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Photo : Airbus

Alors que l’Etat annonce aujourd’hui un plan de 15 milliards d’euros à l’avionneur Airbus, le doute subsiste quant à l’implantation de la ligne d’assemblage du futur A321XLR pourtant annoncée en janvier.

Faute de commandes suffisantes pour son modèle A380, le bâtiment Lagardère qui abritait sa ligne d’assemblage était désigné comme le lieu de production à venir du A321XLR. Or, COVID oblige, Airbus temporise et semble étudier de nouvelles pistes pour construire son prochain modèle au grand damn des élus locaux. Par le biais d’un courrier cosigné par 40 collectivités territoriales locales, Carole Delga (Présidente de la Région Occitanie) et Jean-Luc Moudenc (Maire de Toulouse Métropole) s’adressent à Guillaume Faury (PDG d’Airbus) :

« Vous aviez annoncé en janvier 2020, l’installation sur le site Jean-Luc Lagardère d’une chaîne pour A321XLR, avion qui semble démontrer sa pertinence dans le contexte actuel (monocouloir, grande distance, transatlantique point à point). Nous comprenons, au regard du contexte, un certain décalage dans le temps de la mise en œuvre effective de ce projet. Pour autant, il est très important que l’implantation de cette nouvelle chaîne de production soit bien confirmée et lancée au plus tôt. En effet, les gros porteurs produits à Toulouse étant sans doute durablement impactés par les conséquences de la crise du Covid19, le déploiement des programmes « single aile » sur notre territoire est fondamental. »

Inquiétude manifeste donc suite à une période catastrophique pour l’entreprise qui n’a connu aucune commande lors du mois de mai.

Trafic aérien grandissant, de nouveaux couloirs de vol sont constamment étudiées. En vue d’une modification des trajectoires des avions en décollage sud-est depuis l’aéroport de Toulouse-Blagnac, une expérimentation incluant un survol de la commune de Pibrac a été menée l’an passé. Dans un courrier du 9 novembre 2019, la municipalité faisait front pour que ce couloir aérien ne voit pas le jour. En effet, outre les fortes nuisances sonores qu’il génère, son approbation conduirait à des dépréciations foncières pour tous les Pibracais. Après plusieurs interventions auprès de la Préfecture mais également auprès de la Direction générale de l’aviation civile (DGAC), la Direction de la sécurité de l’aviation civile (DSAC) a confirmé lors de deux réunions (17 et 22 janvier) l’abandon de la trajectoire en question.

En contrepartie, un autre itinéraire a été proposé. Il prévoit le décalage de la trajectoire moyenne à l’est de Pibrac, au droit de l’Aussonnelle et de zones industrielles ainsi qu’une montée plus rapide des avions qui devraient survoler ces zones à des  altitudes suffisamment élevées (supérieures à 4.500 mètres) limitant ainsi les nuisances pour les populations survolées. Pas encore pleinement satisfaite, la Ville de Pibrac va plus loin et demande son décalage encore plus à l’Est lors de la prochaine phase d’expérimentation qui devrait débuter fin février.

D’après le nom de cette start-up toulousaine, il vous sera bientôt possible d’exposer un bout de ciel dans votre intérieur. En effet, deux salariés du groupe, Jérémy Brousseau et Anaïs Mazaleyrat, ont développé au Bizlab de Colomiers (incubateur de start-ups Airbus) ce concept innovant pour donner une seconde vie aux avions en fin de vol.

11 designers se sont joints au projet comme Maximum, les spécialistes de la création de mobilier urbain issu de déchets industriels, à qui l’on doit une étagère créée à partir d’un plancher carbone. La créatrice Flavie Thievenaz a elle pensé toute une coiffeuse connectée à l’origine d’un hublot, tandis que Fabien Puginier a utilisé le nez de l’avion pour en faire un luminaire.

DR

« Cette démarche avant tout artistique est aussi une manière intelligente de revaloriser le patrimoine industriel d’Airbus et de s’inscrire dans une démarche d’économie circulaire indispensable aujourd’hui. » dévoile le groupe. En effet, entre 5 et 10 avions seront recyclés cette année, permettant de fabriquer les quelques 2000 pièces de la collection « A Piece of Sky ». Ouvert à la mi-avril l’e-shop prévoit les livraisons pour janvier 2020. Parmi les objets célestes du quotidien en vente des créations en édition limitée et une collection permanente : buffet, chaise, lampe, étagères, fauteuils, tables… allant de 800€ à plusieurs milliers. Rendez-vous sur le site pour pré-commander la création qui vous fera avoir la tête dans les étoiles.

A Piece of Sky
www.apieceofsky.airbus.com