Les 24 et 25 octobre 2026 se tiendra la 34eme convention Alcooliques Anonymes, à Colomiers. Ce regroupement propose des échanges autour de thématiques liées à l’alcoolisme et est ouvert à toutes et tous (membres ou non des Alcooliques anonymes). L’association des Al-Anon sera également présente pour celles et ceux qui serait affectés par l’alcoolisme d’un proche et souhaitent en discuter.
L’événement se déroule en plusieurs temps ; réunions et partages sur des thématiques diverses (« Ne plus avoir honte », « L’honnêteté avec soi même » ou encore « Savoir en rire »), mais aussi de moments conviviaux comme les repas, une projection et un dancing.
Si cet événement vous intéresse, n’hésitez pas à vous renseigner sur le site internet Alcooliques anonyme Midi-Pyrénées, AA France ou à écrire à l’adresse mail suivante pour plus de détails : conventionmp2026@gmail.com
Témoignage d’un membre des Alcooliques Anonymes : « Participer à une convention m’a permis de me sentir compris et soutenu dans ma démarche de ne plus ni souffrir, ni consommer d’alcool. L’amitié présente permet de se rétablir avec amour et bienveillance«
Si vous pensez avoir un problème avec l’alcool n’hésite pas à consulter le site AA France ou téléphoner à la permanence téléphonique nationale au 09 69 39 40 20.
Informations Pratiques : – Date : 24-25 octobre 2026 – Lieu : Best Western Plus, Le Canard sur le Toit, 58 Chem. de la Salvetat, 31770 Colomiers – Coût d’inscription : Entre 18€ et 22€ (Possibilités de restauration sur place) – Pour vous inscrire, visitez notre site web : https://www.alcooliques-anonymes-midi-pyrenees.fr/convention-midi-pyr%C3%A9n%C3%A9es-2026/
ou encore AA France : www.alcooliques-anonymes.fr et en région : www.alcooliques-anonymes-midi-pyrenees.fr Pour plus d’informations, veuillez contacter : conventionmp2026@gmail.com
Lorsque je buvais, Noël était un enchaînement de copieux repas avec beaucoup d’alcool. A la fin de tels excès, c’était souvent quelques kilos de plus, et surtout beaucoup de fatigue. Paradoxalement, c’était un des moments où il y avait le moins de conflits familiaux, car tout le monde faisait un effort. Je dois avouer que lors de mes plus grands jours de consommations, je devais boire en cachette, car il m’en fallait plus que les autres… Et ça, petit à petit, ça m’a miné.
Lorsque j’ai arrêté de boire, le passage de Noël me semblait très très compliqué, car les tentations sont grandes de boire, alors j’ai dû refuser quelques repas et expliquer à ma famille proche que je ne buvais plus. Les partages lors des réunions AA m’ont permis de voir les choses avec moins de peurs. Et au final ça s’est bien passé, les repas sont maintenant moins longs, la convivialité reste la même et j’ai même beaucoup plus de disponibilité pour faire des jeux et organiser les repas, car je suis beaucoup moins « fatigué ».
Lorsque je buvais, le premier de l’an était caractérisé par une grande fête entre amis très arrosée. A la fin, c’était des trous noirs, beaucoup de promesses non tenues et des souvenirs… parfois nets.
Lorsque j’ai arrêté de boire, le passage du nouvel an me semblait très très compliqué. Aux réunions AA, on m’a suggéré d’agir avec prudence, ce que j’ai fait. Les premiers temps, j’ai décidé d’éviter les endroits où la tentation était trop grande. Et puis, jour après jour, réunion après réunion, grâce aux partages des amis, j’ai compris que c’était possible de vivre pleinement sans alcool.
Maintenant, les choses ont changé, je vis une vie plus sobre. Mais comme j’aime danser, je peux aller en boîte toute la nuit, m’amuser, danser, sans boire. Et pas forcément qu’au nouvel an, chaque jour est à vivre pleinement.
Le groupe Alcooliques Anonymes de Colomiers sera bien ouvert les 25 décembre et 1er janvier. Il y a d’autres groupes ouverts le 24 & 31 décembre. La porte est ouverte !
Groupe Alcooliques Anonymes de Colomiers : tous les jeudis de 19h30 à 21h00 (y compris les jours fériés), 3 Square Lahille, ancienne école Jean Macé, 1er étage, salle N°5 – mail du groupe aa.colomiers@gmail.com
Dans mes années d’alcoolisation intensive, en été, l’apéro était synonyme d’alcool. À peine mangé une chips, il me fallait le premier verre puis le deuxième et ainsi de suite jusqu’à que mon corps ne puisse rien avaler. Lorsque je devais rencontrer des amis qui buvaient raisonnablement, je prenais quelques verres chez moi avant pour pouvoir avoir “ma dose” et ainsi me sentir pleinement dans la convivialité.
Le lendemain, cependant, les souvenirs devenaient de plus en plus flous et il m’était impossible d’avoir des relations normales, car je ne me souvenais pas de la moitié des échanges que j’avais pu avoir. Lorsque l’on me rappelait mes actes oubliés des précédents apéros en rigolant, un profond sentiment de honte s’installait et souvent me faisait quitter la conversation, je me retrouvais seul, à boire.
Lorsque j’ai enfin décidé d’arrêter de boire et de me faire aider par les alcooliques anonymes, je me suis rendu compte que beaucoup d’autres personnes subissent également ces sentiments de honte face à des trous noirs. Désormais, je ne suis plus seul face à mes problèmes et je rencontre des personnes heureuses de vivre.
En début d’abstinence et pendant le temps qui m’a été nécessaire, j’ai évité ces événements par prudence, car je ne me sentais pas prêt et ça me semblait beaucoup trop risqué. Après avoir appris à dire « non » lorsqu’on me propose un verre d’alcool, j’ai commencé à accepter les invitations. Quelle surprise de me rendre compte que la majorité des personnes n’y prête même pas attention, je ne suis pas le centre de l’attention. Je remarque même que beaucoup de personnes boivent peu.
Maintenant, j’accepte les invitations avec plaisir, les personnes présentes m’intéressent plus que le contenu des assiettes et des verres. Je peux suivre la vie de mes amis sans trous de mémoire, quel bonheur ! Je suis toujours encore dans les premiers à partir lorsque je sens la fatigue arriver, mais je repars avec le sourire et plein de souvenirs en tête.
J’ai poussé la porte dans le but d’arrêter de boire. Je remarque maintenant que j’ai appris bien plus, j’ai appris à vivre, heureux, sans souffrir et sans alcool. Les moments d’échanges estivaux autour d’un repas ou d’une boisson sont vécus pleinement et tous les souvenirs restent en moi, ça marche. Merci aux alcooliques anonymes pour ce beau cadeau.
Groupe Alcooliques Anonymes 3 Square François Lahille 1er étage, Salle 5 31770 Colomiers
Plus de 20 ans à m’enliser toujours plus dans l’alcool, des cures en Hp, des thérapies à chaque foisavortées et un jour, j’ai fini seul, n’ayant même plus une seule personne à appeler. Un « plus dutout de choix », 20 ans à en avoir marre et là, d’un coup, la bascule : marre… d’en avoir marre.L’instant où le verre déborda fut le sursaut salvateur: ma première réunion en AlcooliquesAnonymes. J’y suis allé comme un automate, un acte sans réflexion aucune, l’instinct de survie.Précision « amusante » : tout ce qui pouvait ressembler à des groupes de personnes qui parlaientde leurs addictions, ce que j’avais croisé lors de quelques cures, y assistant par obligation, j’enavais toujours eu une sainte horreur, une détestation, une répulsion trop forte pour quelle neraconte pas quelque chose d’essentiel sur moi, au moins deux choses : 1) ma difficulté, ou plusexactement mon incapacité à me relier à d’autres êtres humains… Et 2) La conviction trèségocentrique et donc, totalement stupide, que de toutes façons je finirai par m’en sortir seul !! J’aibien fini seul, et juste à un cheveux d’être sorti de la vie par l’alcool.Dès cette première réunion j’ai ressenti que j’étais à ma place, enfin je venais d’accoster dans monport d’attache. Ils étaient passés par le même chemin de désespérance. Ils s’en étaient sortis. Ilsavaient trouvé la méthode pour vivre heureux, sans boire une goutte d’alcool, sans la moindre envieni besoin d’y retoucher. Ils souriaient. Ils ne m’ont pas jugé. Ils m’ont compris. Ils m’ont rassuré.Ils m’ont accueilli simplement, sans tambours ni fanfares. Ils m’ont tout donné.J’ai donc pris un billet pour une longue croisière avec eux, croisière tout en douceur qui commenceun jour et jamais ne finit. En croisière donc mais pas en mode touriste assisté car en AA, si toutn’est que suggestions, il est plus que suggéré de se mettre en marche si on veut pouvoir espérertrouver la porte vers une nouvelle vie. Disons que ce serait plutôt pertinent sinon, sinon….. leretour au comptoir sera inéluctable. L’obsession gagne à tous les coups, c’est du 100 %, la seule etunique issue en point de départ d’une toute nouvelle vie : capituler devant ce « poison » qui me tuechaque jour un peu plus, moi et tout mon entourage. J’ai adoré l’ivresse que me procurait l’alcoolmais là, depuis 4 ou 5 ans, je n’en pouvais plus, contrainte de chaque instant, j’étais son otage, dulever au coucher, ou plutôt du lever au.. tomber.La philosophie de ce programme en 12 Etapes m’a scotché et m’a sauvé, une caisse à outils poursoigner ce profond malaise, ces raisons qui m’ont toujours fait boire. L’aspect spirituel, que j’aidans un premier temps et comme tout nouvel arrivant, confondu avec du religieux, a toujours été aufinal ce qui m’a apporté cette légèreté et cette énergie de vie qui me manquait tant. Le spirituel,pour moi, c’est juste me décaler enfin de mon ego mortifère, trouver ma place en devenant« acteur » de mon rétablissement, acteur de ma vie, apprendre à aimer cette vie, les gens et pourcommencer, à m’aimer moi-même, m’accepter tel que je suis. Et puis, comment ne pas dire un motsur cet aspect humain qui change tout, qui est LE carburant, cette amitié, cet amour que je trouvedans ces réunions, s’entraider, se retrouver, s’appeler, se relever ensembles, être reliés et unis, lavie prend tout son sens, plus jamais seul.Dans ce mode de vie, la cerise sur le gâteau c’est que je découvrais peu à peu un fonctionnementque j’avais toujours rêvé, idéalisé : pas d’inscription, pas de hiérarchie, pas d’obligations, pas dedirectives, pas de pouvoirs, totale transparence sur tout. En gros, je vais en réunion si et quand jeveux, je parle si je le veux, je m’implique dans la vie d’un groupe si je le décide, je mets dans cechapeau qui fait le tour de la table en fin de réunion (rien à voir avec une quête) si je veux et ce queje peux. Un geste dérisoire en comparaison des sommes que j’engloutissais dans l’alcool et surtout,le reflet de mon investissement à me rétablir. Cela permet aussi de faire imprimer quelquesouvrages qui nous guident pour se rétablir, de payer les loyers des salles et pas plus, rien d’autre àchercher. J’ai donc voulu, désiré, adoré et j’adore toujours faire partie de ce Tout, le contraire del’illusion que me créait l’alcool, me croire Tout et n’être rien. Au premier abord, on se demandetoujours comment cela peut fonctionner, perdurer…. Pourtant, ça marche et plutôt très bien.Liberté totale, faire ensemble pour que le bien être commun permette à tout un chacun de continuerde s’épanouir, là est le seul secret.Venir se faire sa propre idée le temps d’une réunion, celan’engage à rien mais par contre, ça peut changer une vie, la mienne a été totalement etmerveilleusement bouleversée et continue de l’être.Louis, alcoolique abstinent et heureux de l’être.Groupe de Colomiers : tous les jeudis 19h30-21h – Salle N°5 au 1er étage. Ancienne école Jean Macé. 3 Square Lahille.Colomiers. Réunion ouverte aux non alcooliques (entourage, professionnels, autres…) le 2ème jeudi de chaque mois.https://www.alcooliques-anonymes-midi-pyrenees.fr/https://www.alcooliques-anonymes.fr/Lien pour les visio-réunions organisées sur le territoire nationalhttps://www.alcooliques-anonymes.fr/nos_reunions/visio-reunions/
Je m’appelle Louis et je suis malade alcoolique. Pendant très longtemps j’ai cru que je me sortirai de mon problème d’alcool tout seul et surtout, jamais je ne me serais vu faire partie d’un groupe de parole. Pour moi, tout ça c’était du : blablabla…. Moi bien sûr, me pensant au dessus de tout ça, pas concerné, trop fort et au final, à m’enliser toujours plus. Et puis, est enfin venu le jour où je n’ai plus eu la moindre force de combattre ni de continuer à me débattre dans le vide . Ce jour là, je suis allé à une réunion des Alcooliques Anonymes, ce ne fut pas une décision vraiment réfléchie mais plus l’instinct de survie qui supplanta mon entêtement morbide.
Cette première réunion fut le 1er jour de ma nouvelle vie mais ça, je ne l’ai vu que plus tard. Vivre sans alcool ET trouver un début de bonheur simple, une vraie liberté, jamais je n’aurais pu l’imaginer possible, pourtant, c’est ce qui m’est arrivé et qui perdure depuis des années. J’ai toujours reçu l’aide, l’expérience et la bienveillance dont j’avais besoin, sans le savoir. Les solutions étaient en moi et grâce à l’aide des autres membres, j’ai pu enfin commencer à les faire éclore petit à petit. AA c’est une famille pour moi, une histoire de rétablissement, une histoire d’amitiés très fortes, une histoire d’amour qui a donné tout le sens qui manquait à ma vie. Des groupes sur Toulouse, en périphérie également et entre autres, tous les jeudis à 19h30 le groupe de Colomiers depuis 5 ans.
Venir se faire sa propre idée n’engage à rien, aucune obligation de rien, même pas de s’exprimer, on peut simplement écouter et repartir comme on est venu, pas de carte d’adhérent, je prends ce que je veux et je laisse le reste. Essayer ne coûte rien, et qui sait..?
Groupe Alcooliques Anonymes 3 Square François Lahille 1er étage, Salle 5 31770 Colomiers
Carole vient de fêter sa 4ème bougie d’abstinence, au sein du groupe des Alcooliques Anonymes de Colomiers, qu’elle fréquente tous les jeudis soirs. Son fils de 20 ans l’accompagnait ce soir-là, ému et fier de son rétablissement.
Carole est arrivée dans l’association en mai 2019. « Cela faisait des années que je me débattais avec ma consommation d’alcool. J’avais tout essayé : les médicaments, les thérapies, la cure et je rechutais avec des conséquences chaque fois plus dramatiques. J’étais dans une souffrance terrible, j’avais perdu l’espoir.
Et c’est en Alcooliques Anonymes que je l’ai retrouvé. En rencontrant des personnes qui souffrent de la même maladie que moi, parce que c’est une maladie et non un vice. J’ai été accueillie dans le groupe avec beaucoup d’amour. Alors que je vivais dans la honte, j’ai été soutenue et encouragée par des plus anciens, j’ai pu partager sur ce qui me préoccupait, et commencer à avancer grâce à leurs suggestions dans le programme en 12 étapes qui guide notre rétablissement. C’est un programme simple pour des gens compliqués ! qui m’amène à faire un travail sur moi, à enfin prendre mes responsabilités, à agir, à essayer, un jour à la fois.
Et je continue au bout de 4 ans à aller en réunion toutes les semaines. C’est un choix pour continuer d’aller bien. Car j’ai une maladie dont on ne guérit pas, mais que je peux stabiliser. Et ce n’est pas triste. Ce qui l’était c’était ma vie d’avant.
En réunion, j’apprends énormément de choses en écoutant les autres. Et je ne suis plus jamais seule quand je suis débordée par mes émotions, il y a cet endroit à moi, important pour moi, où je peux parler de ce que je ressens, de ce qui me met en colère ou m’angoisse, sous l’œil bienveillant des autres membres et dans l’anonymat. L’anonymat était essentiel pour moi par rapport à mon travail.
Au sein des Alcooliques Anonymes j’ai compris que je ne pouvais pas refaire le passé mais je peux aller de l’avant. Je reprends confiance en moi. Aujourd’hui j’interviens avec d’autres amis du mouvement dans les hôpitaux pour rendre un peu de ce que j’ai reçu et de ce que j’avais perdu, l’espoir.
Groupe Alcooliques Anonymes de Colomiers : tous les jeudis de 19h30 à 21h00 (y compris les jours fériés), 3 Square Lahille, ancienne école Jean Macé, 1er étage, salle N°5 – mail du groupe aa.colomiers@gmail.com
Abréviée AA, les Alcooliques Anonymes est une association d’ampleur mondiale qui aide les personnes ayant un problème avec l’alcool et qui veulent s’en défaire. Leur pédagogie est unanimement reconnue comme étant d’une grande efficacité. Colomiers dispose désormais d’une telle structure où chaque membre n’est soumis à aucune obligation, tout étant suggéré et porté par l’entraide.
L’alcool, en parler pour s’en libérer.
Le but premier des Alcooliques anonymes est d’apprendre à vivre heureux sans alcool. Le rétablissement se base sur un programme en douze étapes qui invite à l’introspection tout autant qu’à agir. La «récompense» est de voir régulièrement d’autres alcooliques rejoindre les rangs pour tendre vers une nouvelle vie sans alcool.
Pour les Alcooliques Anonymes, vivre sans alcool c’est avant tout apprendre à vivre librement, à redevenir des citoyens à part entière de ce monde. Aucune hiérarchie entre ses membres et une garantie absolue d’anonymat permettent à tous ceux qui rejoignent l’association d’y être accueillis sans jugement. Ni inscription, ni cotisation : chacun est libre d’assister au nombre de réunions qu’il souhaite, de se présenter ou non, de parler ou non.
C’est une façon de se rétablir qui a permis et continue de permettre à des millions d’alcooliques à travers le monde de vivre debout et heureux sans alcool. Si vous vous sentez concerné par ce problème, sachez que le groupe de partage de Colomiers ouvre ses portes tous les jeudis, de 19h30 à 21h00 au 3 Square Lahille, 1er étage, salle N°5.
Diagonale tire son chapeau à cette association qui croit beaucoup aux valeurs de solidarité et d’entraide mais également à tous ceux qui se battent avec courage contre ce fléau.