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Le Grand Ouest Toulousain Agglomération a officiellement lancé, ce jeudi 11 juin à Bonrepos-sur-Aussonnelle, l’élaboration de son futur projet de territoire à l’occasion d’un séminaire réunissant les élus communautaires, les maires des communes membres et les agents de la collectivité.

Cette rencontre marque le point de départ d’une démarche collective qui doit permettre de définir les grandes orientations du territoire pour les années à venir et de construire une vision partagée de son avenir.

Une feuille de route pour le territoire de demain

L’élaboration du projet de territoire constitue un acte structurant pour la communauté d’agglomération. Ce document définira les priorités d’action du Grand Ouest Toulousain dans des domaines essentiels tels que l’habitat, les mobilités, le développement économique, les commerces, les services à la population, les solidarités, la santé ou encore la transition écologique et énergétique. Au-delà de la définition des politiques publiques, le projet de territoire doit permettre de clarifier le rôle de l’intercommunalité, de renforcer la coopération avec les communes membres et de donner davantage de lisibilité à l’action communautaire auprès des habitants. Il contribuera également à affirmer l’identité et l’attractivité du Grand Ouest Toulousain à l’échelle métropolitaine, départementale et régionale, tout en facilitant la mobilisation de partenaires et de financements pour accompagner les projets du territoire.

Une démarche fondée sur la concertation

Lors de ce séminaire, les participants ont partagé les premiers éléments du diagnostic territorial et les grandes étapes de la démarche qui se poursuivra jusqu’au premier semestre 2027.
Le projet de territoire sera construit à partir d’un diagnostic approfondi du territoire et s’appuiera sur des temps d’échange associant les élus, les services communautaires et communaux, les partenaires institutionnels, les acteurs économiques et associatifs ainsi que les habitants.

Une enquête en ligne est d’ores et déjà ouverte afin de recueillir les perceptions, les usages et les attentes des habitants concernant l’avenir du Grand Ouest Toulousain. Plusieurs temps de concertation viendront compléter cette démarche dans les prochaines semaines et prochains mois. La création d’un futur Conseil de développement, instance réunissant des représentants des milieux économiques, sociaux, culturels, éducatifs, environnementaux et associatifs, s’inscrira également dans cette dynamique de dialogue et de participation.

« À travers cette démarche, le Grand Ouest Toulousain souhaite fédérer l’ensemble des forces vives du territoire autour d’une ambition commune : préparer les réponses aux défis de demain et construire un territoire toujours plus attractif, solidaire, durable et adapté aux besoins de ses habitants. » déclare Pascal Barbier, président du Grand Ouest Toulousain.

Le projet de territoire a vocation à devenir la feuille de route du Grand Ouest Toulousain pour les années à venir et à guider les choix stratégiques de la communauté d’agglomération jusqu’à la fin du mandat et au-delà.

Les habitants sont invités à participer à l’enquête disponible en ligne afin de partager leur vision du territoire en remplissant le formulaire dispo ici

Alors que le projet de loi de finances qui sera présenté ce jour en Conseil des ministres prévoit au moins 5 Mds€ d’économies impactant directement les Collectivités territoriales, Karine Traval-Michelet, maire de Colomiers, vice-présidente de Toulouse Métropole et membre du bureau de l’Association des Maires de France (AMF), a tenu à réagir pour dénoncer une « une faute politique et économique ».

Photo : Archive

« Depuis quelques semaines déjà, le Gouvernement tente de laisser croire que les Collectivités territoriales seraient responsables de la situation des finances publiques en France. Une stratégie vue et revue qui consistait tout simplement à détourner l’attention et à préparer le terrain dans la perspective de nouvelles mesures de restriction budgétaire. Et nous ne sommes pas déçus par cette manœuvre dilatoire : mécanisme de précaution, coupe dans le fonds vert, gel des transferts financiers, plafonnement des recettes de TVA… le Gouvernement a fait preuve de beaucoup d’ingéniosité pour tenter de faire payer la facture aux Collectivités !

C’est très clairement démagogique, mais c’est aussi une faute politique. D’une part, Bercy veut faire oublier que les Collectivités territoriales votent chaque année des budgets à l’équilibre. D’autre part, rappelons également que la dette des Collectivités pèse moins de 9% du PIB, quand celle de l’Etat s’établit à 110%. Oui, les Communes, comme les Départements et les Régions, sont bien gérées et nos collectivités assument avec rigueur les services publics du quotidien indispensables aux habitants. Elles ne peuvent pas être pointées du doigt pour une situation financière dont la responsabilité incombe à l’Etat et à ses décisions budgétaires.

C’est aussi une faute économique, un coup fatal porté à l’investissement. Les Collectivités territoriales représentent 70% de l’investissement public dans notre pays, avec à la clé des retombées directes dans l’économie réelle. Amputer leur budget c’est donc freiner l’activité et la création d’emploi dans nos territoires. Quand on connait la nécessité d’accélérer sur le front de la transition écologique en France, c’est tout simplement irresponsable. À titre d’exemple, nous venons d’inaugurer à Colomiers notre Maison des Transitions Ecologiques. Près de 2 M€ d’investissement assumé par la Ville, la Métropole, le Département et l’Etat, générant de l’activité et de l’emploi pour nos entreprises locales. Avec la baisse du fonds vert, ce projet n’aurait peut-être pas vu le jour. 

Très concrètement pour une Ville comme Colomiers, ce projet de loi risque de nous obliger à revoir notre programme d’investissement pour les prochaines années. Et le Gouvernement en sera comptable vis-à-vis des habitants. Le travail parlementaire qui s’ouvre désormais sera déterminant, les députés devront faire bloc si nous ne voulons pas que cette décision injuste pour les Collectivités se traduisent en injustices pour les Français et, en ce qui concerne ma commune, en injustices pour les Columérines et les Columérins. » a notamment déclaré Karine Traval-Michelet.

Les acteurs se multiplient en matière de mobilité douce et les comportements ont pris un virage à 360 degrés ces dernières années. En parallèle de l’essor des nouvelles technologies, c’est un nouvel état d’esprit qui gagne les usagers. Désormais, on partage son trajet avec le co-voiturage, on repense le vélo – notamment avec la montée en flèche des vélos à assistance électrique (VAE)-, et on oublie la voiture personnelle en ville, que l’on troque contre des véhicules en libre-service. Des offres facturées à l’heure et au kilomètre, comme chez Citiz Toulouse, qui compte 23 stations réservées dans l’agglomération.

A noter que l’autopartage permet une réduction de 39% à 54% des émissions de CO2 par utilisateur. La coopérative propose également des voitures en freefloating, disponibles sans réservation et sans station. Un principe qu’ont repris les mauves et blancs Indigo Weel, des deux roues partagés en libre-service et géolocalisés « que l’on dépose où l’on veut ».

Depuis la loi de transition énergétique, le Conseil départemental s’engage aussi à mettre en place des actions. Parmi elles, la « Collectivité Exemplaire », qui incite les agents du Conseil départemental à prendre les transports en commun, le vélo et à développer le co-voiturage. La seconde, visant au développement d’axes facilitant les déplacements quotidiens des citoyens, est l’un des projets majeurs de ces années à venir.

« Le Conseil Départemental va subventionner la réalisation de pistes cyclables, et la création d’un réseau express vélo », explique Julien Klotz, président de la commission logement et développement durable du Conseil Départemental. Des réalisations qui participent à une volonté de sensibilisation globale, déjà promue par des transports scolaires gratuits, et de nombreuses aires de co-voiturages installées dans tout le département.