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Engagée de longue date dans de nombreuses actions en matière de transition écologique, la Ville de Colomiers passera aux 30 km/heure sur tout son territoire à partir du 1er juillet 2024.

« Afin que la mesure soit le plus lisible possible, il nous est apparu préférable d’enclencher ce dispositif en une seule étape sur l’ensemble des voiries de la commune. Le 30 km/heure deviendra ainsi la règle : seule une vingtaine d’axes, comme certains boulevards et avenues, resteront à 50 km/h », précise Karine Traval-Michelet, Maire de Colomiers et Vice-Présidente de Toulouse Métropole.

+ de sécurité, – de pollution

Le choix de la Ville de Colomiers revêt plusieurs enjeux et objectifs :

  • La sécurité des usagers et un meilleur partage de la voirie,
  • La diminution de la pollution et des émissions de gaz à effet de serre (GES),
  • L’amélioration du bien-être des habitantes et des habitants avec une ville plus apaisée.

« En abaissant la vitesse à 30 km/h, on limite les phases d’accélération et par conséquent les émissions de GES et de particules fines, détaille Martine Berry-Sévennes, Adjointe à Mme le Maire déléguée à la Transition écologique, au patrimoine naturel et aux mobilités. L’énergie nécessaire pour passer de 30 km/h à 50 km/h est 2,25 fois plus grande : en réduisant la vitesse en ville à 30 km/h, on limite donc la quantité d’énergie consommée ce qui a un impact direct sur les émissions polluantes en ville et sur la consommation d’essence ou de gazole. »

Report vers des mobilités douces

Avec près de 60 km de pistes et voies cyclables sur son territoire, la Municipalité anticipe également déjà le report modal des usagers vers d’autres types de mobilités, comme le vélo, la marche ou les transports en commun. « Cet effet est observé dans d’autres territoires qui ont déjà expérimenté le 30 km/h : assez rapidement, un grand nombre d’usagers utilise d’autres moyens de transports, comme le vélo », confirme Martine Berry-Sévennes.

« Il nous semble pertinent d’informer les usagers de ces évolutions dès ce mois de février pour une mise en œuvre à l’été, afin de prendre le temps de mener les actions de communication, de pédagogie et de sensibilisation nécessaires le plus en amont possible« , ponctue Karine Traval-Michelet.

Colomiers, ville pionnière en matière de mobilités

Ville nouvelle construite pendant la période de l’urbanisme moderne et du tout voiture, Colomiers a toujours été pionnière en matière de mobilités :

  • arrivée du train et du tram dès le XIXe siècle,
  • construction de la première rocade urbaine régionale pour canaliser le trafic de transit,
  • création dès 1993 du premier TER métropolitain avec l’intégration tarifaire entre les gares de Colomiers et des Arènes à Toulouse, renforcée par la mise en place de la navette cadencée à partir de 2003,
  • mise en place d’un réseau de bus communal puis adhésion à Tisséo en 2016 et renforcement de la desserte avec le Linéo 2,
  • déploiement de près de 7 km de réseau express vélo sur son territoire, pour atteindre près de 60 km de pistes et voies cyclables,
  • aménagement transitoire de ‘corona-pistes’ pendant la crise sanitaire de 2020, ouvrant la voie de la transformation des boulevards en rue en limitant leur vitesse à 30km/heure,
  • expérimentation de la Rue aux enfants,
  • arrivée prochaine du métro avec deux stations à Colomiers, à horizon 2028,
  • premier axe du déploiement du service express régional métropolitain – SERM, le « RER toulousain » , à partir de 2028 avec une offre cadencée renforcée de 5h à 23h, en articulation avec le covoiturage et les modes actifs.

Dans un souci d’adaptation et de changement constant pour coller au mieux à la réalité des utilisateurs, la Ville de Colomiers va être le théâtre d’une nouvelle vague de travaux. Ainsi, le Boulevard Emile-Calvet sera concerné par la création d’un nouveau giratoire tandis que la rue du Général-De-Gaulle recevra des travaux de revêtement de voirie.

Ce boulevard du centre-ville de Colomiers se voit entièrement rénové avec la création d’un nouveau giratoire, au niveau de la rue des Garibaldiens et la rue de Limogne.

Ces travaux vont s’étendre sur une durée de trois mois de février à avril 2023. Durant les différentes phases, une voie sur deux du boulevard sera fermée à la circulation. Une déviation sera mise en place. Actuellement, la possibilité d’utiliser temporairement de la voie de bus et cyclable, dans le sens du rond-point Petit prince jusqu’à celui de la Méditerranée est autorisée.

En 2021, la première phase de travaux avait permis de sécuriser la voie bus et cycle et d’apaiser les circulations pour développer les modes alternatifs. Ce nouvel aménagement a pour vocation d’améliorer la desserte des parkings du centre-ville et à réduire les vitesses. Au-delà, il offre une nouvelle végétalisation de l’îlot central, la déminéralisation des anciennes voies de décélération et la suppression de l’ancien arrêt bus. Au total, 500m² seront végétalisés par le Pôle municipal Espaces publics.

Enfin, une réfection complète des revêtements de la voirie sera réalisée ainsi que la matérialisation des futures voies de bus et cyclables par un revêtement rouge, comme sur la rue De-Gaulle.

Le chantier est coordonné par les services de la Ville de Colomiers, de Toulouse Métropole et du Syndicat Départemental d’Energie de la Haute-Garonne pour ce qui concerne l’éclairage public. Cet investissement public représente un budget près de 800 000 euros.

Une carte interactive des travaux est à retrouver en cliquant ici.

Viennent ensuite les travaux de rénovèment de voirie rue du Général-De-Gaulle

Le revêtement de la rue du Général-De-Gaulle va être finalisé du 13 février au 3 mars 2023 à l’endroit de la nouvelle connexion entre le quartier du Val d’Aran et le centre-ville. Le plateau traversant sécurisé, les enrobés de la voirie et l’ilot central vont être réalisés sur la partie entre les ronds-points de la Méditerranée et du Languedoc. Une déviation sera organisée.

Après la démolition de la passerelle et la création des escaliers, cet aménagement marque une nouvelle étape du projet de rénovation du Grand Val d’Aran, formalisant l’ouverture de la rue du Centre vers le quartier.