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Vue d’architecte

Le transport de ses usagers est l’un des points forts de la politique de Toulouse Métropole. L’objectif : déployer un réseau maillé plus attractif et plus lisible. Et les outils pour faciliter les déplacements ne manquent pas. La commune de Colomiers veille à parfaire son offre en la matière, et met la mobilité au centre de ses préoccupations. Les gros chantiers de Toulouse Métropole, autour de la troisième ligne de métro ou la création de la ligne « Aéroport express », redessinent quant à eux la mobilité de l’ouest toulousain. 

Très attendue des usagers, la troisième ligne de métro est configurée pour fluidifier la circulation, et améliorer la desserte des bassins d’emplois de l’agglomération. Avec pas moins 21 stations et 200 000 emplois desservis, les 27 kilomètres de tracé de cette 3e ligne dessinent une artère économique qui irrigue la métropole d’Est en Ouest. L’idée étant de rapprocher les deux principaux pôles de mobilité- la gare TGV Matabiau et l’aéroport international-, et de relier les pôles économiques de l’aéronautique, de l’espace et de la recherche. L’ouverture de la troisième ligne de métro est annoncée pour 2025.

 

 

 

DIAGONALE : Quelles ont été les motivations essentielles qui ont amené à la création de cette troisième ligne de métro ?
JEAN-MICHEL LATTES : En 2014, les résultats des enquêtes démographiques et de déplacements ont mis en avant deux tendances majeures de la mobilité propres à la grande agglomération toulousaine. D’une part, une croissance de population record en France, avec environ 15 000 habitants supplémentaires chaque année. (…) Ceci nous a conduit à définir comme priorité n°1 de notre stratégie globale de mobilité, la recherche de solutions de manière à augmenter très significativement la part des transports publics dans l’accès aux emplois, y compris depuis les territoires non desservis directement par le métro. Le métro est ainsi la meilleure solution, de par sa capacité de transport, de par son indépendance vis-à-vis des conditions de circulation et enfin sa faculté, en complément des autres réseaux de transport, à diffuser des  déplacements depuis les zones d’habitat depuis les grands pôles d’emploi.
D : Quelle est l’ambition de ce chantier ?
JML : Cette troisième ligne doit desservir un corridor comprenant près de 200 000 emplois, y compris les 70 000 emplois situés dans la zone aéronautique au nord-ouest, et les 60 000 emplois situés au sud-est, dont Montaudran et Labège, sans oublier le secteur du grand projet Toulouse Euro Sud-Ouest. Plus que les lignes A et B, cette troisième ligne est celle de l’emploi et de la connexion avec le réseau ferroviaire, avec 5 points d’interconnexion : la gare de Colomiers, La Vache, Matabiau, Montaudran et Labège.  A l’ouest, cette troisième ligne est complétée, au sein du même projet « Toulouse Aerospace Express », avec la ligne Aéroport Express qui permettra de mieux desservir l’aéroport et les emplois aéronautiques situés à Blagnac, notamment les sièges d’Airbus et d’ATR. Concernant Colomiers, cette ligne desservira la gare de Colomiers, et les sites d’Airbus Colomiers et St-Martin. Ainsi, elle servira à la fois aux habitants de Colomiers souhaitant se rendre à Toulouse, ou bien encore travaillant dans la zone aéronautique, de part et d’autres des pistes de l’aéroport.

Les travaux débutés en juillet dernier ont laissé place à une aire de covoiturage flambant neuve à Pibrac. Située à côté du garage Renault près du rond-point menant à la RN124 par la sortie n°7, cette aire dispose de 29 places. D’ici fin novembre, des bornes de recharge verront également le jour pour les voitures électriques. Un projet qui permet aux automobilistes de stationner gratuitement leurs voitures, pendant qu’ils partageront leurs trajets habituels dans un seul véhicule avec des covoitureurs.

Avec cette aire de covoiturage, Pibrac s’inscrit dans une démarche écologique permettant un désengorgement de la circulation dans la ville et sur les axes principaux reliant la périphérie de l’ouest toulousain. À cela s’ajoute le nouveau Plan Local de Déplacement Multimodal présenté par la municipalité qui comprend plusieurs actions. On y retrouve notamment la promotion de l’expérimentation de nouvelles formes de travail comme le télétravail et les horaires décalés, ainsi que la mutualisation de moyens entre les opérateurs de la zone aéronautique dans le but de partager les déplacements en entreprise. L’application Karos par exemple, donne la possibilité de partager le trajet entre le domicile et le travail avec d’autres covoitureurs, réduisant ainsi le nombre de voitures présentes dans la zone avec seulement une personne à bord. Une solution intéressante financièrement pour les utilisateurs qui peuvent ainsi réduire leurs charges.

Ce projet est financé entièrement par l’Europe grâce au programme UIA (projet COMMUTE) et par Toulouse Métropole pour favoriser le développement durable.

Bretelle ô combien problématique, la sortie numéro 6 de la RN124 donnant sur le Perget va enfin connaitre les travaux visant à la rendre plus fluide et surtout sécuritaire.

Fin août 2018, la Direction Régionale des Affaires Culturelles avait prescrit à Toulouse Métropole la réalisation d’une fouille archéologique au niveau des travaux de voirie, suite à la découverte d’une quinzaine de silex datant de la période du paléolithique. Si de telles fouilles avaient été nécessaires, le démarrage du chantier de voirie aurait été décalé d’environ 1 an, soit un démarrage en octobre 2019.
Études complémentaires à l’appui, Toulouse Métropole a pu trouver une solution pour modifier le projet de voirie, évitant la réalisation de cette fouille.  Elle implique d’accentuer les pentes des voiries créées entre leurs 2 points de raccordements (RN124 et boulevard Victor Hugo). La conséquence est le rehaussement de la voie, n’obligeant pas à creuser trop profon
d et ainsi préserver  les vestiges archéologiques en sous-sol.

Les travaux vont donc officiellement commencer lundi 22 octobre par un balisage de soir (panneaux de chantier, marquage jaune au sol, glissières de sécurité) sur la RN124 et le boulevard Victor Hugo.

7 mois de travaux sont à compter, livraison prévue donc pour mai 2019