Face à l’adversité, bien des malades sont des modèles de courage. C’est le cas de Lucie Bonnay, atteinte de 2 maladies inflammatoires ( la spondylarthrite ankylosante et la fibromyalgie) qui a décidé de porter haut les couleurs du handicap invisible.

Dans son approche, Lucie Bonnay établit un lien fort entre la marche et la maladie, en montrant comment le mouvement du corps peut devenir un véritable outil de reconstruction. La marche n’est pas seulement un déplacement physique : elle représente un acte simple, accessible, mais profondément symbolique. Face à la maladie, qui immobilise, fatigue et fragilise, marcher devient une manière de reprendre possession de son corps et de son esprit.

C’est après 7 années de mobilité réduite et une opération du dos, que Lucie s’est lancée son 1er défi sportif en 2023. Elle s’en servira pour sensibiliser aux maladies dites invisibles.  Elle commence par une marche de 103 km entre Toulouse et Carcassonne le long du canal du Midi, puis en 2024, elle poursuit son parcours tout le long du canal du Midi avec une marche de 146 km. En septembre 2025, elle réalise une marche de 153 km sur le canal de Garonne de Castelsarrasin à Bordeaux. En septembre 2026, elle prévoit de faire la portion manquante de 60 km entre Toulouse et Castelsarrasin.

La maladie impose souvent une rupture brutale dans le rythme de vie. Le corps ne répond plus comme avant, et l’esprit doit apprendre à composer avec de nouvelles limites. La marche intervient alors comme un moyen doux de réconciliation. Elle permet d’avancer sans violence, à son propre rythme, en respectant les capacités du corps malade. Chaque pas devient une victoire discrète, un signe de persévérance face à l’épreuve.

La marche offre également un espace de réflexion. En avançant, la personne malade peut se reconnecter à ses sensations, à son souffle, à son environnement. Ce contact avec le monde extérieur aide à rompre l’isolement souvent provoqué par la maladie. Marcher, c’est aussi accepter la lenteur, comprendre que la guérison n’est pas toujours immédiate, mais qu’elle se construit dans la durée.

Ainsi, à travers la marche, Lucie Bonnay met en lumière une forme de résistance calme et quotidienne. Loin de nier la maladie, cette pratique invite à vivre avec elle, à transformer la fragilité en force et à redonner du sens au chemin parcouru, pas après pas.

Lucie partage son quotidien ainsi que des vidéos des étapes de son parcours sur ses réseaux sociaux.
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