Dans la nuit du 11 au 12 octobre, des pirates ont pris la main sur les frigos de plusieurs centaines de supermarchés français, dont des Intermarché, Super U, Carrefour et Leclerc. À distance, ils ont lancé un dégivrage sans fin, jusqu’à 50 °C. Au matin, les rayons frais étaient bons à jeter. Selon le fabricant Danfoss, les boîtiers qui pilotaient ce froid étaient anciens ou pas à jour, joignables depuis Internet.
Plus près de chez nous, Tisséo a vu fuiter début septembre l’annuaire interne de 2 877 agents : noms, matricules, adresses mail, parfois téléphones. Avec ces informations, un escroc peut écrire un faux message au nom d’un collègue ou d’un service, assez crédible pour obtenir un mot de passe ou un virement.
Ces deux affaires touchent de grandes structures. Le boulanger, le restaurant, la pharmacie ou le cabinet comptable de nos communes utilisent les mêmes outils : vitrine réfrigérée surveillée sur téléphone, caméra, caisse, messagerie partagée avec les salariés. Chacun ouvre une porte vers l’extérieur.
Trois réflexes s’appliquent à tous : remplacer les mots de passe livrés avec l’appareil, installer les mises à jour du fabricant, vérifier par téléphone toute demande inhabituelle de paiement reçue par mail.
Installé à Cornebarrieu, Nicolas Basso (Sybra Security) est hacker éthique. Dans le métier, on dit pentester, de l’anglais pentest : test d’intrusion. Il teste la sécurité informatique des entreprises en se mettant à la place d’un pirate, avec leur accord écrit.
Commerçants, artisans, professions libérales de l’ouest toulousain : il répond à contact@sybra-sec.com ou au 06 68 89 74 48.

