C’est dans ce contexte de pleine santé que le MEETT (prononcez « Miit ») a été imaginé. Cette désignation provient de « Meet », rencontrer en anglais, adjoint d’un T pour Toulouse. Littéralement, le nouveau Parc des Expositions propose au monde entier de rencontrer Toulouse. La singularité de cette nouvelle infrastructure est qu’elle regroupe sur un même lieu un Centre de Conventions et des halls d’expositions (7 pour être précis).

De gauche à droite, Bernard Keller, vice-président de la Région Occitanie,
Jean-Luc Moudenc, maire de Toulouse et président de Toulouse Métropole
et Georges Méric, président du Département de la Haute-Garonne.

Promoteur et financeur principal, Toulouse Métropole est épaulé par la Région Occitanie et le Département de la Haute-Garonne dans cette aventure. Coût total de la réalisation de ce qui est le plus gros chantier de la région : 311 millions d’euros, assumés à 63 % par Toulouse Métropole, 15 % par la Région Occitanie, 15 % le Département de la Haute-Garonne et 7 % par Tisséo. Côté exploitation, pas de changement. La tâche est confiée pour une durée de 20 ans Toulouse Événements, filiale de GL events, actuel exploitant du site du Ramier. L’entreprise annonce d’ores et déjà l’organisation du Salon « Global Space in Toulouse by Toulouse Space Show » le 16 juin 2020, premier événement du MEETT. Il rassemblera les plus grands acteurs mondiaux du secteur du spacial lors de ce nouveau rendez-vous. Cet événement abordera la problématique très large de la contribution du spatial aux défis globaux. C’est à partir de juin 2020 que Toulouse renforcera sa position parmi les grandes destinations de tourisme d’affaires internationales avec la mise en service du nouveau Parc des Expositions et Centre de Conventions. Cette infrastructure modulable de dernière génération se situe à proximité de l’aéroport duquel des navettes seront rattachées. Grâce à la prolongation de la ligne T1 du réseau de tramway en 2019 (mise en service prévue pour l’inauguration du MEETT), il disposera avec une station directement sur le parvis d’entrée d’une connexion avec l’ensemble de Toulouse, notamment le centre ville. Un double aménagement routier est également en cours : par le nord en 2×2 voies depuis un giratoire qui sera créé sur la RD 902 prolongée jusqu’à la RD 2, par le sud, avec la création d’une voie nouvelle d’entrée au Parc à partir de la RN 224.

Proposant un total de 4500 places de stationnement (dont 3000 en parking aérien à étages), le MEETT permettra de répondre au mieux aux besoins des organisateurs de congrès. Il dispose pour cela d’un Centre de Conventions de 15 000 m2 et d’un hall d’exposition de 40 000 m2 , lui octroyant la troisième capacité d’accueil en France en dehors de la capitale, après les villes de Lyon et Bordeaux.L’extérieur du Parc est également utilisable pour des manifestations de plein air et propose à lui seul 25 000m2 de surface. Il ouvre le champ des possibles pour des manifestations d’envergure nécessitant de se tenir en extérieur.

Avec une surface totale s’étendant sur 100 hectares, le colosse MEETT ne s’est pas pour autant installé par la force. Grâce à sa certification Haute Qualité Environnementale (HQE) et la labellisation internationale Leadership in Energy and Environmental Design New Construction (LEED-NC), il se veut aussi respectueux de l’environnement que possible. Sa création répond à une « charte de chantier à faible impact environnemental et à nuisances limitées », dite « charte chantier propre ». Signée par l’ensemble des entreprises intervenant sur le chantier, elle synthétise un ensemble d’objectifs de propreté, de développement durable, de respect de l’environnement humain et milieu naturel définis. Ainsi, un écologue s’est vu assister la maîtrise d’oeuvre afin que les actions à réaliser à des fins de protection du milieu naturel soient planifiées et réalisées de manière compatible avec le chantier. La zone abrite en effet des espèces naturelles comme le Grand Capricorne, l’OEdicnème criard et la la Cicendie naine que la création du MEETT a tenu à conserver. Pour ce faire, des zones spécifiques dites de « compensation environnementale » et de « mise en défens » ont été définies aux abords du site. Il s’agit d’un périmètre de surface égale au projet réparti sur 3 zones alentours et sur lesquelles aucune construction ne sera effectuée.

© Les Yeux carrés

Grâce à son dynamisme économique et son attractivité, il était urgent pour l’agglomération toulousaine de se doter d’une structure d’accueil à la mesure de son rang national. Pensé et construit en fonction de son environnement, le MEETT peut paraître disproportionné tant les chiffres annoncés sont immenses. En réalité, il ouvre de formidables perspectives de rayonnement pour la région, quelque soit le type d’événement. Pour ce qui est du site du Ramier, sachez qu’il sera détruit et remplacé par un parc similaire à celui qui a pris place non loin de là sur ce qui était jadis le complexe de nuit Le Ramier. L’ensemble formera un espace vert au creux de deux bras de Garonne, prolongeant d’autant plus la compensation écologique du projet.

 

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