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Pour lutter contre les incivilités du quotidien dans la ville, une Brigade Urbaine de l’Environnement sera lancée dès le mois de mars à Colomiers. Se déplaçant à vélo, elle sera chargée de repérer, traiter et de sanctionner tous les phénomènes qui polluent (au propre comme au figuré) le quotidien des résidents et visiteurs.

Photo : illustration

Comme l’ensemble des communes Françaises depuis une poignée d’années, Colomiers n’échappe pas aux incivilités. Les quotidiennes nuisances liées au bruit, aux déjections canines et consorts mais également les problèmes d’entretien comme les haies et les terrains. Ajoutons à ça les dépôts sauvages, malgré la présence de containers, poubelles et déchetteries (qui ne semblent toujours pas à la portée des bas de plafond qui préfèrent tout balancer par terre). En 2019, la Police Municipale avait constaté 433 dépôts sauvages : en 2021, ce chiffre passe à 730. Comme quoi, Darwin n’avait pas totalement raison. Ainsi, la ville lance sa Brigade Urbaine de l’Environnement. Ces agents seront les interlocuteurs privilégiés faisant le lien entre La Ville, les usagers et les services compétents.

Cette mission sera confiée aux 14 agents du Centre de supervision urbain qui gèreront également la vidéoprotection et assureront des missions d’agents de surveillance de la voie publique. Sur le volet Brigade Urbaine de l’Environnement, deux brigades de deux agents y seront affectés à temps plein. Leurs interventions seront effectuées entre 7h et 19h. Pour se déplacer, ils seront équipés de vélos électriques et d’une voiture électrique elle aussi.

Placés sous l’autorité du responsable du Pôle Police Municipale, Hygiène et règlementation, ces agents :

  • Inciteront a population au respect de l’environnement et du cadre d vie en remplissant une mission de prévention quotidienne
  • Veilleront à la propreté des voies et jardins publics
  • Relèveront l’infraction en flagrant délit via un rapport ou un procès-verbal électronique
  • Effectueront des rapports de constatation en cas de non respect de la règlementation

Les missions de ces agents seront régies par le Code de l’Environnement, le Code Pénal le Règlement sanitaire départemental et le Code de la Santé Publique.

Photo : Julien Fitte

Partir en vacances sous entend dans la plupart des cas de laisser sa maison sans surveillance. À moins que vous ayez pour habitude de faire patrouiller un service de sécurité privé pour garder votre territoire (manœuvre certes efficace mais quelque peu onéreuse), votre domicile se trouve à la merci de potentiels brigands. Pour rassurer ses habitants et ainsi leur libérer l’esprit, la ville de Fonsorbes a mis en place, en association avec sa police municipale et la gendarmerie, une opération tranquillité vacances. À destination des particuliers et des entreprises, ce dispositif assure une surveillance gratuite de vos locaux lors de votre absence.

Il vous suffit pour cela de remplir une déclaration en indiquant quelques informations (lieu, dates, type de site…) et vous voila gracieusement intégré au dispositif. Ayant déjà fait ses preuves dans de nombreuses communes de l’Hexagonne, l’opération tranquillité vacances est une façon suplémentaire de s’assurer des vacances sous le signe de la détente…

Lien d’inscription pour particuliers :
https://www.fonsorbes.fr/wp-content/uploads/2018/08/Formulaire-fiche-de-surveillance-Op%C3%A9ration-tranquillit%C3%A9-vacances-OTV.pdf

Lien d’inscription pour les professionnels
https://www.fonsorbes.fr/wp-content/uploads/2019/02/Formulaire-de-surveillance-Op%C3%A9ration-tranquillit%C3%A9-vacances-OTV-Entreprise.pdf

 

Qui n’a jamais eu la hantise de revenir de vacances pour découvrir sa maison vandalisée ?  Toutes les solutions sont alors imaginées pour éviter ce désarroi : laisser une lumière, une radio ou une télé allumée (pensez à l’écologie ce n’est définitivement pas une bonne idée), faire venir un proche pour qu’il y ait une présence régulière… Solution qui n’entérine cependant pas le sentiment de stress qui vous envahi pendant vos congés, à l’idée de vous être fait cambriolé !

DR

Pour éviter ce problème de sécurité, le gouvernement a mis en place l’Opération Tranquillité Vacances à laquelle vous devez vous inscrire chaque année. Ce système permet a n’importe quel citoyen de demander à la police ou la gendarmerie de surveiller son domicile durant ses vacances. Des patrouilles de surveillance sont alors organisées de jour comme de nuit, en semaine et le week-end, par les forces de l’ordre. Vous serez alors prévenu en cas d’anomalie (cambriolages, effractions, tentatives d’effractions…)

Pour bénéficier de ce service, vous devrez remplir le formulaire disponible via ce lien service-public.fr, puis vous rendre au commissariat ou à la brigade de gendarmerie la plus proche pour le déposer (au moins 2 jours avant votre départ).
À savoir : La surveillance du domicile ne commencera que cinq jours après le dépôt de la demande.
En cas de retour anticipé, les habitants doivent le signaler à la police ou à la gendarmerie sans attendre.

Malgré tout, n’hésitez pas à prévenir vos voisins de votre départ pour qu’ils passent relever le courrier, ouvrir/fermer les volets afin de montrer de l’activité et dissuader toute personne mal intentionnée. De même, ne communiquez pas les dates de vos vacances sur les réseaux sociaux afin d’éviter que des inconnus puissent accéder à l’information. 

 

Nouveau directeur départemental de la sécurité publique depuis le 5 mars 2018, Nelson Bouard nous a donné rendez-vous en partenariat avec la ville de Colomiers pour nous présenter le travail de remaniement effectué pour la division ouest de Toulouse (Colomiers, Blagnac et Tournefeuille).

Une structure dépassée
La proximité géographique de la ville de Colomiers avec la métropole Toulousaine la confronte à de nombreuses problématiques de sécurité. Outre les actes de délinquance qui lui sont propres, elle doit composer avec les résurgences de sa grande sœur. Le constat met également en avant des difficultés structurelles avec notamment un cloisonnement des services et une charge administrative trop forte sur des agents initialement voués au terrain. Autant dire que Mr Bouard avait fort à faire.

Remise à plat
L’objectif du travail effectué était de retrouver un potentiel opérationnel fort. Axe majeur, le décloisonnement des services permet de gommer les problèmes de coordination et de gagner en échange d’information. Certaines unités trop petites se voient alors fusionnées à l’heure où j’écris ces lignes.

Trois niveaux
La réorganisation voulue par le DDSP va plus loin avec une structure à trois niveaux selon le degrés des affaires à traiter :
– une unité judiciaire de premier niveau (en charge des plaintes les plus communes)
– une unité judiciaire commune à la division ouest en charge des affaires plus lourdes
– le service départemental avec ses unités spécialisées.
Cette répartition des moyens va retirer une forte charge de police judiciaire aux agents de terrain et ainsi les rendre plus disponibles. La gestion s’en trouve également largement simplifiée.

Comme un aimant
L’autre problématique de l’organisation des forces de police nationale sur l’ouest est le magnétisme de la ville rose. La limite entre les deux étant de plus en plus floue, géographiquement parlant mais également au niveau des affaires (certains délinquants officient sur Toulouse mais vivent sur notre commune), Mr Bouard veut recentrer les équipes sur leur zone d’action primaire. Bien entendu il ne s’agit pas de verrouiller les frontières mais de rendre aux agents leur territoire qu’ils connaissent mieux que personne et auquel ils sont attachés.

« Main dans la main, organisés, ensemble »
Cette restructuration a nécessité un gros travail de la part des services de sécurité, conduits en bonne intelligence avec les communes de la division ouest. J’en veux pour preuve le partage des fichiers de vidéosurveillance entre la police municipale et nationale. Ces actes répondent également à une demande forte de la part de la population locale qui a été parfaitement entendue.

Le seul jour paisible, c’était hier.
La conséquence première de cette réorganisation est la décharge des actes administratifs pesant sur les agents et leur remise en disponibilité pour le terrain. Les estimations sont ahurissantes : on attend un doublement des patrouilles de jour et un triplement de celles de nuit ! Ce signe fort exprime clairement la détermination des services de sécurité mais également la volonté de préparer l’avenir et de ne pas répondre que dans l’urgence aux actes malveillants..

À l’écoute
Le chef de la police nous a également informé de la création d’un poste de délégué cohésion police population. Ayant le rôle de chargé de communication, il saura informer et répondre aux questions de la population concernant les actions de police sur la division ouest.
Écoute toujours avec l’institution d’une correspondance à temps plein pour les établissements scolaires. Un agent unique fera le lien entre ces derniers et la police nationale, garantissant un service de qualité là où les affaires nécessitent beaucoup de tact et de confiance.

Le moins que l’on puisse dire, c’est que ce nouveau DDSP ne fait pas dans l’immobilisme. À travers cet ensemble de travaux, il prouve à la fois son écoute des doléances de la population mais également celles de ses agents. En les libérant de cette charge administrative et en les recentrant sur leur territoire, il leur redonne leur pouvoir de terrain. Avis au gens mal intentionnés…