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Spécialiste dans la pomme et la poire depuis 1958, le « Domaine De La Faugade » mêle performance et proximité avec le client. Un subtil équilibre trouvé par le producteur Jean-Bernard Merlo, qui confère au site un caractère singulier, au croisement de deux agricultures complémentaires…. Et au service du client.

C’est avant tout la technicité dans le produit qui confère au « Domaine De La Faugade » une valeur ajoutée dans le milieu. Engagé au sein de la coopérative « Trois Domaines », c’est au quotidien que l’arboriculteur doit répondre à une exigence de qualité, de performance, et de production. « Les fruits produits pour la coopérative sont destinés à l’exportation. « Blue Whale », bureau commercial des « Trois Domaines », tend aussi vers la recherche et du développement pour proposer des variétés nouvelles, innovantes et exclusives », explique Jean-Bernard Merlo, patron du « Domaine De La Faugade ».

Un producteur passionné qui cherche aussi à préserver sa proximité avec le client. Présente sur les marchés, et dans des magasins comme « Ferme Attitude », « A travers Champs », ou encore « Minjat !», l’entreprise familiale- convertie en bio- accorde une grande place à la relation client. « Nous faisons aussi de la vente en direct au domaine, et les quantités que je produis pour l’exportation me permettent aussi de faire bénéficier de prix intéressants à mes clients », développe l’arboriculteur. Un subtil équilibre entre ces deux agricultures au service du consommateur. Entre les petites étagères de la boutique du « Domaine De La Faugade », se cachent aussi des produits venus d’autres producteurs locaux, à qui Jean-Bernard Merlo a accordé sa confiance. Miel, pain de miel, pruneaux, ou encore kiwis et noix viennent ainsi étoffer les rayons du spécialiste de la pomme et de la poire.

« Le Domaine De La Faugade »
4939 route de Toulouse 31330 Merville
05 61 59 93 32

« Encourager les producteurs de notre territoire » : tel est le credo de l’enseigne columérine qui valorise une cohérence globale dans notre mode de consommation. Pour Cyril Picot, co-fondateur de « Minjat !» : « La Bio c’est bien, mais il est important que celle-ci soit saisonnalisée et locale. Il faut créer un équilibre entre les différents plans sociaux, environnementaux, et les pratiques agro-écologiques ». Pour ce faire, l’équipe du magasin entretient un lien étroit et permanent avec les producteurs qu’elle distribue.

« Beaucoup de nos maraîchers travaillent par exemple avec des techniques alternatives comme la lutte biologique, des décoctions de plantes, ou l’utilisation d’insectes auxiliaires », explique Cyril Picot. La Bio ne serait donc pas une approche agrodynamique qui suffit à elle seule, et « il est bon d’aller chercher le progrès dans toutes les cultures » selon « Minjat !». Dans ce sens, l’enseigne s’attache à trouver les meilleurs adresses et conditions de productions, le tout à un prix juste et équitable.

« Minjat ! »
2/4 avenue André-Marie Ampère
31770 Colomiers

Au moment où les débats autour du glyphosate et de la tomate hors sol font rage, les Français se tournent de plus en plus vers le BIO, et délaissent peu à peu les cultures dites conventionnelles. Et tandis que le consommateur est de plus en plus renseigné, les enseignes Bio se multiplient et les modes de productions alternatifs – comme les AMAP et les Ruches – se développent. A l’ère du « mieux manger », les slogans des hard discounters ne prônent pas tant les prix bas, que des produits sains et équitables. Se fournir en direct du producteur a le vent en poupe, et certains noms barbares comme « permaculture » commencent à rentrer dans le vocabulaire des consommateurs. Désormais, le combat face aux problèmes climatiques et sanitaires se passe dans l’assiette et chacun lutte armé de sa fourchette. Un panier à salade dans lequel il est parfois difficile de faire son choix. État des lieux des bonnes adresses près de chez vous.

 

 

 

 

 

 

© Hélène Ressayres

Enseigne de l’économie solidaire, « Minjat », cantine et épicerie columérine, apporte le « bien-manger » à tous. Que ce soit le temps d’une pause déjeuner sur les bancs de son restaurant, ou en faisant les courses dans sa boutique, le défi est d’inviter les gens à redécouvrir le produit. « Nous voulons démocratiser l’alimentation locale. Cela passe par un mode de production respectueux de l’environnement, de l’humain, et du porte-feuille du consommateur », expose Cyril Picot, co-gérant chez « Minjat ». Dans les étals du magasin, les fruits et légumes proviennent d’une agriculture raisonnée ou bio, privilégiant la pleine terre ou le plein champs, et respectant une charte. Un gage de qualité qui encourage le local, et valorise ainsi les graines de Millet de Haute-Garonne, les graines de Chia d’Ariège, les grenades des Pyrénées Orientales, du gingembre, curcuma et fruits de la passion de Perpignan, ou encore les amandes du Tarn.

L’enseigne met aussi en avant les exploitations familiales ou en polyculture : « Ce système permet d’assurer une rotation des cultures, favoriser la biodiversité, et ainsi de ne pas appauvrir les sols », explique Cyril Picot, co-gérant de chez « Minjat ». Tous nos produits sont de saison et en direct de chez nos producteurs, qui pour la plupart vendent aussi à la ferme ou sur les marchés. Mais la charte de « Minjat » est aussi stricte en ce qui concerne le rayon boucherie-charcuterie. Ici, les races à viande sont privilégiées, et on bannît les vaches de réforme. L’alimentation des animaux est bien sur sans OGM, et les abattages se font le plus près possible pour éviter le stress des animaux et les blessures dues au transport. « Il est primordial pour nous de connaître tous les éleveurs que nous distribuons, leur mode de production, et l’alimentation délivrée aux bêtes. Nous nous déplaçons sur chaque exploitation pour comprendre la philosophie des producteurs et leur façon de travailler », développe Cyril Picot. Les bêtes que l’on retrouve en magasin et dans les assiettes de la cantine de chez « Minjat » sont donc choisies et achetées sur pied, et en carcasse. Des animaux qui sont en amont engraissés pendant trois ou quatre mois avec un mélange riche en protéine, conférant une tendresse hors pair à la viande. Et les membres de l’équipe savent de quoi ils parlent en matière de produits.

© Hélène Ressayres

Cyril, fils d’éleveur de bovins, Marie, fille d’arboriculteur, ou encore Joseph, chef boucher depuis 40 ans, ne manquent pas de prodiguer leurs meilleurs conseils aux client en manque d’idées recettes, ou d’infos pratiques diverses et variées. Faire découvrir une nouvelle façon de travailler les produits de saison : telle est l’ambition de la cantine de chez « Minjat ». « Nous souhaitons que les gens réapprennent à conjuguer créativité et santé dans l’assiette. Il est important de revaloriser des produits étant vus comme moins nobles, et qui se révèlent délicieux lorsqu’on les revisite », défend Cyril Picot. C’est ainsi que dans une ambiance conviviale, les grandes tablées de la cantine de chez « Minjat » invitent à la dégustation, autour d’une cuisine variée et toujours responsable.

Article rédigé par Hélène Ressayres

 

 

Au moment où les débats autour du glyphosate et de la tomate hors sol font rage, les Français se tournent de plus en plus vers le BIO, et délaissent peu à peu les cultures dites conventionnelles. Et tandis que le consommateur est de plus en plus renseigné, les enseignes Bio se multiplient et les modes de productions alternatifs – comme les AMAP et les Ruches – se développent. A l’ère du « mieux manger », les slogans des hard discounters ne prônent pas tant les prix bas, que des produits sains et équitables. Se fournir en direct du producteur a le vent en poupe, et certains noms barbares comme « permaculture » commencent à rentrer dans le vocabulaire des consommateurs. Désormais, le combat face aux problèmes climatiques et sanitaires se passe dans l’assiette et chacun lutte armé de sa fourchette. Un panier à salade dans lequel il est parfois difficile de faire son choix. État des lieux des bonnes adresses près de chez vous.

 

 

 

 

 

Tandis que l’on nous rappelle sans cesse qu’il n’est rien de tel que de connaître la traçabilité des produits, quoi de mieux que de se fournir directement à la source ? Difficile pourtant de choisir vers qui se tourner, une fois de plus. On sait que le BIO c’est bien. Mais la permaculture c’est mieux ! Zéro pesticide, moins de désherbage, et moins de consommation d’eau. C’est pour cette raison que Martin Barthélémy, producteur de légumes au « Chant Des Champs » à Cornebarrieu, en a fait sa vocation. Une démarche de conception éthique visant à recréer l’écosystème de la fôret, et de tout son habitat en matière de faune et de flore. « Dans ce système agricole, les végétaux qui tapissent la terre, la nourrissent et lui permettent de conserver une certaine humidité, ce qui implique moins d’arrosage. Un environnement qui attire les insectes, comme les vers de terre ou les scarabées, véritables petits « laboureurs », et qui contribuent à ce terreau vertueux pour le maraîchage », argumente Martin Barthélémy, producteur du « Chant des Champs ».

© Hélène Ressayres

Dans ce mode production qu’est la permaculture, on redonne ainsi tout son pouvoir à la nature. Une démarche éthique qui nécessite d’apprendre des erreurs du passé, de poser un cadre de valeurs pour construire une agriculture plus juste, de tempérer les égoïsmes instinctifs et modes de consommation, implantés depuis longtemps. Cela implique donc la résilience ; celle d’accepter que la nature ne fournit pas sur commande et que les saisons rythment les productions. Et cette révision de copie en ce qui concerne son mode d’alimentation a de nombreux avantages directs pour le  consommateur. En effet, pour Martin Barthélémy, « Le BIO cher n’est pas une fatalité ! ». « Le Chant Des Champs » propose deux formules : un tarif forfaitaire avec un engagement sur la saison et des paniers composés par les soins du producteur, ou des cagettes à la carte, des légumes mûrs et ramassés la veille à un prix défiant toute concurrence. Et lorsque l’on demande à Martin Barthélémy les recettes pour se nourrir mieux demain, la réponse est sans équivoque : « Il est impératif de privilégier les circuits courts. Nous sommes dans une région bien lotie en ce qui concerne les producteurs, donc autant en profiter ! Si on ne connaît pas les adresses, les marchés peuvent être un bon endroit où les trouver. Enfin, je pense que le prix n’est pas un gage de qualité. Le BIO est toujours mieux que le conventionnel, mais il ne justifie pas toujours que l’on marge autant ».

Article rédigé par Hélène Ressayres

 

Qu’ils soient de plein vent ou couverts, les marchés français attirent encore et toujours le chaland, le lève-tard, le matinal, le touriste, le pèlerin… Un point commun à tous ses visiteurs : la volonté de consommer mieux et de flâner avec l’arrivée des beaux jours. Tandis qu’une centaine de nouveaux marchés verraient le jour chaque année dans l’hexagone, ils redynamisent les vieux centres historiques, et encouragent la production locale. Voici donc une petite sélection des lieux emblématiques de la région, et des rendez-vous incontournables à mettre dans son panier !

De 10h à 13h, Léguevinois et badauds venus des alentours se retrouvent au milieu des étals où la bonne humeur est de mise. « Les gens apprécient ce marché qui est un lieu où l’on se retrouve, et où il fait bon se balader », explique Jean Bacarat, conseiller délégué au marché et au commerce de Léguevin. Un nombre de visiteurs venus de Tournefeuille, Colomiers, Brax, l’Isle Jourdain, ou encore Fontenilles, qui progresse d’année en année, pour le plus grand bonheur des producteurs. Une halte agréable pour les pèlerins de Saint-Jacques qui font étape au « Relais », implanté à deux pas de la place. Le marché de Léguevin fait appel à une large gamme de producteurs : des primeurs du Tarn et Garonne, un ostréiculteur de Marseillan, des éleveurs de canard du Gers, ou encore un chevalin de Caraman.

C’est bien la diversité de ce petit marché à taille humaine qui en fait son succès. « Nous venons ici faire le plein de bons produits, que l’on déguste en famille le midi. J’ai un faible pour les huîtres de l’étang de Thau, que je savoure volontiers avec un petit blanc. C’est une balade reposante, que l’on ponctue d’un café de chez le torréfacteur ; il lui arrive de sortir quelques tables pour que l’on s’y pose lorsqu’il fait beau », raconte Claire, habitante de Brax. Ceux qui veulent pousser le farniente choisiront un plat préparé de chez le traiteur japonais, ou une barquette d’aligot. Les amateurs de Bio ne sont pas en reste puisque, comme le souligne l’élu Jean Bacarat : « Il y a une vraie off re autour du Bio. Des fruits, des oeufs, du fromage, du pain, ou encore du miel… la diversité est aussi dans les produits équitables ». Les animations quant à elles, ne manquent pas . Le « Dîner-Marché », qui a rassemblé pas moins de 1200 personnes l’année dernière, est le moment fort du mois de juillet. « Chaque personne amène ses couverts, et achète les produits à consommer sur place. Le repas se fait sous les notes d’un orchestre venu pour l’occasion », explique Jean Bacarat.

En novembre, les élus organisent gracieusement « La Matinée Châtaigne », où les fruits à coques accompagnent le vin nouveau, le temps d’un moment chaleureux. Eté comme hiver, la fréquentation demeure constante, et la bonne humeur au programme.

 

Zoom sur GREGORIO VOCI, producteur de fruits, et YVES ZOCCA, producteur de légumes, sur le marché de Léguevin

Tous deux agriculteurs depuis 32 ans, c’est côte-à-côte qu’ils vendent sur le marché de Léguevin. Ces amoureux de la terre s’accordent à dire que ce dernier est l’un de leur marché favori, tant pour l’ambiance que pour les ventes. « Les clients qui viennent ici apprécient la complicité qui s’instaure entre eux et les producteurs », explique Yves Zocca. Une convivialité à la hauteur de la qualité des produits proposés par les maraîchers. Les fruits de Gregorio Voci sont certifiés, et respectent un cahier des charges en vue d’une culture raisonnée. « Mes produits tendent indéniablement vers une agriculture responsable. Ils sont suivis par un technicien agricole qui nous aide dans cette démarche. L’idée est d’utiliser moins de phytosanitaires, et des techniques auxiliaires. C’est notamment le cas de la confusion sexuelle, utilisée pour troubler la reproduction des insectes nocifs pour la plante ». Le producteur de légumes Yves Zocca, observe : « Le marché de Léguevin a une véritable ambition de développer les produits Bio. Il accueille plusieurs stands dans ce sens. Et on sent d’ailleurs qu’il y a une vraie demande de la part du consommateur. »