Journal-Diagonale

Au détour d’un rendez-vous avec Bajo El Mar au Phare de Tournefeuille, nous avons eu la délicieuse surprise de rencontrer la jeune et très prometteuse Marie Amali.

Ce n’est un secret pour personne : la chanson Française va mal. les “artistes” au champ lexical de 200 mots et les instrus claquées au sol sont légion. Et c’est moche. Vraiment. Alors faut-il tourner la page de ce glorieux passé fait de Brel, Renaud et Piaf en se disant que “c’était mieux avant”? On serait tentés de dire oui dans un sanglot. Sauf qu’il y a Marie Amali. Et ça change tout.

22 ans, pianiste depuis ses 6 ans et chanteuse à la voix étonnamment mure, cette perle redonne à elle seule ses lettres de noblesse à la variété Française. Pour essayer de vous la situer, prenez la douceur complexe de Camille, ajoutez-y l’intelligence d’écriture de Java et servez le tout dans l’enveloppant volet progressif de Pink Floyd. Les passages piano volontairement longs se déroulent en nous emportant avec eux, la voix est impeccablement placée et on a juste envie de se laisser porter par la douce chaleur que chaque morceau propose.

Si la découverte de cette artiste est une excellente nouvelle pour nos oreilles, elle est due également au travail de Bajo El Mar et du Phare qui, de part leurs accompagnements même/surtout pendant des confinements, révèle des talents de ce niveau. Vivement la suite.

Marie Amali est à découvrir sur Youtube, Fb @marieamalioff et toutes les plateformes de streaming

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