Journal-Diagonale

Au milieu des pavillons résidentiels et entreprises en tous genres de la zone industrielle de Pahin à Tournefeuille se dresse un lieu qui gagne à être connu : l’Usine. Labellisée Centre national des arts de la rue et de l’espace public (CNAREP) en 2016, les parois de ce géant de taule abritent, sur 3 500 m2, plusieurs espaces, dont un atelier de couture, une grande halle de construction outillée pour la fabrication de décors, une salle « artivalente » où les artistes répètent, modulable en salle de spectacle pour vous accueillir lors des représentations et un bar-restaurant aux couleurs solaires avec jardin. Depuis 2008, plus de 60 000 spectateurs et 450 compagnies artistiques ont ainsi été accueillis à l’Usine.

© Erik Damiano – le petit cowboy

« À l’Usine, une attention toute particulière est portée pour favoriser et soutenir le processus de création en accueillant, chaque année, une vingtaine de compagnies en résidence » souligne Céline Blanché, directrice adjointe du lieu. Le projet artistique et culturel porté par l’Usine infuse à l’échelle des 37 communes de la métropole toulousaine. « L’Usine défie la notion d’espace en faisant la promotion d’un programme nomade qui dépasse ses propres murs pour partir à la rencontre du public » nous confie Mathieu Maisonneuve, directeur de l’Usine. À cette diversité des lieux de représentation s’ajoute celle des genres artistiques (théâtre, danse, cirque, …) et des formes (intimes, monumentales, déambulatoires, …).

L’Usine puise sa singularité dans la présence permanente du bureau de production Les Thérèses et de trois compagnies : Le PHUN (compagnie emblématique des Arts de Rue qui s’est notamment produite en Australie, en Belgique et au Vietnam), La Ménagerie et La Machine. Celle-ci vous a subjugués avec son spectacle Le Gardien du Temple et son minotaure arpentant les rues de Toulouse, l’exemple même de ce que l’Usine permet de créer à des fins insolites et majestueuses.

Pour terminer en beauté la saison, outre l’expérience musicale subaquatique Water music (voir article ci-contre), vous pourrez découvrir les 17 et 18 juin les premières d’I’m not Giselle Carter, une création mise en scène par Marlène Llop du collectif toulousain BallePerdue. « Sur un terrain, non-loin de nulle-part, la mort de Beyoncé tombe du ciel. Commence une série de prodiges et de miracles ». Tel est le pitch très mystérieux de ce « poème paranormal » qui mêle installation, danse, concert et performance et auquel ont pris part des volontaires. « A l’Usine, le public peut devenir acteur à part entière de la création et non plus simplement spectateur » conclut Céline Blanché. On a très envie d’essayer, et vous ?

l’Usine – Centre National des Arts de la Rue et de l’Espace Public

6 impasse Marcel Paul – ZI Pahin 31170 Tournefeuille

05 61 07 45 18

https://www.lusine.net/

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