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Photo : Julien Hank Fitte

Si vous lisez ces lignes, c’est que vous êtes chez vous (ou du moins à 1km maxi de votre lieu de confinement) depuis une vingtaine de jours (ne me demandez pas combien, j’ai totalement perdu le fil). Vous avez l’impression d’être dans un mauvais remake du pourtant très bon Un Jour Sans Fin. C’est tous les jours le jour de la marmotte, c’est tous les jours dimanche. Faisant ironiquement écho avec l’entrain qui mena nos anciens à la drôle de guerre, l’entrée dans cette période de confinement s’est faite dans une certaine insouciance pour désormais s’avérer bien moins sympathique. Perçus dans un premier temps comme une période de vacances forcées, les jours passés cloîtrés se sont changés en briques s’ajoutant inexorablement dans nos sac à dos, clouant à force certains d’entre nous au sol. Comme on ne laisse pas les copains par terre, je vais tenter par le biais de ce billet d’humeur de vous montrer que tout n’est pas si noir dans la nébuleuse du confinement.

2020 chez soi

Bien qu’il n’y ait pas de période idéale pour vivre une pandémie, celle-ci a au moins l’avantage de se dérouler dans un contexte technologique le plus développé que l’Homme ait pu connaitre. Atouts majeurs dans la lutte contre l’isolement, nos téléphones, réseaux sociaux et globalement tout ce qui retransmet nos paroles permettent de se déplacer sans quitter son siège. Où que puissent être vos amis , ils ne sont jamais qu’à la distance d’un appel téléphonique. Au-delà de la voix, les applications telles que Skype, Facetime, What’s app ou encore Facebook ouvrent la voie à des contacts vidéo entre deux interlocuteurs ou bien plus. Déterminé à une heure précise, le cyber apéro peut alors prendre place. Ne remplaçant certes pas le réel, il est pourtant une belle façon de retrouver ceux qu’on aime. Mieux, si dans votre bande d’amis un commence à devenir lourd avec ses discours fumeux, vous pouvez couper son micro. Vivement que cette invention soit transposée à la vie réelle. Pour ne pas vous mentir, au début on se sent un peu idiot seul devant son écran mais la mayonnaise prend facilement au premier éclat de rire. Voir un ami vous sourire, ça enlève des briques du sac.

Monde Virtuel

Le fabuleux monde des Internets est également bien plus vaste que ce que vous pouvez penser. Notre temps de connexion est habituellement monopolisé par des géants comme Instagram, Leboncoin ou Youtube. Or, le World Wild Web n’a besoin que d’un peu de curiosité pour vous montrer tout son potentiel. À ce petit jeu, Twitch est une vraie mine d’or. Principalement plateforme de diffusion de contenus issus du monde du jeu vidéo, Twitch a également donné une tribune aux créatifs, musiciens et autres cuisiniers. Ainsi, vous pouvez y apprendre tout un tas de choses en vous amusant dans quasiment tous les domaines avec la possibilité d’interagir en direct avec les acteurs de ces spectacles quotidiens.

Local Wolrd Compagny

Toujours dans une optique de verre à moitié plein, on observe un regain d’activité dans les productions et distributions locales. Bien que ce mouvement soit initié depuis quelques temps grâce à des acteurs comme Biocoop, Minjat, ou La Vie Claire, cette cirse renforce la tendance à la logique exacte qui veut qu’on achète vers chez soi et en fonction de ce que les saisons nous offrent. Vu la région agricole et notre culture de la table, gageons que ce processus délicieusement naturel survivra à cette période d’enfermement.

Tous copains

On retrouve ce verre demi plein d’une rafraîchissante solidarité dans le comportement de soutien auprès des courageuses personnes qui continuent à travailler malgré la situation. Dons de matériel, de vivres ou tout simplement applaudissements à 20h au balcon, les Français portent haut la solidarité et la proximité. C’est pas pour rien qu’on est bons au rugby avec des valeurs pareilles. Ce jeu collectif s’exprime également dans les mouvements d’entraide entre particuliers. Ainsi, les groupes de partages de bons plans sur Facebook (Colomiers ma ville j’en parle, Vivre à Plaisance Du Touch, Fonsorbes  Tournefeuille, Saint Lys et alentours pour ne citer qu’eux) tournent à plein régime dans une ambiance de soutien collectif. Une fois toute cette histoire derrière nous, espérons que cette solidarité perdurera.

De l’air

Conséquence directe du confinement, nos déplacements sont à l’arrêt (sans aune nostalgie des embouteillages d’ailleurs). Conséquence de conséquence, la qualité de l’air s’en trouve bonifiée. Cette première mondiale offre une pause à notre planète qui n’avait connu qu’accélération de sa pollution depuis le démarrage de la révolution industrielle. Certes ça ne durera pas mais ça donne à réfléchir…

A fond la forme

SI il y a bien un été où la concurrence sera rude sur la plage, c’est bien celui qui s’annonce quand on regarde le nombre de personnes qui se sont découvert une passion foudroyante pour le sport. Il faut dire que les vidéos de home training ne manquent pas et qu’il est totalement possible de s‘entretenir avec très peu de matériel. Armés d’une chaise et d’un manche à balai, des coachs sportifs font des tours de maître. Plus qu’à les singer. Ne comptez pas sur l’excuse du « j’ai pas le temps », ça ne trompe personne.

Quand est-ce que ça s’arrête ?

Clairement aucune idée. Le président de tous les Français devrait s’exprimer à ce sujet lundi à 20h, s’appuyant à n’en pas douter sur les préconisations d’experts dans le domaine (en espérant que ces derniers ne seront pas ceux qui préconisaient de ne pas porter de masque alors qu’au final c’est une super idée.). Wait and see donc, bien que l’issue d’une prolongation ne fasse aucun doute.  

J’ai conscience de sortir les rames pour rendre le tableau plus coloré qu’il n’y parait mais j’insiste sur le fait qu’il ne tient qu’à vous de surmonter cette épreuve. Bear Grylls vous dirait que c’est votre façon de voir les choses et votre mental qui font la différence (le tout avant de dévorer une carcasse de caribou mais c’est son délire à lui ça). Là où nos valeureux ancêtres ont donné du sang, de la sueur et des larmes, nous devons à notre tour donner patience, solidarité et bon sens.

Croyez-moi bien, nous nous relèverons ! Hourra !

Toi, membre de la courageuse équipe des soignants Français et plus particulièrement de Toulouse et ses environs, sache qu’on t’aime fort et que l’on veut te remercier pour tout ce que tu fais pour nous depuis le début de cette crise (et même avant en fait). Outre les jolis applaudissements tous les soirs à 20h à nos fenêtres et balcons, on s’est organisé à Colomiers et alentours afin de t’apporter encore plus de soutien. À vrai dire, tout part du restaurant columérin La Boite à Lunch.

À l’initiative de ses dirigeants, il propose de te livrer gracieusement des repas sur ton lieu de travail. Pour cela, il peut compter sur l’aide de professionnels de l’alimentation comme Biocoop ou encore Minjat qui fournissent avec le sourire des matières premières. Le chef du restaurant les transforme ensuite en plats de compétition qui te seront ensuite livrés à toi et ton équipe directement sur ton lieu de travail.

Mais ce n’est pas tout. Vu qu’on a le temps de cuisiner, tout un tas de particuliers préparent de bonnes choses à la maison et les font passer au restaurant qui te les distribue ensuite. Une fois notre création terminée, soit on fait un crochet par le resto en allant faire nos courses ou tout autre motif légal de déplacement, soit on appelle Johanna Lyobet (c’est elle qui centralise la collecte) pour qu’elle passe prendre nos plats directement chez nous. Elle te livre les midis et soirs comme ça on peut te dire qu’on t’aime deux fois plus. Non ne nous dis pas merci, c’est à nous de te remercier infiniment. Prends soin de toi.

Particuliers ou professionnels, si vous souhaitez apporter votre soutien à cette initiative, contactez Johanna Lyobet au 0634753805. Cet acte solidaire est en constante recherche de matières premières alimentaires mais également d’emballages individuels.

Photo : Julien Hank Fitte

Aussi inédite que contraignante, la crise pandémique que nous vivons est, outre une question sanitaire, un véritable labyrinthe pour les acteurs économiques. Pour y voir plus clair, l’Etat et le Parlement ont pris à travers la loi d’urgence sanitaire un certain nombre de mesures exceptionnelles. Au-delà, la Région Occitanie Pyrénées-Méditerranée, le Département de la Haute Garonne et Toulouse Métropole ont également annoncé des dispositifs d’aides et de soutien aux différents acteurs du monde économique.

Dans ce contexte, l’Office du Commerce, de l’Artisanat et des Services (OCAS) de Colomiers va désormais recueillir vos éventuelles interrogations, afin d’agir de façon collective. En effet, cette structure est le relais approprié pour faire le lien avec la Chambre de Commerce et de la Chambre des Métiers. De la même manière, le Club d’Entreprise de l’Ouest Toulousain a également été sollicité.

Entrepreneurs, si vous souhaitez apporter des idées, poser vos questions ou manifester vos doléances liées à cette crise sanitaire, vous pouvez adresser vos courriers à la Mairie de Colomiers ou vos mails à l’adresse :

contact@colomiers-malin.com

Par ailleurs, quand cela sera possible, la municipalité en place proposera un examen des situations et, après un vote en conseil municipal, des mesures exceptionnelles et des exonérations ciblant des taxes et redevances communales.

Enfin, il est important de valoriser toutes les entreprises et tous les commerces ouverts. Pour ce faire, ces derniers sont invités à se faire connaître à la même adresse électronique.

Egalement soucieuse du bien-être économique de la zone, la rédaction de Diagonale s’associe à cette démarche et ouvre ses colonnes à toute entreprise ou association en activité afin d’en faire écho auprès du plus grand nombre.

Photo : Julien Hank Fitte

Depuis mardi 17, notre Pays vit au ralenti. Blouses bleus sommées de se confiner, blouses blanches en plein rush, le paysage de l’activité dans l’hexagone n’est plus à dépeindre. Pourtant, alors que les articles pleuvent pour féliciter nos personnels soignants, les projecteurs ne semblent pas vouloir se tourner vers nos agriculteurs. Corrigeons le tir avec cette interview de Christian et Florent Serres, père et fils agriculteurs exploitants à L’Isle-en-Dodon.

Diagonale : Messieurs bonjour, nous vous savons toujours au travail malgré cette situation difficile, quels changements avez-vous observés ?

Bonjour Diago, toujours au boulot oui, on s’occupe des blés et prépare les semis de printemps (tournesol, maïs…). Le travail reste identique même si on commence à observer des difficultés à se procurer certains produits, les chaines d’approvisionnement étant fortement impactées.

Votre activité est-elle compatible avec la recommandation de devoir rester confinés? Quel sont vos risques d’exposition au virus ?

À vrai dire, en cette saison nous passons le plus clair de notre temps seul dans la cabine du tracteur. Aucun risque donc d’être source ou sujet de contamination. Nous respectons cependant le confinement une fois le travail terminé. 
Pour ce qui est de la continuité de notre activité, le fait est que c’est la Nature qui nous dicte le calendrier. Si nous ne nous tenons pas à ce dernier, nous créerons une crise d’approvisionnement à la fin des moissons. Si cela devrait se produire, nous serions dépendant des exportations, chose qui n’a clairement pas été à notre avantage lorsqu’il a fallu trouver des masques et autre gels hydroalcooliques ces derniers jours…

Si vous êtes encore au travail, c’est donc pour nous faire tous manger demain. A l’issue de cette crise, est-ce que le regard des français sur votre activité va changer selon vous ? Je pense à l’association agriculteur/pollueur notamment.


Je l’espère, ne serais ce qu’en voyant que l’air est devenu plus sain dans les villes depuis que quasi plus personne ne circule, ne prend l’avion ou ne produit dans des usines alors que dans le même temps, nous continuons pourtant à travailler…L’agriculture est un des milieux qui a le plus évolué en matière de respect de l’environnement depuis ces 20 dernières années, il serait temps que les mentalités en prennent conscience. Cette crise montrera peut être que notre métier n’est pas responsable de tous les maux qu’on lui accorde. Au passage, nous tenons à saluer les secteurs encore au travail malgré le confinement. Ces métiers vitaux pour nous tous, de la distribution alimentaire à la santé en passant par les collectes des déchets ainsi que les forces de l’ordre. Il est important pour nous tous de nous unir afin de faire valoir notre rôle auprès de l’État. De plus, si les journalistes pouvaient donner moins dans le sensationnel ou dans le sujet qui vend du papier sans se soucier de la véracité des propos tenus, ce ne serait pas plus mal (ndlr : nous en prenons bien note !)

Pour paraphraser Coppola dans Apocalypse Now, « Elle durera pas toujours cette guerre ». Quels sont vos projets à venir ?

Nous étudions le passage en bio sachant que nous sommes déjà en agriculture raisonné. En effet, plus on utilise de produits, plus ils nous coûtent cher. Moins en employer nous va parfaitement ! De plus leurs prix se sont vus grimper et certaines références disparaitre. Encore une fois, nous nous adaptons pour faire les choses au mieux pour nous, l’environnement et la population alors qu’en parallèle, nous avons perdu 1/3 de nos aides et qu’on nous paye notre production au même prix qu’il y a 20 ans…


Rédiger cet article tenait à cœur de la rédaction de Diagonale. Mettre en avant les gens qui nous font purement et simplement manger en ces temps difficiles nous importe tout autant que tous ces corps de métier qui travaillent avec courage et détermination pour le bien de nous tous. Grâce à tous ces hommes et ces femmes, la France est au ralenti mais pas à l’arrêt. Au sortir de cette crise, il sera de bon ton de ne pas l’oublier…

Se revendiquer restaurant Italien est chose aisée. En être un bon est déjà plus compliqué. Bonne nouvelle, nous en avons trouvé un à Cornebarrieu : Bocca Di Bacco. En lieu et place du feu restaurant « Le Rital », ce tout nouvel établissement est mené par Fabrice Giordano, chef italien aux 37 ans d’expérience en cuisine. L’enseigne prend place Route de Toulouse . Une fois la porte poussée, les visiteurs sont accueillis par une triple cave vitrée dans laquelle trônent fièrement charcuterie, fromages et vins venus de La Botte. Le lieu est à la fois sobre et élégant. Bocca Di Bacco s’affiche donc comme un restaurant agréable qui permet parfaitement de couper avec l’extérieur le temps d’un repas. On doit cette atmosphère à Myriam Giordano, la compagne du chef que vous retrouverez également au service. 68 places en salle se voient complétées par 25 autres en terrasse lors des beaux jours. L’approche culinaire de Fabrice est à la fois très tranchée et rassurante : le chef ne propose que ce qu’il sait parfaitement faire. Point. Pas de bricolages ou d’à peu près. Cette vision manichéenne ne prive pas pour autant la carte de diversité, elle lui accorde juste une remarquable régularité et l’assurance que tout ce qu’elle comporte sera très bon. Même intransigeance sur le plan des ingrédients : tout est frais, rien n’est surgelé.

Cette volonté de cuisine qualitative est pleinement illustrée par les pâtes produites sur place. Armé d’une machine professionnelle, le chef produit fusillis, pennes et autres rigatonis tous les deux jours. Sur place ou à emporter (car oui c’est possible chez Bocca Di bacco), le résultat est tout bonnement incomparable.

Lorsque l’on demande à Fabrice quel style il a voulu donner à son établissement, il le définit « Comme une pièce de théâtre, on vient pour passer un bon moment ».Cette phrase à elle seule témoigne de l’attention qu’il porte à ses hôtes. Plus aucun doute quand il poursuit par « Les clients, ce ne sont pas des numéros ». Ceci explique également les créneaux d’ouverture (du lundi au vendredi le midi et du mardi au vendredi le soir), volontairement restreints pour ne pas sombrer dans un volume synonyme de perte de qualité.

Cuisinier à part entière et non pas simplement assembleur d’ingrédients, Fabrice Giordanno travaille autant avec la main qu’avec le cœur. Sa cuisine est profondément sincère et authentique, conférent à Bocca Di Bacco le titre de très (très très) bon restaurant Italien. Congratulazioni
Bocca Di Bacco
7 Route de Toulouse, 31700 Cornebarrieu
05 34 52 76 48
Fb : @restaurant.boccadibacco

*grand cœur, grande cuisine

Le 11 février dernier, Plaisance-du-Touch a vu s’ouvrir une boutique atypique qui regorge de mille gourmandises. Au nom évocateur de gâteau à la crème, Un chou dans les étoiles propose un concept novateur dans l’ouest toulousain. Sa créatrice Muriel Baqué a débuté ce projet après une reconversion professionnelle d’une société de service à son rêve d’enfant. Diplômée d’un CAP Pâtissier en 2018, elle se lance 2 ans plus tard dans cette aventure qui lui ressemble. Un atelier pour transmettre sa passion. Une boutique pour tout avoir sous la main.

La partie boutique regorge de matériel de cuisine, de produits spécialisés pour les professionnels, de chocolats et autres ingrédients en vrac. En adéquation avec son temps Muriel a choisi de faire le pari du zéro déchet pour deux raisons, éviter le gaspillage alimentaire et permettre une meilleure maîtrise des budgets. Vous avez ainsi, dans un seul et même endroit, tout ce qu’il faut pour confectionner de belles créations sucrées. 

Autre tendance de notre époque le “fait-maison”. Chose difficile en pâtisserie lorsque l’on est novice et que l’on sort de l’éternel gâteau au chocolat pour s’essayer à un Paris-Brest. Grâce aux cours dispensés par Muriel dès le 10 mars, vous pourrez apprendre quelques grands classiques de la pâtisserie, des recettes plus modernes et des créations de grand pâtissiers français comme les éclairs de Christophe Adam. Entre amis, en famille ou pour enfants dès 6 ans, ces cours sont également dispensés en anglais pour les anglophones du coin. Un excellent moyen de rassembler vos collègues pour un atelier de teambuilding qui resserrera forcément les liens. D’ici quelques jours vous pourrez réserver en ligne l’atelier qui vous fait saliver. Grâce à Muriel, la prochaine fois que vous regarderez “Le meilleur pâtissier” vous saurez que vous aussi vous en êtes capable ! 

Un chou dans les étoiles
5 bis, rue Pierre Loti
31830 Plaisance-du-Touch
0567087348
www.unchoudanslesetoiles.fr
Facebook : @unchoudanslesetoiles

Marchands de vin depuis 1989, Didier Raynal et Patrick Bertossi sont à l’origine de l’enseigne Plaisirs du Vin. Leur objectif partager ce goût pour le vin et la gastronomie avec le plus grand nombre. C’est pleinement dans cette optique que la boutique de Colomiers vient d’ouvrir ses portes. À l’accueil de ce magasin chemin de la Salvetat, les souriantes Perrine et Florie accueillent et conseillent toute personne qui aurait la bonne idée de s’y rendre. Avec 2500 références en magasin (plus de 7000 en tout de part le réseau), le choix peut en effet s’avérer hasardeux pour qui n’est pas initié. Sélectionner son breuvage en fonction de l’étiquette étant rapidement insuffisant pour obtenir un résultat probant, les deux conseillères optent pour l’écoute de vos besoins afin de vous proposer le vin parfait avec pour mot d’ordre partage et complicité.

« Il y a plus de philosophie dans une bouteille de vin que dans tous les livres. » Louis Pasteur

Aiguiller le consommateur est l’essence même du commerce local mais c’est à plus forte raison lorsqu’il s’agit d’un produit plaisir comme le vin. De plus, vous pouvez être un passionné que vous auriez toujours quelque chose à découvrir, tellement ce monde est en perpétuelle évolution. Cet échange se retrouve également avec les producteurs. Porté par Perrine et Florie, leur travail est mis en avant de la plus belle des façons : avec passion. Si une référence manque à l’appel, comptez sur Plaisirs Du Vin pour vous la dénicher et ce même si elle n’est pas au catalogue. Loin d’être anecdotique, une sélection de spiritueux est également disponible en boutique. Comme tout ce que vous y trouverez, veillez à consommer avec modération mais surtout avec curiosité tant la diversité des bouteilles crée l’émerveillement.

De notre point de vue, Plaisirs Du Vin est une excellente surprise. Outre le choix gargantuesque porté par une implacable force de réseau, c’est la délicieuse passion de Perrine et Florie qui fait la différence. Cette façon de communiquer leur fascination pour ce monde est aussi enivrante que les bouteilles qu’elles proposent. Pointues si vous l’êtes, pédagogues si vous n’y connaissez rien, Plaisirs Du Vin a beau être une boutique, elle se démarque par son volet humain.

Coup de cœur de Florie : Domaine Curtet
Entre lacs et montagnes, sur les pentes abruptes de Chautagne, ces six hectares de vigne établies sur un grès silicieux ne donnaient pas tout leur potentiel jusqu’à ce qu’elles soient travaillées en biodynamie. Dès lors, leurs vins s’ouvrent beaucoup plus et expriment en grand. Une jolie découverte.

Coup de cœur de Perrine: Spoutnik de Christophe Peyrus Christophe Peyrus, accompagné de trois associés d’horizons divers, s’active sur ce domaine du Pic Saint Loup (un des plus hauts du Pic d’ailleurs) pour produire ce vin élégant, aérien, minéral s’exprimant avec justesse et apte à la garde. Travaillant son terroir et son vignoble dans une optique de recherche constante et de pérennité, il livre avec Spoutnik une cuvée haut de gamme au style résolument moderne.

Pour fêter son ouverture, Plaisirs du Vin vous offre -10% de réduction sur tous vos achats du 24 février au 7 mars.

Plaisirs du Vin Colomiers
2 Chemin de la Ménude Zone en JACCA
31770 COLOMIERS
05 32 09 23 16

Ne manquant pas une occasion de nous régaler en testant pour vous les nouveaux restaurants du coin, c’est à la Maison de la Poutine, à Toulouse, que Diagonale vous amène aujourd’hui. Sur place nous y avons rencontré le chef Erwan Caradec venu spécialement de Paris pour nous présenter le concept de ce restaurant dont il est à l’origine, à l’occasion de la Poutine Week.  

Le Chef Erwan Caradec

Ce chef français, passionné par la cuisine depuis toujours, a fait ses classes dans de grands restaurants comme le Ritz, puis passe quelques années au Canada. “J’ai vraiment été touché par mon expérience au Québec”, nous confie-t-il. C’est ce qui lui a donné l’envie de se lancer dans l’aventure et faire découvrir à ses compatriotes français la saveur réconfortante de la poutine. Depuis l’ouverture de la 1ère poutinerie en 2017, ce sont désormais 3 adresses qui régalent les parisiens. Le choix d’ouvrir le 4ème restaurant à Toulouse en juin 2019 se fait comme une mise à l’épreuve pour ce chef et ses 2 associés, Guillaume Natas et Florent Steiner, loin de leur zone de confort. Tester ce plat dans la ville rose avant de poursuivre l’expansion de la Maison de la Poutine en franchises dans d’autres grandes villes de France. 

La poutine qu’est-ce que c’est ? 

Ce plat emblématique du Québec est composé de frites, de fromage en grain et d’une sauce épaisse à base de jus de viande, le gravy. Chez Maison de la Poutine, les pommes de terre locales sont une variété sucrée, le fromage vient d’une coopérative laitière du Cantal et la sauce gravy est faite à base veau et de poulet mijotés. À partir de cette base, il ne reste plus qu’à agrémenter pour nous amener vers des saveurs voulues. 

L’offre gourmande de la Maison de la Poutine

Toute l’année, 8 recettes de poutines sont proposées, comme la trapeur à l’effiloché de porc au sirop d’érable et pop-corn. Parmi elle, 2 sont végétariennes avec une sauce aux légumes et 2 sont éphémères, ces dernières sont réalisées à base de produits de saison, d’événements ou d’envie du chef. Vous pouvez actuellement déguster la Valentine (poulet, gingembre, oignons rouge, piment fumé, parfumé de pétales de roses), ainsi que la légumeuse d’hiver (farandole de betteraves, poudre de choux-fleurs et sauce aux légumes). Côté tarif, les recettes classiques sont à 9€50, tandis que les recettes élaborées sont à 13€50. Dans tous les cas, seuls les plus gourmands auront de la place pour un dessert. Si tel est le cas optez pour le carrot cake. 

L’invention du moment aux saveurs toulousaines

Une belle escapade gustative au Québec que nous vous invitons à vivre sur place, à emporter ou en livraison. Vous ne serez pas déçus du voyage !

Maison de la Poutine
48 boulevard Carnot (métro Jean Jaurès)
31000 Toulouse
Tél. 05 61 20 15 77
www.poutine.fr
Fb : @MaisonDeLaPoutine

Connu pour sa boutique de produits et locaux et son restaurant très apprécié, Minjat donne également dans les cours de cuisine depuis octobre de l’an passé. Répondant présent au défi culinaire, votre serviteur s’est courageusement rendu à la première édition 2020 de ces ateliers, dignes successeurs de La Cuisine des Mousquetaire, Maïté en moins.

Abordant le thème du « Repas d’Après Fêtes », ce cours donné jeudi 30 janvier visait à préparer un repas complet. En entrée, un œuf cocote émulsion de fenouil suivi d’un filet de lieu noir, aïoli et légumes vapeur pour se conclure enfin sur une galette des rois frangipane. Accueillis tout d’abord avec un verre, les participants se voient dotés d’un tablier, signe que les choses sérieuses commencent. L’espace de travail n’est autre que la cuisine régulière du restaurant. Une fois tout le monde les mains lavées, Guillaume, le Chef, décrit le poste de travail, le plan d’attaque et les objectifs. Même si cette description semble quelque peu militaire, dans les faits nous sommes plus dans la détente, le Chef insistant sur le fait que l’on doit avant tout se faire plaisir. Le seul point sur lequel il est intraitable, c’est sur l’utilisation des cuillères à usage unique disponibles à volonté : « Je veux vous voir goûter ce que vous faites, c’est très important en cuisine ».Par cette remarque, il imprègne d’emblée de sa personnalité ces deux heures de cours et c’est bien ce que les élevés viennent chercher.

Dès les premiers crissements de couteaux au travers de branches de fenouil, les sourires éclosent et emplissent l’espace. La meilleure façon d’apprendre étant de de s’amuser, il est certain que la leçon du jour sera parfaitement assimilée. Il n’est d’ailleurs pas nécessaire de s’encombrer à retenir ou noter les recettes, elles sont directement envoyées par mail aux apprentis cuisiniers. Le chef donne les consignes avec pédagogie et montre l’exemple. Sa façon de faire passer son message est d’ailleurs un mélange très équilibré entre soutien et autonomie. Il ne vous laissera pas sur la touche mais ne sera pas trop intrusif au point de vous reléguer au rang de spectateur. Riche de conseils et d’astuces pour mener à bien des recettes simples mais originales, il confie des secrets qu’on ne trouve nulle part ailleurs comme l’art de placer stratégiquement une fève dans une galette ou encore l’ordre de cuisson des légumes pour en tirer le meilleur.

Concrètement, ces cours Minjat valent-ils le coup? Sans hésiter, oui. Loin des tutos Youtube prodigués par des chefs autoproclamés ou des recettes rigides trouvables un peu partout (également sans garantie d’origine), travailler avec un chef émérite le temps de l’élaboration d’un menu est largement plus instructif et amusant. Jouissant de tout le matériel d’une cuisine professionnelle, vos progrès sont d’autant plus décuplés. L’ambiance y est délicieuse et les plats préparés avec de bons produits locaux. Épaulé par un chef, vos productions sont absolument immanquables ce qui est fort appréciable dans la mesure où à l’issue de cette formation, vous les emportez avec vous pour les partager à la maison ( le menu concocté étant en effet prévu pour deux personnes). La cuisson appliquée est d’ailleurs prévue pour que vous puissiez réchauffer vos créations à domicile sans les cuire de trop.

Les prochaines éditions de ces cours de cuisine se tiendront les 6, 13 et 27 février sur le thème « Repas de Saint Valentin » (Valentin non fourni)

Informations et réservations sur www.minjat.com et au 05 82 08 30 73

Minjat !
2/4 Av André-Marie Ampère, 31770 Colomiers
05 82 08 30 73
Fb : @minjatcolomiers

Ce mois-ci, Un Air de Famille s’est invité chez Rose-Marie et Pierre Fournier, dirigeants du Super U Colomiers et devenus figure du commerce local incontournable.

Diagonale : Quel a été votre parcours avant de reprendre le Super U de Colomiers
Pierre Fournier : Nous étions depuis de longues années dans le secteur de la grande distribution alimentaire, 20 ans pour ma part chez Carrefour en tant
que directeur d’hypermarché en particulier à Paris et dans le Pas-de-Calais et Rose-Marie en tant que chef de rayon. Nous étions déjà totalement immergés dans cette activité avant de prendre notre décision de nous mettre à notre compte. C’était donc une démarche mûrement réfléchie.

Pourquoi avoir choisi l’enseigne Super U ?

Rose-Marie et Pierre Fournier : Nous avions le choix entre plusieurs enseignes mais au final Super U nous a paru la plus dynamique et surtout la plus adaptée à notre vision du métier.

Comment s’est passée votre arrivée à Colomiers et en quelle année ?
Rose-Marie et Pierre Fournier : Nous avons repris ce magasin en 2006. Il était, à cette époque, en grande difficulté financière et ce, depuis déjà plusieurs années. Il nous fallait relever ce délicat challenge très rapidement. Nous avons pu le réaliser en impliquant nos collaborateurs à notre projet d’entreprise. Nous avons mis en place un système de rémunération de notre personnel lié aux performances économiques de chacun des rayons. Le résultat a été rapide et efficace puisqu’en deux ans, nous remettions le bateau à flot et nous avons pu ainsi responsabiliser toutes nos équipes sur des objectifs concrets. Depuis votre reprise, vous avez opéré à des modifications d’aménagement de votre magasin ?
Rose-Marie et Pierre Fournier : Tout à fait puisqu’après cette première étape financière, nous l’avons totalement relooké et réaménagé. C’était non seulement pour lui donner un coup de jeune mais également pour le réadapter aux besoins d’aujourd’hui en optimisant sur surface globale tout en créant deux boutiques (CamaÏeu et Jennyfer) qui donnent sur la rue du Centre. Cela a permis de rendre les achats dans notre magasin beaucoup
plus agréable pour notre clientèle et de répondre au mieux à leur demande.

Maintenant que ces deux grandes étapes sont passées, quels sont les projets pour les années à venir ?
Rose-Marie et Pierre Fournier : Notre prochain challenge, qui nous tient vraiment à cœur, s’inscrit dans la politique de la ville dans les années à
venir. Comme tous les Columérins le savent, le Centre Commercial Plein Centre qui date de 1979, a réellement besoin d’être repensé et intégré dans
un nouvel aménagement du centre ville, que ce soit pour les commerçants, les Columérins afin de redonner de l’attractivité à Colomiers Centre. Nous
souhaiterions être pleinement intégrés dans cette réflexion qu’aura, nous l’espérons, la future équipe municipale, quelle qu’elle soit. Nous espérons
que les futurs élus ont conscience de l’évidence, l’urgence et l’importance de ce nouveau projet. Certes, c’est un projet ambitieux mais réellement nécessaire pour redonner de l’attractivité au centre ville et éviter que les Columérins aillent faire leurs achats dans les villes voisines. Il faudra que les commerçants y soient totalement impliqués car c’est un projet qui redessinera le centre ville pour les 30 ou 40 ans qui viennent.