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Alors que les circuits courts connaissent un développement exponentiel, Minjat! renouvelle la rencontre « Presse ton jus » les vendredi 9 et samedi 10 octobre. On pourra fabriquer son propre jus de pommes en compagnie de producteurs locaux. Une façon, pour les clients, de donner du goût et du sens à leur panier de courses. Plusieurs élèves de primaire participeront aussi à ce moment dans le cadre d’un projet scolaire sur le goût.

Contrairement à la plupart des produits qui parcourent en moyenne 2 000 km avant d’arriver dans notre assiette (source Xerfi), chez Minjat!, magasin d’alimentation et cantine en circuit court installé à Colomiers, près de Toulouse, 90 % des produits proviennent d’Occitanie ; fruits et légumes, viande, poisson, fromages, épicerie fine, aliments secs et liquides, boissons… illustrent une offre régionale alimentaire abondante et très variée. Plus de 250 producteurs livrent chaque jour, à tour de rôle, le point de vente, qui s’interdit d’aller chercher plus loin ce qui pousse ici ; à l’image de Tom, producteur de pommes au Verger de Foncoussières à Rabastens dans le Tarn et de Francis de l’exploitation Del Fitou à Mirabel dans le Tarn-et-Garonne. Tous les deux seront présents vendredi 9 et samedi 10 octobre, pour rencontrer les visiteurs et les aider à fabriquer leur propre jus de pommes grâce à l’installation d’un pressoir à l’ancienne devant le magasin (2,95€/litre, -0,50 cts € si on ramène son propre contenant).
Malgré le contexte, Minjat! a souhaité renouveler son évènement, pour continuer de faire vivre la campagne en ville. Sur place, la seconde édition de « Presse ton jus » se déroulera dans le strict respect des obligations sanitaires. Elle parvient toutefois à innover cette année en déplaçant la campagne jusque dans l’école primaire Alain Savary de Colomiers. Dans le cadre d’un projet sur le goût que mènent les enfants une rencontre est prévue avec Cyril Picot, co-fondateur de Minjat!, pour découvrir le pressage de jus de pommes, comme autrefois. C’est l’occasion pour les écoliers de donner du sens à leur projet et de prendre conscience de l’importance de bien se nourrir, localement si possible !

Cinq tonnes de pommes pressées dans le week-end

L’an dernier, la première édition de « Presse ton jus » a rassemblé près de 300 participants qui ont pressé 2,5 tonnes de pommes. Des chiffres qui pourraient bien doubler cette année, compte-tenu du développement exponentiel des circuits courts. Le pressage de cinq tonnes de fruits est prévu ce qui équivaut à 2 500 bouteilles. Par ce type d’évènement Minjat! poursuit sa volonté d’aider à changer le monde par l’assiette. Pour plus de transparence, une charte a été élaborée avec la vingtaine de producteurs associés qui garantit leur juste rémunération. « Quand vous dépensez 10€ chez Minjat! C’est 6,20€ en moyenne qui revient au producteur » avance Cyril Picot. Côté consommateur, le travail pédagogique autour de la notion de prix « juste » commence à porter ses fruits, pour soutenir un modèle agricole durable, goûteux et équitable. « Changez le monde par l’assiette ! », pourrait ainsi devenir la nouvelle devise de Minjat! à consommer sans modération…

Minjat !
2/4 Av André-Marie Ampère, 31770 Colomiers
05 82 08 30 73
Fb : @minjatcolomiers

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Au moment où les débats autour du glyphosate et de la tomate hors sol font rage, les Français se tournent de plus en plus vers le BIO, et délaissent peu à peu les cultures dites conventionnelles. Et tandis que le consommateur est de plus en plus renseigné, les enseignes Bio se multiplient et les modes de productions alternatifs – comme les AMAP et les Ruches – se développent. A l’ère du « mieux manger », les slogans des hard discounters ne prônent pas tant les prix bas, que des produits sains et équitables. Se fournir en direct du producteur a le vent en poupe, et certains noms barbares comme « permaculture » commencent à rentrer dans le vocabulaire des consommateurs. Désormais, le combat face aux problèmes climatiques et sanitaires se passe dans l’assiette et chacun lutte armé de sa fourchette. Un panier à salade dans lequel il est parfois difficile de faire son choix. État des lieux des bonnes adresses près de chez vous.

 

 

 

 

 

 

« Le « bien-manger » demande des pré-requis. Cela doit faire partie d’un tout, de l’ADN de l’entreprise, et de ses bases profondes ». Pour Pascale et Dominique Bonnel, directrice et PDG du « Carrefour Market » de L’Isle Jourdain, consommer mieux appartient à une logique globale. De la production à la vente, en passant par la collecte des déchets, chaque étape transpire une volonté d’aller dans le bon sens éthique. « Nous étions précurseur en matière de BIO il y a dix ans. Aujourd’hui, toutes les enseignes le détournent à des fins commerciales. Pour nous, il faut qu’il y ait une véritable cohérence lorsque l’on parle de BIO. Nous payons par exemple pour la méthanisation et la collecte de nos déchets. une après-midi de sensibilisation au « mieux-manger » dans les écoles, lors de « La Semaine Du Goût » et un week-end d’information autour du recyclage lors de « La Journée Nationale Du Tri Et Des Déchets ». Pour nous, l’humain et l’éducation rentrent dans cette démarche globale environnementale », expose Dominique Bonnel, PDG du « Carrefour Market » de L’Isle Jourdain.

©Hélène Ressayres

Par le biais d‘ « Act For Food », l’enseigne met aussi en place des actes forts décidés par le groupe. Un label BIO qui met en avant des produits 100% français et qui crée des partenariats avec plus de 15 000 agriculteurs affiliés. Des producteurs qui se doivent de respecter une charte, incluant audits, ou encore analyses de la terre. « Nous souhaitons que le BIO soit accessible à tous. Par le biais du « Act For Food », nous proposons des prix plus bas sur ces produits. C’est pour nous un investissement, mais celui-ci nous permet de proposer le meilleur au plus grand nombre », confie Dominique Bonnel, PDG du « Carrefour Market » de L’Isle-Jourdain. Ce sont en tout 6000 références BIO qui jalonnent les rayons de l’enseigne. Depuis 2 ans, des corners dédiés au BIO mais aussi au local ont vu le jour. « Concernant le local, notre politique demande d’appliquer un cahier des charges à la lettre. Nous ne voulons pas faire du local pour faire du local. Il faut sélectionner étroitement les producteurs pour répondre à la demande et à un seuil de qualité », explique Pascale Bonnel, directrice du « Carrefour Market » de L’Isle Jourdain. Une volonté de transparence et de cohérence qui se retrouve donc dans les actions quotidiennes de l’enseigne lisloise.

 

 

Article rédigé par Hélène Ressayres 

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Au moment où les débats autour du glyphosate et de la tomate hors sol font rage, les Français se tournent de plus en plus vers le BIO, et délaissent peu à peu les cultures dites conventionnelles. Et tandis que le consommateur est de plus en plus renseigné, les enseignes Bio se multiplient et les modes de productions alternatifs – comme les AMAP et les Ruches – se développent. A l’ère du « mieux manger », les slogans des hard discounters ne prônent pas tant les prix bas, que des produits sains et équitables. Se fournir en direct du producteur a le vent en poupe, et certains noms barbares comme « permaculture » commencent à rentrer dans le vocabulaire des consommateurs. Désormais, le combat face aux problèmes climatiques et sanitaires se passe dans l’assiette et chacun lutte armé de sa fourchette. Un panier à salade dans lequel il est parfois difficile de faire son choix. État des lieux des bonnes adresses près de chez vous.

L’AMAP établit un lien direct entre exploitant agricole de proximité et consommateur. Une volonté de maintien d’une agriculture paysanne, qui tient par un engagement contractuel entre le producteur et le « mangeur » qui s’engage à venir récupérer chaque semaine un panier composé de fruits et légumes de saison. C’est ainsi que, dans une démarche éthique commune, le consommateur est assuré de bénéficier de produits sains, et l’exploitation d’une juste rémunération. L’AMAP « Saint-Pierre D’Ax » de Blagnac, accueille à ce jour une centaine d’adhérents. « Pour les paniers de fruits et légumes, nous fonctionnons sur un système d’abonnement à l’année. Pour toutes les autres marchandises, les personnes réservent sur le site « Cagette.net », qui référencie par catalogues les produits d’une trentaine d’exploitants », développe Eric Fuilla-Weishapt, vice-président de l’AMAP de Blagnac. C’est ainsi que chocolat, viande, bière, miel, tisanes, fromages, ou encore plants de légumes, peuvent composer les paniers des adhérents, par le biais d’un système d’achats groupés. Dans cette démarche hors économie de marché, l’agriculteur écoule ainsi l’intégralité de sa production et évite la surproduction. « L’idéal est donc d’ anticiper et de commander de manière prédictive sur plusieurs mois. Cela permet au producteur de s’organiser ; notamment en ce qui concerne la viande car les calendriers d’abattoir sont contraignants dans le BIO », explique Claire Faroux, présidente de l’AMAP de Blagnac.

©Hélène Ressayres

Un « mieux manger » qui implique un consommateur plus responsable, et à l’écoute du rythme des saisons, de la nature, mais aussi de la météo qui donne désormais le LA. Une AMAP qui fait du local une priorité et dont les produits proposés sont certifiés BIO.  « Notre charte vise à favoriser la proximité, mais nous collaborons avec certains fermiers BIO à l’étranger, notamment pour des produits comme les agrumes et les huiles », ajoute Eric Fuilla-Weishapt, vice-président de l’AMAP « Saint-Pierre D’Ax ». Avec cette nouvelle façon de composer son assiette, on repense aussi sa façon de cuisiner. « On attend d’avoir les ingrédients pour élaborer ses menus ; on prépare ses plats en fonction des produits, et non l’inverse », développe Claire Faroux, présidente de l’AMAP. Des cagettes qui débordent aussi de bienveillance, puisque l’association blagnacaise propose des « Paniers Solidaires » pour aider des familles dans le besoin.

Article rédigé par Hélène Ressayres

 

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