 avancent à un rythme soutenu.

Cet aménagement prévoit une infrastructure à 2×2 voies sur 13 km, dont 12 km en tracé neuf et 1 km d’élargissement au niveau du raccordement avec la déviation de L’Isle-Jourdain. L’aménagement est réalisé en rase campagne, parallèlement et majoritairement au sud de la voie actuelle et intègre la réalisation de deux échangeurs complets, à l’Ouest au lieu-dit Lafourcade à Gimont, et à l’Est au lieu-dit du Choulon à L’Isle-Jourdain.

La réalisation de ce chantier entraînera un solide gain de temps sur l’itinéraire Auch – Toulouse et dérivés, tout en apaisant profondément la circulation des communes concernées . Elle représente un progrès majeur pour la desserte et le désenclavement des territoires du Gers.

Le coût de ce projet s’élève à 142 M d’euros, avec un financement établi dans le cadre du Contrat de Plan Etat-Région 2023-2027, à hauteur de 45 % pour l’Etat, 27,5% pour la Région Occitanie et 27,5% pour le Conseil départemental du Gers avec les intercommunalités traversées.

« Cette 2×2 voies promet non seulement de transformer le paysage routier local, mais aussi de dynamiser l’économie et de renforcer l’attractivité de notre territoire » souligne Philippe Dupouy, Président du Département du Gers.

Au-delà des aspects techniques qui régissent le chantier de la 2×2 voies, Le Département a respecté les mesures environnementales posées par l’Etat. Suivant le principe « éviter, réduire, compenser », des actions sont mises en place pour limiter l’impact du chantier sur la faune et la flore locales. « L’objectif est d’éviter au maximum les dégâts sur l’environnement. Quand on ne peut pas éviter, on essaie de réduire l’impact sur le projet. Quand on peut ni éviter ni réduire, on essaie de compenser », explique Eric Gleyze, chef du service des Études et Grands Travaux.

Parmi ces actions, l’acquisition et la gestion de 12 hectares de forêts et plus de 30 hectares de zones agricoles en faveur des espèces protégées, l’implantation de passages ou d’aménagements pour la faune et la mise en place de clôtures de protection ou encore la relocalisation d’espèces végétales spécifiques comme la jacinthe de Rome ou le trèfle écailleux.

Un comité de suivi environnemental se réunit régulièrement pour faire le point sur ces mesures d’évitement, de réduction et de compensation. Elles seront suivies pendant 50 ans, afin de garantir leur efficacité. La coordination avec d’autres acteurs tels que la SAFER (Sociétés d’Aménagement Foncier et d’établissement Rural) ou le Conservatoire des Espaces Naturels est par ailleurs essentielle pour assurer la pérennité des engagements pris.

L’objectif final est une mise en service début 2027, sous réserve des aléas climatiques et des arbitrages budgétaires.