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30 milliards de mégots se retrouvent chaque année dans la nature en France et l’équivalent d’un camion poubelle se déverse dans les océans chaque minute. Des déchets qui viennent alimenter le 7e continent de plastique, polluent notre planète chaque jour et de fait notre qualité de vie.  On vous a trouvé un petit schéma qui devrait vous parler d’autant plus…

© Cartograf.fr

Il est temps d’agir vous ne pensez pas ? 

Samedi 15 septembre, 150 pays, dont la France se mobilisent pour nettoyer la planète de ses déchets avec l’opération World Clean Up Day (nettoyons la planète en 1 jour). Un événement planétaire qui espère regrouper 5% de la population mondiale pour sensibiliser et agir contre la pollution causée par l’incivilité humaine. En France, nous devrions être 3,5 millions à nous mobiliser dans plus de 1 100 regroupements recensés via le site https://worldcleanupday.fr/

Evidemment le Nord-Ouest toulousain ne déroge pas à cet engouement et nous avons été heureux de constater l’intérêt des municipalités pour cette belle cause !  Voici les infos pour nos villes :

Plaisance du Touch

  • Opération “Nettoyons le Touch
    9h30 – RDV 2 impasse du Pigeonnier
    Infos : 06 74 63 51 97

Fonsorbes

  • Opération “Run Eco Team
    9h45 – RDV Lac Bidot
    Infos : www.facebook.com/events/2139352583003792

Tournefeuille

  • Base de loisirs de la Ramée
    9h – RDV  21 chemin de Larramet
    Infos : carine.fronzes@toulouse-metropole.fr

Colomiers

  • Quartier En Jacca-Maros
    9h45 – RDV Place des Marots
    05 61 15 24 76 – infos ici
  • Quartier du Centre
    9h45 – RDV Place de la Gare
    05 61 15 24 76 – infos ici
  • Quartier Ramassiers-Cabirol
    9h45 – RDV Esplanade des Ramassiers
    05 61 15 24 76 – infos ici
  • Quartier Est-Le Village
    9h45 – RDV Parc Duroch
    05 61 15 24 76 – infos ici
  • Quartier Les Hauts de Colomiers
    9h45 – RDV Place du Garroussal
    05 61 15 24 76 – infos ici
  • Quartier du Pigeonnier
    9h45 – RDV Lac du Perget
    05 61 15 24 76 – infos ici
  • Opération “World Clean Up Day Tunzini
    9h30 – RDV Parking Decathlon Perget
    Infos : www.facebook.com/events/688735901502433/

La ville de Colomiers entière se bouge pour la planète et vous remercie à 12h avec un apéritif offert et un bilan des collectes de la matinée au Square St Exupéry. Dès 13h, rendez-vous pour un pique-nique zéro déchets au lac du Perget

 

Conseils pratiques :

  • Chaussures hautes ou bottes à semelles épaisses
  • Vêtements adaptés (vieux jean, manches longues)
  • Gants de jardinage (parfois fournis )
  • Casquette ou lunette de soleil si besoin (pour vous protéger contre les branches)
  • Pinces à déchets (si vous en avez )
  • De l’eau dans une bouteille réutilisable si possible 😉 (c’est important de s’hydrater et encore plus de moins polluer)

Il ne vous reste plus qu’à vous rendre au rendez-vous le plus près de chez vous pour sauver la planète en rendant votre ville plus propre et donc plus belle !

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La satisfaction temporaire laisserait-elle place à un véritable mieux être pérenne ? La consommation raisonnée évincerait elle la  boulimie d’achat ? Le mieux manger serait-il le mot d’ordre des réfrigérateurs, et le respect de l’environnement le moteur de nos déplacements ? La domotique et les robots deviendraient-ils nos meilleurs alliés dans cette transition vers un lendemain plus responsable ? Après les essais et les brouillons autour du mieux vivre, les contours de ces nouveaux modes de vie semblent se dessiner avec plus de précisions. Mieux vivre en 2018, ou quand le conscient devient tendance.

Depuis les cinq dernières années, le bio-phénomène fait parler de lui. Une alimentation dite raisonnée, qui, malgré la bonne volonté des consommateurs, souffrait hier d’une image peu appétissante.

Aujourd’hui, les produits deviennent plus attractifs, les variétés colonisent les rayons des magasins spécialisés, et les industriels travaillent sur la qualité gustative des produits. Pour répondre aux attentes de clients de plus en plus avertis et exigeants, le tofu est proposé cuisiné en marinade, et les pains voient leurs recettes déclinées à l’infini. Désormais, le sain doit être bon !

Les laits végétaux deviennent à leur tour plus gourmands, et presque tendance. Le lait de noisette devient trendy, tandis que les bloggeuses photographient leur milk-shake au lait d’amande, et que les cuisiniers nous font saliver avec leur préparation au lait de coco. De nouveaux produits stars sont mis sous le feu des projecteurs. C’est le cas de la spiruline, algue aux vertus anti-oxydantes, des graines de Chia, riches en minéraux et vitamines, ou encore du psyllium, une plante connue pour soigner les troubles digestifs. « Face aux scandales sanitaires, les gens cherchent des alternatives naturelles aux médicaments. Dans notre boutique, nous proposons, en plus de nos produits, divers ateliers et conférences, pour les gens en quête de bienêtre », explique Mathilde Delaygue, gérante du magasin Le Grand Panier Bio à Toulouse.

Sur Youtube, le volume de vues autour de la thématique santé a augmenté de 33% en 2017, alors que le mot clé « healthy » renvoie 50 millions de résultats vidéos. Indéniablement, le « vivre sain » devient peu à peu le ralliement d’une nouvelle sous-culture, nourrie par un nombre toujours plus grand d’influenceur, qui tendent à le rendre savoureux et de plus en plus attrayant.

 

En effet, comme le rappelle Tanguy Le Gall, gérant de six Biocoop de l’ouest toulousain : « Les nouveaux consommateurs qui se tournent vers le Bio, prennent cette orientation pour des raisons de santé à la base. Mais les préoccupations  environnementales et sociétales arrivent dans un second temps ». Dans cette démarche globale, le local se développe de plus en plus, et les circuits courts gagnent du terrain. Cyril Picot, président de Minjat, l’a bien compris, et ouvrira dès septembre prochain, une épicerie d’un nouveau genre. L’enseigne, qui signifie « manger » en occitan, proposera des produits de saison, sans aucun intermédiaire entre elle et le producteur. « Cela a pour avantage de ne pas augmenter les coûts et de proposer une alimentation de qualité issue de 150 producteurs différents », explique ce passionné. Pour réapprendre à ses clients à mieux manger, l’épicerie intègre un service cantine en son sein, et propose des plats à emporter le midi. Une volonté de sensibiliser ses clients à la dégustation et au partage, vecteur de valeurs qui tiennent à coeur à ce fils d’éleveur de bovins : « Nous pensons que la réappropriation de la cuisine est un pas vers un retour aux choses authentiques et essentielles ».

 

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Dans une démarche consciente et animée par un respect certain de l’environnement, la municipalité s’engage. S’il y a des combats nécessaires, celui contre la pollution lumineuse en fait partie. Afin de lutter contre les éclairages de nuit intempestifs, la mairie de L’Isle-Jourdain s’investit pour une extinction de l’éclairage public, hors grands axes et coeur de ville. « La ville s’est engagée sur plusieurs points en ce qui concerne l’environnement. Nous avons notamment été précurseurs en matière de “ Zéro phyto ”. Cela a obligé à changer les méthodes de travail des agents de service qui composent désormais sans pesticides, avec de nouveaux outils, et de façon raisonnée. Cette gestion intelligente permet dans le même temps de réaliser des économies à la ville », explique Martine Roquigny, élue déléguée à la transition énergétique de L’Isle-Jourdain.

Du côté du bâti, les efforts en matière de développement durable ne sont pas en reste, puisque la construction d’un éco quartier de 380 logements est en cours. « Nous encourageons également aux transports en commun avec l’aménagement de pistes cyclables dans la commune, et notre gare réaménagée qui, en plus du grand parking, propose un service de bus, et une zone de vélos », dévoile Martine Roquigny.

 

 

UNE IDENTITÉ GERSOISE

Du marché hebdomadaire piétonnier et ses produits du terroir, aux vallons qui se dessinent, tout rappelle que L’Isle-Jourdain est bel et bien aux portes du Gers. Une identité qui fait la fierté de la municipalité, et le bon vivre de ses habitants. Ce n’est d’ailleurs pas un hasard si la ville est le lieu de rendez-vous des Haut-Garonnais le temps d’un week-end, et des touristes étrangers en quête de dépaysement. « Notre commune jouit d’un riche patrimoine culturel. Les Toulousains viennent y passer un court séjour et et prendre un bol d’air Gersois », détaille Bernard Tancogne, délégué au tourisme de L’Isle-Jourdain. Equipée d’une conséquente off re de gîtes locaux et communaux, d’aires de camping-caristes et de deux hôtels, la municipalité s’engage à faire perdurer le traditionnel accueil gersois.

 

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Ce temps est révolu… Aujourd’hui, en plus des magasins bio et des marchés, tous les supermarchés ont au minimum un rayon bio et commercialisent même, leur propre marque (Bio Village, bio U, Carrefour Agir Bio, Si bon si bio de Lidl…). Le bio s’est tellement démocratisé en France, que c’est d’ailleurs, le seul secteur de l’alimentaire qui ne connaît pas la crise. Marchés, AMAP, associations, magasins spécialisés, supermarchés, drives, etc… s’approvisionner en bio est devenu un jeu d’enfant. Tour d’horizon pour devenir un Bio consommateur aguerri !

Du producteur au consommateur

Le premier pas vers « une autre alimentation » commence souvent par le passage obligé du fameux « panier » fruit et légumes du producteur.

Avantages : l’assurance de produits qualitatifs, locaux et qui assurent le maintien d’une agriculture paysanne (achat éthique et solidaire) qui a fait l’effort financier d’investir dans une agriculture bio. Les tarifs AMAP sont d’ailleurs souvent très avantageux.

Inconvénients : le choix rythmé par les saisons, les lieux et timing des livraisons contraignants (pas à la demande) et comme pour les paniers AMAP, l’engagement sur plusieurs mois de vos commandes. Si vous ne voulez pas faire le déplacement directement à la ferme, voici nos 3 solutions préférées. 

AMAP, 100% circuit court, vente directe ! Aucun intermédiaire, les producteurs touchent l’intégralité du prix des produits. Vos commandes permettront le financement en amont des cultures. Du coup, « on ne jette rien, on ne stocke pas non plus », produits récoltés la veille ou avant-veille, fraîcheur garantie ! Bémol, pour une alimentation équilibrée, vous devrez cumuler plusieurs producteurs et paniers. Le contenu du panier est fonction des récoltes et des saisons, surprise garantie aussi !

Regroupements de producteurs : la solution ? D’autres types de paniers existent, multi-producteurs… mais le circuit peut s’éloigner de la vente directe, avec des entreprises ou associations qui prennent une marge (jusqu’à plus de 30 %parfois) sur le prix du panier pour la gestion et le fonctionnement des livraisons. Exemple : « La Ruche qui dit Oui », start-up qui met en relation producteurs locaux (4500 dans le réseau national dont la moitié est bio) et consommateurs potentiels. Vous aurez toujours le principe de la livraison mais le droit de choisir le contenu de votre panier, son montant et vous n’êtes pas engagés. Le timing, l’engagement et les livraisons fixes sont des freins à la multiplication des petits paniers… Voici une solution insolite, qui a vu le jour dernièrement dans notre ville rose : celle des casiers et distributeurs de produits des producteurs.

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Dans une revue scientifique sur l’étude nutritionnelle du bio, à laquelle a collaboré l’INRA, la mise en évidence de différences nutritionnellement bénéfiques, avec plus de polyphénols et surtout moins de métaux lourds et de résidus de pesticides dans les productions « bio » est marquante. Donc en clair, il y a moins de produits toxiques, et plus de vitamines et de minéraux (zinc, magnésium…) du côté des produits bios ! 

En termes de qualités nutritives, c’est vrai qu’il n’y a pas de différence significative entre produits bios et conventionnels, ils ont approximativement les mêmes valeurs calorifiques…mais sont-ils aussi nourrissants sans vitamines ? Sachez tout de même, que l’intérêt d’une alimentation bio (ou utilisation des produits bios cosmétiques, détergents…), c’est avant tout qu’ils soient moins nocifs pour la santé en ne contenant pas (ou presque…les 95 % sont là) de pesticides, d’OGM, etc… Du côté du goût, les aliments bios tendent vers un retour au naturel, donc plus savoureux… Attention cependant à leur aspect physique, on retrouve souvent la fameuse catégorie des « fruits et légumes  moches » chez les bio !

Faut-il culpabiliser si votre frigo n’est pas uniquement rempli de produits bio ?

Changer tout du jour au lendemain est utopique… Allez-y étape par étape. Commencez par acheter vos fruits et légumes bio, expérimentez et choisissez ensuite d’autres produits qui vous conviennent. C’est une nouvelle routine à acquérir et à mettre en place. L’important c’est de savoir qu’il existe des alternatives pour se lancer et différentes sources d’approvisionnement. Zoom sur le local et ses locavores.

BIO vs LOCAL Question de point de vue. 

Qui dit local, dit locavores ! La nouvelle tendance n’est ni carnivore, ni végétarienne, ni omnivore, elle est locavore ! Le terme de « Locavore » prend d’ailleurs ses origines chez nous, à quelques kms, dans l’Aude. Stephane Linou a été le premier locavore de France(2007) avec son expérience «manger et vivre 100% locales (rayon de 150km) » pendant plus d’un an. Depuis, en Midi-Pyrénées, le Made in Local a largement détrôné le made in France. Et pour preuve, le 20 mai dernier, Toulouse accueillait le tout premier festival de l’agriculture locale (circuits courts) en France : le Locavores Fest. Que ce soit clair, local ne veut absolument pas dire bio ! Faire vivre les petits producteurs du coin, c’est tous les faire vivre, même ceux qui ne se sont pas convertis au bio. Le locavorisme est donc un acte solidaire avant tout. Peut-on parler aussi d’éthique et dans quelle mesure ? Le local est-il tout aussi éthique que le bio qui viendrait de l’autre bout de la terre ? Du coup, pour friser la perfection, optez pour du local, mais bio !

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Oui et non, tout dépendra de votre engagement. Le bio, ce n’est effectivement pas qu’une question de fabrication, de technique de culture ou d’élevage ou de composition.  Le bio, c’est aussi une manière de mieux consommer. Les produits biologiques seront écologiques si vous respectez une philosophie très simple : acheter des fruits et légumes de saison (manger des tomates en hiver, même bio, n’est pas du tout écolo…), et surtout, favoriser les circuits courts et donc la production locale (les bananes de République Dominicaine sont bio certes, mais à quel prix parviennent-elles jusqu’à vous… ?).

Le bio écolo est un équilibre parfait entre les produits issus de l’agriculture biologique et la bio attitude qui va avec !

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Idée reçue la plus tenace : le bio coûte trop cher ! Vrai, il y a 10 ans, mais avec la demande actuelle, le bio est vraiment devenu accessible.

La rédaction a donc voulu en avoir le cœur net : 15 produits bio dans un caddie, issus d’un magasin spécifiquement bio (La Vie Claire) et 15 mêmes produits mais non bio dans un autre caddie, issus d’un supermarché (Super U).

Le panier bio était de 45,52 € contre 39,55 € en sélectionnant des produits similaires non bio. 

Une différence de 5,97€ par rapport au bio soit, environ, 39 centimes par produit. Il y a donc bien une petite différence de prix, mais n’est-ce pas parce que le bio le vaut bien ?

Le saviez-vous ?

Les produits bio les plus chers sont les produits laitiers et la viande. Par contre et contre toute attente, les moins chers sont bien évidemment, les produits en vrac ! Qui dit moins d’emballage, dit moins cher aussi à produire ! Un concept qui n’échappe plus à aucun magasin.

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C’est indéniable, la consommation de produits bio n’a jamais été aussi élevée en France qu’à l’heure actuelle. Vouloir préserver l’environnement semble une bonne idée d’avenir. Dire que les pesticides et autres produits chimiques sont dangereux pour la santé semble aujourd’hui, et avec le recul, une évidence. Pas étonnant alors de voir nos campagnes de prévention alimentaire s’adapter à cette nouvelle tendance. Après « Pour bien grandir, ne mangez pas trop gras, trop sucré, trop salé ! » ou «  Mangez au moins 5 fruits et légumes par jour », voici l’ère du « mangez bio ! ». Le bio est donc, « bon pour la santé », « bon pour la planète ». Mais c’est aussi « retrouvez le goût du vrai », « laissez le bio vous surprendre », « testez une autre alimentation et un autre mode de vie »… Bref, les slogans n’en finissent pas… 

Le bio, n’a non seulement envahit nos assiettes, mais aussi tous les aspects du quotidien et de la société en général. La part du bio est exponentielle et tout le monde veut la sienne. Mais au final, les consommateurs à force de surinformations et d’intoxication publicitaire, ne risquent-ils pas de perdre de vue l’essentiel des valeurs du bio… Le bio, nécessité vitale ou nouvel argument de vente à la mode ? A vous de voir…

Commençons tout d’abord par démêler le vrai du faux… 

Le marché du bio est en pleine croissance alors que le marché du conventionnel peine à se stabiliser. Aujourd’hui 7 français sur 10 consomment régulièrement du bio, soit pour des raisons écologiques, de santé ou éthiques. Il reste donc de nombreux « bioseptiques » à convaincre encore quant à ses vertus. Voici le tour des idées reçues sur le bio, qui ont la vie dure…

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Un peu par hasard, Federica Bertocchini, chercheuse au Centre Espagnol de la recherche nationale (CSIC), a fait une découverte qui devrait nous aider à dépolluer la nature dans les années à venir.

Apicultrice amatrice, elle observait des larves parasitaires de la cire d’abeille lorsqu’elle s’est rendue compte que ces dernières étaient en train de détériorer les sacs plastiques dans lesquelles elles étaient transportées.  Ces teignes de ruches, aussi appelées Galleria Mellonella (et très connues des pêcheurs puisqu’elles sont élevées pour leur servir d’appâts), sont capables d’ingurgiter en un temps record le polyéthylène, une des matières plastiques les plus longues à disparaître. Une grande avancée pour la Terre vu la quantité de déchets de cette nature que nous produisons chaque jour !

 

Le challenge des chercheurs aujourd’hui est de réussir à isoler l’enzyme salivaire qui permet à cette petite larve blanche de digérer le plastique afin de le reproduire industriellement.

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Dans sa course à se hisser au rang de Métropole Européenne avec le projet urbain « Toulouse Euro Sud-Ouest », TESO, Toulouse se redessine pour les 60 années à venir… Ce programme de réaménagement du centre et du Nord-Est de la ville comportera plusieurs phases jusqu’en 2030. À terme, ce sont 135 hectares qui seront transformés en 300000 m2 de bureaux et d’activités tertiaires, 50000 m2 de commerces, de services et de loisirs, sans oublier la création de 2000 logements. Au cœur de cette métamorphose, la gare Matabiau qui deviendra un véritable quartier d’affaires. Et comme fil conducteur, on espère à présent, l’arrivée à grande vitesse (LGV) du Bordeaux-Toulouse en continuité de la ligne Tours – Bordeaux et qui permettrait de relier enfin la ville rose à Paris en 3h10 d’ici 2024.

Va-t-il falloir attendre 2024 pour voir les choses changer ?

Non, petit à petit les chantiers des différents éléments de ce grand projet vont débuter… Devançant de 2 années le LGV, situé tout en haut des futures ramblas des allées Jean Jaurès, le tout premier gratte-ciel de Toulouse verra le jour sur le site de l’ancien tri postal : on l’appelle déjà « l’Occitanie Tower ».

30000 m2, 40 étages pour 150 mètres de hauteur, cet immeuble qui dominera la ville, à la forme futuriste, sera entièrement végétalisé pour rappeler qu’il prend ses racines dans le canal du Midi qui se trouve à ses pieds. Une sorte de spirale avec une façade en verre et une autre qui supportera des jardins verticaux parcourant les différents étages. Au tout dernier étage, la terrasse panoramique sera également plantée d’arbres et offrira le plus beau point de vue sur Toulouse. Début des travaux au premier trimestre 2019 pour une livraison en 2022.

Une « Tour Ville » pour la capitale d’Airbus

Ce sera une première en France en dehors de Paris bien sûr, ce concept de « Tour Ville » existe surtout aux États Unis et dans les pays scandinaves. Elle permet de rassembler tous types d’activités en un seul et même lieu : habitation, commerces et bureaux.

L’Occitanie Tower abritera donc en son sein 11000 m2 de bureaux, 100 à 120 logements, 2000 m2 de commerces dans le bas de la tour, ainsi qu’un hôtel Hilton et un restaurant-bar panoramique sur les deux derniers étages.

Une signature architecturale à la hauteur des ambitions européennes de la ville

Est-ce parce que la hauteur est perçue comme un signe extérieur de modernité et de progrès, que les grandes villes semblent vouloir se livrer à la même compétition ?

Quoi qu’il en soit, ce projet initié d’un plus grand projet TESO, dévoilé en mars dernier par Jean Luc Moudenc, Maire de Toulouse, président de Toulouse Métropole et président d’Europolia, et Benoît Quignon, Directeur général de SNCF Immobilier, devrait être piloté par « la Compagnie de Phalsbourg » qui s’est associée au cabinet toulousain « Kardham Cardete Huet » à qui l’on doit entre-autres, l’extension de l’aéroport de Blagnac ou encore le nouveau Stadium.

Ce n’est qu’au terme des 3 prochains mois d’une négociation exclusive, que ce lauréat pressenti sera définitivement ou pas en charge du projet.

Rappel des 5 entreprises sélectionnées pour la Compagnie Phalsbourg associée au Studio Libeskind et au cabinet Kardham Cardete Huet, Bouygues Immo associée à Urbis et 51N 4E, la Foncière des Régions associée à l’Agence SCAU Architectes, le Groupe Icade en duo avec JP Viguier Architecture, Vinci Immobillier lié au cabinet Valode et Pistre Architectes.

En attendant, cette majestueuse construction a été pensée et dessinée le cabinet toulousain ainsi que l’architecte, Daniel Libeskind. Cet homme déjà bien connu mondialement pour ses créations (musées, salles de concerts, centres de congrès, etc.) vient d’être également choisi pour diriger le schéma de reconstruction du futur World Trade Center à New York.

L’Occitanie Tower qui dominera Toulouse, représente à elle seule un investissement approximatif de 120 à 150 millions d’euros.

Vu l’ampleur de ce projet, on pourrait d’ailleurs s’attendre à des loyers également à la hauteur du futur gratte-ciel toulousain : « Non », promet d’ores et déjà SNCF Immobilier. « Les loyers proposés seront cohérents avec le marché en vigueur, proches d’ailleurs de ceux pratiqués dans l’hyper-centre de la ville, pour permettre la réimplantation des commerces et des entreprises en ville».

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